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Poésie

Posts Tagged ‘hortensia’

Hortensias (Takako Hashimoto)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2019



Illustration
    
Hortensias.
La lettre arrivée hier,
déjà vieille.

(Takako Hashimoto)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

Recueil: Pensées de femmes
Traduction:
Editions: Seuil

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Rendez-moi le cerisier porte-feu (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

Fuyuko Matsui promenade

Rendez-moi le cerisier porte-feu riant de toutes ses braises,
ma grenouille verte et le cricri du logis.
Rendez-moi l’arc-en-ciel, le jet d’eau, l’hortensia et ses flammes corymbes.
Les yeux des pensées, les brugnons lumineux et la rose rouge
réchauffant son parfum dans le jour.
Rendez-moi le sens de ma floraison devant l’héliotrope.
Rendez-moi l’Enfant et la Vierge de lumière.
Rendez-moi le mimosa, la paix et l’arbre du Bien.
Rendez-moi le bengali dont les notes m’éclairent.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Fuyuko Matsui

 

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Hortensia, couronne impériale (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2018



Hortensia, couronne impériale

Les Grecs et les Romains, les Grecs surtout,
adoraient les couronnes de fleurs.
Celui qui se serait présenté au cirque,
à l’académie, au théâtre, sur la place publique,
sans sa couronne aurait passé pour un fou.
Il n’était pas plus permis alors de se montrer sans couronne,
que de sortir sans chapeau aujourd’hui.
Pour les gens chauves, la couronne remplaçait la perruque.
Aussi tous les philosophes s’en paraient;
Socrate lui-même ne manquait jamais de ceindre son front de fleurs.
César, chauve à trente ans, dut à la couronne
l’avantage de cacher longtemps cet inconvénient aux beautés de Rome.
On sait qu’à l’âge de quatre-vingts ans, Anacréon se parait d’une couronne de roses.

Avec la couronne, il n’y avait plus de vieillards,
on était toujours jeune avec des fleurs sur le front et une longue
robe flottante; aussi les anciens ne connaissaient-ils pas
cet être tremblottant, souffreteux, catharreux, ridé, ratatiné
que nous nommons un vieillard.

Je ne parle pas d’Alcibiade, il changeait de couronnes trois fois par jour.
C’était le premier coiffeur d’Athènes qui venait la lui placer sur la tête.
Il y avait des fashionables qui portaient leur couronne
à droite ou à gauche, en avant ou en arrière;
les uns la posaient d’un air crâne sur un seul côté,
les autres l’enfonçaient bien sur les oreilles
pour se garantir des rhumes de cerveau.
Ceux-là étaient les propriétaires, les rentiers du marais, les bonnets de coton de l’antiquité.
Quand tous les convives avaient des couronnes de fleurs
sur la tête, un dîner triste était impossible.
Les fleurs portent à la gaîté;
aussi ni à Rome ni à Athènes on ne connaissait l’usage des dîners officiels.
Ils ne sont permis que depuis la suppression des couronnes.

(J.J. Grandville)

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Tout ce bleu (Lise Cassin)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



Pour un ciel habillé de mousseline hortensia
Concerto d’une fugue de Loire « Outremer »
Céramique indigo enchâssée dans l’or des sables.

Comme une coulée d’encre,
le toit d’ardoise
s’égoutte vers les fenêtres aux transparences de jade.

La glycine enlace la maison de granit.
Une fille en jupe pervenche a traversé le pont.
La lumière estompe la flamme de ses jambes.

Le vent fait vivre sur ta peau, la soie marine
de ta chemise.
Mais, tes yeux d’océan gardent leur mystère.

Parfum des lavandes…
J’ai le cœur « ébleui »

(Lise Cassin)

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L’hortensia (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2018



 

L’hortensia

La belle est au bois dormant,
Hortensia bleu,
Hortensia rouge.
La belle est au bois rêvant,
Hortensia rouge,
Hortensia rouge ou bleu.
La belle est au bois aimant,
Qui l’aime le mieux ?

(Robert Desnos)

Illustration

 

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Le jardin précieux (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



Le jardin précieux

Les pourpres hortensias timides en leur coin
écoutaient les clochettes à l’entrée du jardin
Les galants gardénias dans leurs suaves pourpoints
entendaient le doux cri des arbres enfantins
Les charmants géraniums agiles et mutins
se lavaient les cheveux tout autour du bassin
Les violettes émues en robe de satin
tendrement respiraient le bon air du matin

Une gente fillette avec un sécateur
en fit tout un bouquet – la fin de ce bonheur

(Raymond Queneau)

 

 

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A l’ombre des sapins… (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2017



Illustration: Francis Picabia
    
A l’ombre des sapins…

A l’ombre des sapins exhalant leur arôme
S’ouvrent, un peu gluantes, des bises;
Le vent indolemment fait tomber des alises
Et le jour qui s’écoule a la saveur d’un baume.

Un torpide sanglot monte des fondrières,
Languissante prière et qui scande
Les chuchotis légers qu’ont les blancs de Hollande
Et les trembles semant leurs feuilles aux lisières.

Souplement écartant les branches enlacées
Des taillis d’un bleu d’hortensias,
Un brocart, suspendant sa marche cadencée,
Frotte ses cornes aux troncs des acacias.

Renvoyant à l’écho les coups brefs qu’il assène
Un pic entêté fouille du bec
L’écorce crevassée et rugueuse d’un chêne
D’où tombe en crépitant l’averse des glands secs;

Un mulot dérangé a glissé sous les ronces,
Et je rêve, ô solitude douce…
Mon coeur pacifié te pénètre et s’enfonce
En toi, comme le pied des hêtres dans la mousse.

(Marie Dauguet)

 

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Il est interdit de piétiner les plates-bandes (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



Les zinnias prospèrent,
les yuccas poussent,
les xéranthèmes prospèrent,
les wédélies poussent,
les volubilis prospèrent,
les ulmaires poussent,
les tulipes prospèrent,
les scabieuses poussent,
les renoncules prospèrent,
les pivoines poussent,
les oeillets prospèrent,
les narcisses poussent,
les marguerites prospèrent,
les lis poussent,
les kennédies prospèrent,
les jacinthes poussent,
les iris prospèrent,
les hortensias poussent,
les géraniums prospèrent,
les fuschias poussent,
les églantines prospèrent,
les dalhias poussent,
les coquelicots prospèrent,
les bégonias poussent,
les anémones fleurissent.
On ne leur a pas encore coupé la tête
et le jardinier n’a pas les mains tachées de sang.
La cueillette viendra plus tard.
Pour le moment il est interdit
de piétiner les plates-bandes.

(Raymond Queneau)


Illustration

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Ma Solitude (Michèle Voltaire Marcelin)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2017



 Siegfried Zademack -  - (18)

Ma Solitude

Ma Solitude est une Princesse de Bordel
Elle a une couronne d’aubépine
Et des roses sur la poitrine
Elle a un sexe de géranium
Elle a des plaintes d’harmonium
Ma Solitude est une Putain fière
Parfumée de dentelle ancienne
Prise au piège des prières
Elle offre un baiser sur les lèvres
A un mendiant pour une aumône
Ma Solitude est préposée aux Portes du Palais
Elle est perdue dans les couloirs
Fleurie de lys et d’hortensias
Mille étoiles percent ses paupières
Mille battements d’ailes chavirent son coeur
Ma Solitude est une Vierge crucifiée
Parée de mille fleurs exfoliées
Et je lui chante des louanges
Dans le bleu des cierges incendiés

(Michèle Voltaire Marcelin)

Illustration: Siegfried Zademack

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A midi durant l’été (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



hortensia-m

A midi durant l’été
l’ombre du marronnier
atteignait près du seuil de la maison
un géranium aux pâles couleurs
un hortensia protégeant son espace
une poupée abandonnée
aux fastes d’une poussière ancienne

(Georges Bonnet)

 

 

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