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Poésie

Posts Tagged ‘hors’

Pour une fleurette (Max Olivier Bizeau)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2019



Illustration: Pierre Vergez

    

Pour une fleurette
Un bras hors de la tranchée
La mort printanière

(Max Olivier Bizeau)

 

Recueil: Paris … en haïku et en brèves
Traduction:
Editions: La Simarre

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LA SOURIS ET LA ROSE (Eliezer Steinbarg)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2019




    
LA SOURIS ET LA ROSE

Une souris
Hors de son nid
Voit une rose épanouie,
Flaire les pétales,
Éternue,
Aussitôt détale.
Ô fi ! Elle crie,
Quelle peur bleue,
Une souris rouge
Qui n’a point de queue !

(Eliezer Steinbarg)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le Seigneur a créé quelqu’un qui n’existe pas (Maurice Chappaz)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2019



Le Seigneur a créé quelqu’un qui n’existe pas

Que les mensonges qui me constituent
fusent hors de mon corps,
hors de mon esprit.
Je vais cueillir Ta réponse
dans ma chambre noire
comme une dure étoile,
comme une fleur de marécage.
Donne-moi de naître
une fois à moi-même, selon la vérité.
L’immense rien qui est en moi
soupire, attend.
Toute ma douceur est dans une miette d’ombre.

(Maurice Chappaz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

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Je demeure la flamme au plus profond des choses (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2019



Illustration
    
Je demeure la flamme au plus profond des choses,
hors de ces feuillets de sable.
J’inaugure mes espaces avec la lumière,
avec le désir de demeurer insoumis,
hors de ce royaume.

(Adonis)

 

Recueil: Toucher la lumière
Traduction: Anne Wade Minkowski
Editions: Imprimerie Nationale

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Hors de moi (Henri Gougaud)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2019



Je tourne autour de moi
moi
maison fermée depuis plusieurs hivers

Qui a muré la porte
et les fenêtres?
J’entends quelqu’un dedans
j’aboie furieusement
je gratte la terre au pied du mur
je m’écorche
un soldat bouge sur les carreaux de la cuisine
un soldat
qui fait la soupe dans son casque
se rase en se regardant dans une vitre aveugle
monte la garde dans un grenier
attend que j’essaie d’entrer pour m’abattre
j’aboie
j’aboie

je mourrai hors de moi.

(Henri Gougaud)

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Les personnages de mon rêve (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2019



Les personnages de mon rêve
sont venu converser avec moi
hors de mon rêve.

Et cela, ils n’ont pas pu le supporter.
Ils se sont sentis prisonniers
des formes truquées
de ce rêve à l’envers.

je n’ai pas su les retenir.
Je n’ai pas su créer pour eux un autre rêve au
dehors.
Un rêve véritable.

Pourrai-je me remettre à présent
à converser avec eux au-dedans?

(Roberto Juarroz)


Illustration: Maurice Denis

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Et que prouve donc ton coeur ? (Ingeborg Bachmann)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019



Duy Huynh

 

Et que prouve donc ton coeur ?
Entre hier et demain il oscille
Sans bruit, en battant,
Sa chute hors du temps.

(Ingeborg Bachmann)

Illustration: Duy Huynh

 

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Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi (Angelus Silesius)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2019



Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi:
et chercher Dieu ailleurs, c’est le manquer toujours.

Le Royaume de Dieu est en nous.
Si tu possèdes dès cette terre un royaume en toi,
pourquoi craindre de tomber dans la pauvreté?

Je ne suis pas hors de Dieu, Dieu n’est pas hors de moi:
je suis son éclat et sa lumière, et Il est ma parure.

Je suis le vase de la Déité, où elle se répand;
elle est ma mer profonde, qui me contient en elle.

Je suis le temple de Dieu, et le tabernacle de mon coeur
est le saint des Saints, quand il est vide et pur.

Les portes de ta cité, mon Dieu, sont de perles fines:
quel étincellement dans mon esprit, ton temple!

Un coeur qui se contente de l’espace et du temps
ne connait pas, en vérité son infini.

Agrandis ton coeur, Dieu y entrera:
tu dois être son royaume, Il veut être ton roi.

(Angelus Silesius)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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La question (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019



Illustration: Aron Wiesenfeld
    
La question n’est plus de savoir
Où va la source
Mais d’où elle jaillit

Or il n’est pas de réponse

Sauf à se tenir indéfiniment
En ce lieu hors de tout lieu

Où la nuée est ténèbres
Et la nuit lumineuse

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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AZRAEL (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2018



Illustration: Gustave Doré 
    
AZRAËL

Ailes mortes, ailes mortes en moi,
Tomber, c’est renaître
Hors de la solitude, dans la mer —
La mère des âmes égarées, des voyageurs perdus
Et des exilés du ciel.

Le souvenir de la terre est comme un poids
De vagues et d’îles; dans mon sang et mes os
La pesanteur de mon incarnation,
Plus forte que ma volonté d’être singulier,
Me brise et me détruit, me rappelle en mon lieu.

Prisonnier de ma faute, de ma beauté, de mon vouloir,
Des cellules de la vie transparentes mais murées,
Délivré par la mort innocente, je m’abîme avec joie
Dans la tombe ouverte de la terre, de la mer et de l’air,
Docile comme une pierre, un ange, ou une étoile.

Tomber, c’est renaître,
Attiré au sommet profond d’un baiser;
La mort et la naissance
Ne sont qu’un même sommeil, une grâce unique
Qui infléchit tous les trajets à la courbe de la terre.
Mon désir superbe est inféodé à la paix de l’amour
Qui régit les orages, les guerres, l’essor des ailes.

***

AZRAEL

Dead wings, dead wings in me,
To fall deep is to rise
Out of the solitude, into the sea
Mother of all lost souls, lost travellers
And aliens of the skies.

The memory of earth is like a burden
Of waves and Islands, in my blood and bone
The heavy substance of my incarnation
Stronger than my will to be atone
Breaks me and destroys me, calls me home.

Frisotter of my guilt, my beau*, and my will
The cells of life with windows but no door,
Freed now by harmless death, I gladly fall
Info the open grave of earth and sea and air
Obedient as a stone, an angel, or a star.

To fall deep is to rise
Drawn to the deep summit of a kirs,
And death and birth
Are but the same sleep and the single grace
That bends all courses to the round of earth.

My grandiose Just is subject to love’s peace
That rules all storms, and soaring wings, and vars.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: Sur un rivage désert
Traduction: Marie-Béatrice Mesnet et Jean Mambrino
Editions: Granit

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