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Posts Tagged ‘(Hugo von Hofmannsthal)’

NOEL (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



 

 

NOEL

Les carillons de Noël
Dans le vent nocturne…
Qui sait où sont aujourd’hui
Les cloches
Et les sons de jadis ?

Les sons vivants
Des ans écoulés
Avec leur beauté enfantine
Et leurs cheveux parfumés
Leurs cheveux parfumés de l’odeur de résine
Avec des lèvres et des boucles
Alourdies par les rêves ?

Et d’où viennent les cloches
D’aujourd’hui

Les vagabondes cloches d’aujourd’hui ?
Les jours présents
Glissent dans un souffle.
Qui écoute seulement si c’est une plainte
Ou le rieur mois de Mai
Le rougissant fleurissant mois de Mai ?

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

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Durant un voyage (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



 

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Durant un voyage, je ne me sens généralement pas bien :
il me manque le caractère immédiat de l’expérience;
je me vois vivre et ce que je vis, il me semble que je le lis dans un livre.
C’est le passé qui transfigure les choses et leur donne couleur et parfum.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Un arrosoir (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Un arrosoir, une herse à l’abandon dans un champ,
un chien au soleil, un cimetière misérable,
un infirme, une petite maison de paysan,
tout cela peut devenir le réceptacle de mes révélations.

Chacun de ces objets, et mille autres semblables
dont un oeil ordinaire se détourne avec une indifférence évidente,
peut prendre pour moi soudain, en un moment qu’il n’est nullement en mon pouvoir de provoquer,
un caractère sublime et si émouvant,
que tous les mots, pour le traduire, me paraissent trop pauvres
[..]

Cherche, parmi tous ces objets misérables et grossiers de la vie paysanne,
celui, posé ou appuyé et n’attirant point l’oeil,
dont la forme insignifiante, dont la nature muette
peut devenir la source de ce ravissement énigmatique, silencieux, sans limite.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: Patrick Martin

 

 

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C’est le hasard qui donne tout (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2016



 

Où la célérité ne permet pas de courir,
Où l’audace n’est pas une aide dans le combat,
Où l’infortune ne rend pas triste, le bonheur pas heureux
Où demande et réponse n’ont aucune signification;
Un rêve confus descend sur nous du sombre seuil,
C’est le hasard qui donne tout : l’heure, le vent, la vague.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

 

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INTERROGATION (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



 

Aristide Maillol  -Dina à la robe rouge, 1940

INTERROGATION

Ne remarques-tu donc pas comme mes lèvres tremblent ?
Ne peux-tu lire dans mes traits pâlis
Ni sentir dans mon sourire la souffrance et la feinte
Quand mes regards t’enveloppent et te cherchent ?

N’aspires-tu pas à vivre ? Ne veux-tu pas
Un bras vigoureux pour t’entraîner
Hors de ce marécage de jours déserts et vides
Sur lesquels errent de blafardes lumières ?

Ai-je donc mal compris tes insondables yeux ?
N’y ai-je pas vu quelque souhait secrètement étinceler ?
Ton regard humide ne cache-t-il pas une porte qui conduise
Vers ton âme ? Tes désirs endormis, tels d’immobiles roses
Sur un flot ténébreux, sont-ils donc comme ton babillage ?
Des mots, des mots, dépourvus d’âme…

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: Aristide Maillol

 

 

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TERCETS (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


George Clair Tooker   1920-2011 - American Magic Realist painter - Tutt'Art@ (2) [1280x768]
TERCETS

Parfois des femmes jamais encore aimées
Viennent en rêve vers nous comme des petites filles
Et les regarder nous touche indiciblement

Comme si jadis elles avaient avec nous
Un soir longuement cheminé sur des routes lointaines
Tandis que respirent et bougent les cimes.

La brume la nuit l’angoisse se répandent
Et le long du chemin le long de notre chemin obscur
Les étangs silencieux brillent des reflets du soir.

Les âmes sont fraternelles et frémissantes
Et tristes bien que remplies de fastes et de triomphes
Dans le pressentiment de la vie immense
De sa grandeur et de sa gravité.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: George Clair Tooker

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ILS ÉTAIENT DEUX (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


 


Frank Cadogan Cowper  _33 

ILS ÉTAIENT DEUX

Une coupe au bord de la bouche,
elle allait d’un si ferme pas
et la main si sûre que pas
une goutte ne se versa.
Il montait un cheval farouche.
Si sûre et ferme était sa main
que, frémissant au coup de frein,
le cheval s’arrêta soudain.
Et pourtant, quand la main légère
à l’autre main gantée de fer
cette simple coupe tendit,
ils tremblaient si fort, elle et lui,
que les mains ne se rencontrèrent,
et le vin noir se répandit.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: Frank Cadogan Cowper

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Le chemin de la vie (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2015



Le chemin de la vie nous conduit vers une magie toujours plus puissante.
Magie : capacité de saisir d’un coup d’oeil enchanté des corrélations,
don de faire vivre le chaos par l’amour.
Le chaos en tant que terne et inerte
ensommeillement des choses dans le demi-jour.

(Hugo von Hofmannsthal)

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Je ne puis écarter de mes paupières (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2015



 

île de Pâques  3

Je ne puis écarter de mes paupières
Les fatigues des peuples oubliés
Ni épargner à mon âme craintive
La chute sourde des étoiles lointaines.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

 

 

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La véritable liqueur de la vie (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2015



 

Andrei Protsouk   -ImpressioniArtistiche-7-Fever [1280x768]

Je n’ai jamais, sur aucune lèvre aimée
Su goûter la véritable liqueur de la vie

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: Andrei Protsouk

 

 

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