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Poésie

Posts Tagged ‘hurlement’

Hurlement de la sirène (Anne Tardy)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2022



Hurlement de la sirène.
Les sons que je n’entends pas
existent-ils?

(Anne Tardy)

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Essayer, au moins une fois (Francis Dannemark)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2022


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Dans les vociférations des fous de guerre,
dans le cliquetis assourdissant de l’or,
dans le vacarme vaniteux des marchands,
dans le hurlement des sirènes ambulancières,

dans le tintamarre croassant des politiciens,
dans le tumulte des écrans petits et grands,
dans les tempêtes rhétoriques des théologiens,
dans le silence terrifiant de l’amour absent,

essayer,
au moins une fois,
la petite voix d’un poème.

(Francis Dannemark)

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Je n’oublierai jamais ce hurlement de bête blessée (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2021



 

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Je n’oublierai jamais ce hurlement de bête blessée, le monde entier dut l’entendre…
Je ne peux regarder un mur sans penser que le cri se cache là, derrière les pierres,
prêt à sauter sur moi.

(Franz Hellens)

 

 

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L’hippopotame (Théophile Gautier)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2021



 

L’hippopotame

L’hippopotame au large ventre
Habite aux Jungles de Java,
Où grondent, au fond de chaque antre,
Plus de monstres qu’on n’en rêva.

Le boa se déroule et siffle,
Le tigre fait son hurlement,
Le buffle en colère renifle ;
Lui, dort ou pait tranquillement.

Il ne craint ni kriss ni zagaies,
Il regarde l’homme sans fuir,
Et rit des balles des cipayes
Qui rebondissent sur son cuir.

Je suis comme l’hippopotame :
De ma conviction couvert,
Forte armure que rien n’entame,
Je vais sans peur par le désert.

(Théophile Gautier)

 

 

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Il n’est plus rien (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



Il n’est plus rien
il est mort
ratatiné sous sa peau
Mettez sa tête sur
une chaise et ses
pieds sur une autre et
il sera là
comme un acrobate –
L’amour est vaincu. Il
l’a vaincu. C’est pourquoi
il est insupportable –
parce que
… il fait de l’amour
un hurlement contenu
d’angoisse et de défaite –

(William Carlos Williams)

Illustration: Andrea Mantegna

 

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Dans la pluie et les lumières (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



Dans la pluie
et les lumières
j’ai vu le chiffre 5
en or
sur une voiture de pompier
rouge
avançant
tendue
inaperçue
dans les sonneries des cloches
les hurlements des sirènes
et le grondement des roues
dans la ville sombre.

(William Carlos Williams)

Illustration: Charles Demuth

 

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LA CREATION (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2020



LA CREATION

Cela survint au sein du grand silence
lorsque l’herbe naissait,
la lumière venait de se déprendre
créant le vermillon et les statues,
alors
dans la solitude sans fin
un cri fleurit,
une chose roula en larmes,
les ombres s’entrouvrirent et elle monta seule,
on aurait dit que les planètes sanglotaient,
et puis l’écho
roula de cahot en cahot
jusqu’au moment où cela qui naissait se tut.

Mais la pierre a gardé le souvenir.

Elle a gardé le mufle ouvert des ombres,
la palpitante épée du hurlement,
et dans la pierre gîte un animal sans nom
qui, sans voix, hurle encore vers le vide.

(Pablo Neruda)

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Le large Dniepr rugit (Taras Chevtchenko)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2020




Illustration: Alexandr Kusenko
    
Le large Dniepr rugit

Le large Dniepr rugit,
Sous des hurlements du vent infinis,
Qui ploie des saules immenses les cimes,
Soulevant des montagnes de vagues sublimes.

*

Et, là, joue la lune blême
Avec les nuages que le ciel parsème,
Comme un bateau dans la mer bleue profonde,
Se dresse et s’effondre.

*

Dans l’attente du troisième chant du coq,
Personne ne bouge en bloc,
Seules les chouettes conversent,
Seul transperce le frêne qui se berce.

***

Реве та стогне Дніпр широкий

Реве та стогне Дніпр широкий,
Сердитий вітер завива,
Додолу верби гне високі,
Горами хвилю підійма.

*

І блідий місяць на ту пору
Із хмари де-де виглядав,
Неначе човен в синім морі,
То виринав, то потопав.

*

Ще треті півні не співали,
Ніхто ніде не гомонів,
Сичі в гаю перекликались,
Та ясен раз у раз скрипів.

***

O largo Dnieper rugiu

O largo Dnieper rugiu,
Sob o vento infinito uiva,
Quem dobra os topos dos salgueiros enormes
Levantando montanhas de ondas sublimes.

*

E aí, joga a lua pálida
Com as nuvens que o céu polvilha
Como um barco no mar azul profundo,
Levanta-se e desmorona.

*

Esperando pela música do terceiro galo,
Ninguém se move em um bloco,
Apenas corujas conversam,
Apenas o freixo pode ser ouvido.

(Taras Chevtchenko)

 

Site : http://artgitato.com/
Traduction: Français Jacky Lavauzelle / Ukrainien / Portugais Jacky Lavauzelle
Editions:
***
Chanson folklorique Ukrainienne
 Українська народна пісня
Canção popular ucraniana
Слова – Paroles – Palavras :
Тарас Шевченко – Taras Chevtchenko
Музика – Musique – Música :
Данило Крижанівський

Danylo Yakovych Kryzhanivsky
1856-1894

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ÉCRAN (Aron Kushnirov)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2020




    
ÉCRAN

Écoutez,
Celui qui vous parle, c’est moi
Écran,
Des écrins de velours
Et des cadres dorés
Trop longtemps m’ont tenu captif,
Des cloisons décorées, des murs et des clôtures
M’ont toujours isolé
Et mon clair appel
Fut converti
En hurlement mensonger des enseignes.
Aujourd’hui
Je m’adresse aux murs:
Dispersez-vous !
Plus de toitures,
Plus de planchers
Délivrez-moi l’espace,
Ici
Toutes les têtes
Créant ensemble un océan,
Pour vous j’ai surgi
Pour vous je suis né,
Plus larges les gradins au milieu de la place,
Sur le gouffre reptilien des rues, élevez
Mon estrade !
Ma semence sera le ciel
Et mon espace l’oeil multiplié des foules.

(Aron Kushnirov)

 

Recueil: Anthologie de la poésie yiddish Le miroir d’un peuple
Traduction:
Editions: Gallimard

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J’ai cessé de croire aux « grands événements » (Friedrich Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2019



Edvard Munch _ Friedrich Nietzsche

J’ai cessé de croire aux « grands événements »
qui s’accompagnent de hurlements et de fumée.
Et crois-moi, je te prie, cher vacarme d’enfer,
les plus grands événements,
ce ne sont pas nos heures les plus bruyantes,
mais les heures du plus grand silence.

(Friedrich Nietzsche)

 Illustration: Edvard Munch 

 

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