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Je voudrais avoir un pas de plomb pour mieux aimer la Terre (Pierre-Albert Birot)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2018



 

Je voudrais avoir un pas de plomb pour mieux aimer la Terre
Et je voudrais la porter à bras tendu comme une grue
Mais le sol ne fait pas attention quand je marche

Je voudrais aussi comme un oiseau
Réfléchir à l’avenir assis sur un fil télégraphique
Il arrive toujours un moment où la route est fatiguée d’aller tout droit

Je voudrais être persévérant comme la mer
Qui ne se lasse jamais de faire des vagues qui se brisent toujours
Hip hip Hourra Hip hip hip Hourra

Le ciel a fini sa toilette
Voilà que les pierres vont se mettre à chanter
Hip hip hip Hourra Hip hip hip Hourra

N’oubliez pas que nous devons courir le monde
Comme un beau chien de chasse
La queue en l’air

Le ciel est aujourd’hui beau comme un vase de Chine
C’est un jour à faire du soleil avec les mots
Et d’en haut la Terre doit être belle comme un poème de joie

(Pierre-Albert Birot)

Illustration: Alphonse Osbert

 

 

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Rencontre (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018



Illustration: Henri Bruel
    
Rencontre

au printemps j’étais sur les routes
sur l’autre versant cheminait
violons et chants
une noce joyeuse
leurs éclats de voix
fleurissaient le val
joyeux je m’arrête

sur le pré du village
ils dansent la ronde
la fiancée riait
à travers les violons
ce timbre de voix
que m’arrivait-il
elle se retourne

c’est elle
il y a longtemps que je l’aime
elle m’avait promis
elle m’a oublié
les hourras redoublent
j’ai pris à travers champs
depuis ce temps je marche

***

Begegnung

Ich wandert in der Frühlingszeit,
Fern auf den Bergen gingen
Mit Geigenspiel und Singen
Viel lust’ge Hochzeitsleut,
Das war ein Jauchzen und Klingen !
Es blühte rings in Tal und Höhn,
Ich konnt vor Lust nicht weitergehn.

Am Dorfe dann aufgrüner Au
Begannen sie den Reigen,
Und durch den Schall der Geigen
Lacht’ laut die junge Frau,
Ihr Stimmlein klang so eigen,
Ich wußte nicht, wie mir geschehn —
Da wandt sie sich in wildem Drehn.

Es war mein Lieb ! ‘s ist lange her,
Sie blickt’so ohne Scheue,
Verloren ist die Treue,
Sie kannte mich nicht mehr —
Da jauchzt’ und geigt’s aufs neue,
Ich aber wandt mich fort ins Feld,
Nun wandr ich bis ans End der Welt !

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

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Le chef (Roger McGough)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016



Je veux être le chef
Je veux être le chef
Est-ce que je peux?
Je peux? Je peux?
C’est vrai? Je peux?
C’est vrai? C’est sûr?
Hourra! Je suis le chef
Je suis le chef

Bon, qu’est-ce qu’on doit faire?

(Roger McGough)

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