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Posts Tagged ‘(Hwang Ji-u)’

À LA BELLE ÉTOILE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018



 
    
À LA BELLE ÉTOILE

La lune, dans sa plénitude de lumière, pénètre dans la montagne vide
La montagne s’illumine
La lune se vide.
Montagne éclairée, lune vide.
Je ne pourrais plus regarder
Tant l’émotion me trouble.

La lune, engloutie dans l’eau,
Effleure en passant la feuille de lotus.
Vibrations des ondes
Les nuages comme des vers à soie grignotent la pleine lune,
Soudain je suis estompé.

Illusion, illusion.
Deviens simple profane.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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DANS L’ATTENTE DE TOI (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018



Illustration: Gwen Meharg

    

DANS L’ATTENTE DE TOI

Là-bas où tu voulais venir
J’arrive avant toi, en t’attendant
Tous les pas qui approchent
Retentissent dans mon coeur.
Même le bruissement d’une feuille vient vers moi.
Attendre, y a-t-il d’autre moment qui serre plus le coeur dans la vie?
Là-bas où tu voulais venir,
J’y suis avant toi
Tous les gens qui entraient par la porte étaient toi,
Étaient toi, seraient toi
La porte se ferme encore.
Oh toi, amour,
En t’attendant toi qui ne viens pas
Je vais enfin vers toi.
De très loin je vais vers toi
Du très lointain de tous ces temps, tu viens maintenant
De très loin tu viens maintenant tout doucement.
En t’attendant moi aussi j’y vais.
À travers la porte par où entrent les autres
Suivant tous les pas qui retentissent dans mon coeur
En t’attendant, je vais vers toi.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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À L’AUBE SUR LA MONTAGNE APRÈS LA PLUIE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



 

Illustration: Christine Lorenzo
    
À L’AUBE SUR LA MONTAGNE APRÈS LA PLUIE

A l’aube, sur la montagne après la pluie
J’ai encore un amour dans mon coeur.
La croupe de la montagne, là-bas, plus loin, s’est recroquevillée ;
Une vapeur chaude jaillit comme d’une bête qui a reçu unе flèche.
Maintenant je n’essaierais même plus de t’oublier.
Quand je descendais de la montagne,
La montagne était une île que j’avais laissée dans le ciel.
Comme un oiseau file vers la falaise pour voler
Au milieu de mon espoir, c’est le vide.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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DANS LE VENT QUAND ON SENT LA PEAU D’UNE AUTRE VIE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



 Illustration: Victor Karlovich Shtemberg
    
DANS LE VENT QUAND ON SENT LA PEAU D’UNE AUTRE VIE

Quand je vois un corps j’ai les larmes aux yeux,
Оrigine et limite; et même vie et culture
Ne sont que l’éternelle répétition du même mot.
Dе l’époque du simple abri à l’époque du bâtiment en béton, oui.
Les corps seuls existent
Ai-je pensé en faisant l’amour.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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Quand je sens le vent (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



Illustration: Max Patte   
    
Quand je sens le vent, je voudrais être nu.
Que dire? Le chatouillement métaphysique : Il me semble que
Le vent m’habille avec la peau d’une autre vie.
Le vent m’enseigne que tous les corps sont infiniment dans le réel.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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LA LUNE DES PREMIERS JOURS (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2018



Illustration: Leon-Francois Comerre
    
LA LUNE DES PREMIERS JOURS

Exister au loin. Peut-être n’existes-tu pas sur terre,
En pensant à toi comme Si tu étais en vie,
je te prends pleinement dans mes bras,
Le vide semble un suc.
Tu es une absente imprégnée de la chaleur du corps.
À vrai dire quand je t’ai prise dans mes bras, je voyais
Derrière toi le ciel d’un éternel au-delà.
Tu étais le vide «plein» dans une forme.
Que la forme est fragile et poignante.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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LA RIZIÈRE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018




    
LA RIZIÈRE

Après la grande pluie, je vais à la rizière.
Toutes les régions de Changpyeong et Damyang sont inondées !
La rizière est la vie.
Sur cet horizon son soupir enflant,
L’agriculteur redresse les plantes
D’un prix inférieur á la production,
sans compter son travail.
Malgré tout, que faire?
Vivre, vivre,
Dit-il.
De loin, les hirondelles le saluent.
Mon corps malade ne souffre plus.
Pourquoi donc ?
Voyant la couleur vert tendre sortir à peine de l’eau,
j’ai envie de pleurer,
tout à coup.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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LES BEAUX YEUX BRUNS D’UN CHIEN BÂTARD (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
LES BEAUX YEUX BRUNS D’UN CHIEN BÂTARD

Un matin, en sortant de la maison, au coin de la ruelle,
j’ai rencontré par hasard un chien bâtard. Ses yeux étaient
tellement clairs et tristes, que j’ai penché la tête et ai fixé sur
lui mon regard. Ah, ce chien a aussi penché la tête et m’a
fixé du regard. Son regard est plus doux et limpide que le
ciel printanier de notre pays. Dans ses yeux innocents — la
cornée naïve — le cristallin — la rétine, je suis là, debout,
tenant une enveloppe jaune, habillé d’un imperméable de la
marque London Fog 100%. Tout y est entré : mon
corps entier, mon image entière, l’apparence extérieure de
ma vie entière. Dans la cornée — le cristallin — la rétine d’un
chien bâtard, j’ai impression d’avoir déjà rencontré une fois,
peut-être pas, mon corps entier, mon image entière, l’аpparence
extérieure de ma vie entière. Alors que j’étais dans
cette pensée incertaine, le chien bâtard est parti pour fouiller
une, poubelle. Je suis arrivé à l’arrêt de bus ; sur le poteau
électrique une annonce : La famille Jeon est en deuil. Pompes
funèbres Sion: Tel. 999-1984

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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AUJOURD’HUI, MOI, SUR LA MER DE LA SAGESSE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018




    
AUJOURD’HUI, MOI, SUR LA MER DE LA SAGESSE

L’oiseau fend l’air, fouettant son corps,
Se flagellant, toute une vie,
Il vole sur les eaux,
Vers une autre côte que baigne la mer,
Invisible, mais présente, vers le lointain,
L’oiseau s’en va.

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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Mère, êtes-vous là? (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018




    
LA MORT D’UN HOMME QUI NE HAÏSSAIT PERSONNE

«Mère, êtes-vous là?»
«Oui, Tout va bien ?»
«Oui.»
(intervalle… sans paroles)
«Mon fils, demain, tu ne seras plus là.»

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes __..
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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