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Poésie

Posts Tagged ‘ici’

Tu es partout (Rupi Kaur)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2021




    
tu es partout sauf ici
et ça fait mal

(Rupi Kaur)

 

Recueil: Le soleil et ses fleurs
Traduction: traduction de l’anglais (Canada) Sabine Rolland
Editions: NiL

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Le frémissement du vent dans les feuillages légers (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2021



Le frémissement du vent
dans les feuillages légers
décidément
n’est pas d’ici.

(Roger Munier)


Illustration

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Venu jusqu’ici (Santoka)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2021




    
venu jusqu’ici
je bois un peu d’eau
et je m’en retourne

***

(Santoka)

 

Recueil: Santoka Zen Saké Haïku
Traduction: Cheng Wing fun & Hervé Collet
Editions: Moundarren

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UBIQUITE (Raymond Federman)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2021



UBIQUITE

voulant être ici
et partout
en même temps
il disperse ses mots
partout en même temps

on lui dit
qu’il ne peut pas faire ceci
que ce n’est pas légal
mais il répond
que l’absence
est l’essence d’être ici
et partout en même temps

***

UBIQUITY

wanting to be
here & everywhere
at the same time
he disperses his words
everywhere at the same time

they tell him
he cannot do that
it’s illegal
but he answers
absence is
the essence
of being
here & everywhere

(Raymond Federman)


Illustration: Lionel Valot

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Qui vient nier les feuilles (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2021




Illustration: ArbreaPhotos
    

Qui vient nier les feuilles,
et les expose à la mort ? Le pollen du ciel ?
Ce corps régénéré encore vert.
Brûlant.
Qui détruit le sens et me procure cette soif?

Ici la perfection : l’eau et son automne.
La compagnie de ce regard au ras des herbes.
Les pierres qui n’existent que pour la compréhension.
Et le froid mortel en rétention. La perfection du corps.
Encore une journée où nul n’est venu t’abolir.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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MON BIEN-AIMÉ NE TARDERA PLUS À VENIR… (Chansons Populaires) (Six Dynasties, 221-558)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2021




    
MON BIEN-AIMÉ NE TARDERA PLUS À VENIR…

Mon bien-aimé
ne tardera plus à venir, je l’attends ici,
à la petite porte.
Mais ma mère
ne dort pas encore…
Je sens les battements de mon coeur
comme une épée
frappant un bouclier.

(Chansons Populaires) (Six Dynasties, 221-558)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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Maintenant je suis une plante, une herbe sauvage (Katherine Mansfield)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021




    
Maintenant je suis une plante, une herbe sauvage

Maintenant je suis une plante, une herbe sauvage
Suspendue, vacillante
Sur un rebord escarpé;
Maintenant une longue herbe brune
Qui tremble comme la flamme;
Je suis un roseau;
Une vieille coquille qui toujours chante
La même chanson;
Un débris de jonc;
Une pierre blanche, toute blanche;
Un os;
Avant qu’à nouveau
En sable je m’en aille
Et tourne et vole
Deci, delà,
Au bord de la mer
Dans la lumière évanescente.
Car la lumière s’évanouit.
Mais si tu venais, tu ne pourrais dire :
Elle ne m’attend plus ici. Elle a oublié.»
Dans nos jeux n’étions-nous pas
Plantes, pierres et herbes sauvages,
Tandis que les navires étranges passaient
Gravement, laissant derrière eux un panache d’écume
Qui doucement se déroulait autour de notre île…
Bulles d’écume qui sur la pierre brillaient
Comme des arcs-en-ciel. Regarde, mon amour !
Non, ils sont partis,
Et leurs voiles blanches se sont fondues dans le sillage du ciel…

***

Now I am a plant, a weed

Now I am a plant, a weed,
Bending and swinging
On a rocky ledge;
And now I am a long brown grass
Fluttering like flame;
I am a reed;
An old shell singing
For ever the same song;
A drift of sedge;
A white, white stone;
A bone;
Until I pass
Into sand again,
And spin and blow
To and fro, to and fro,
On the edge of the sea
In the fading light —
For the light fades.
But if you were to come you would not say:
« She is not waiting here for me;
She has forgotten ». Have we not in play
Disguised ourselves as weed and stone and grass
While the strange ships did pass
Gently, gravely, leaving a curl of foam
That uncurled softly about our island home…
Bubbles of foam that glittered on the stone
Like rainbows? Look, darling! No, they are gone.
And the white sails have melted into the sailing sky…

(Katherine Mansfield)

 

Recueil: Poèmes
Traduction: Anne Wade Minkowski
Editions: Arfuyen

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Qu’elle vienne le dire (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2021



Qu’elle vienne le dire

Celle du:
Être là,

Celle du:
Être là-bas

En même temps
Qu’ici.

(Guillevic)

Illustration: Raipun

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Qui m’aidera ?… (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2021




    
Qui m’aidera ?…

« Qui m’aidera ? Nul ne peut venir jusqu’ici.
Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent,
qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir,
qui serait jour et nuit autour de moi comme un manteau
ne pourrait rien contre ce feu, contre ce froid.
D’ici, j’atteste au moins qu’il est un mur
qu’aucun engin, qu’aucune trompette n’ébranle.
Rien ne m’attend plus désormais que le plus long et le pire. »

Est-ce ainsi qu’il se tait dans l’étroitesse de la nuit ?

(Philippe Jaccottet)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Leçons
Traduction:
Editions: Payot

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JE CONTINUE (Jean-pierre Schlunegger)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2021



Illustration: Flo DS
    
JE CONTINUE

L’air bleu fraîchit, les visages s’effacent
Au fin grésil. Mes pas brouillent leurs traces.
Tu regardes longtemps ton papier et tes mains
L’enfant que tu étais : moins qu’un rêve.
Alouette au miroir. Tu n’as pas faim.

Le marchand de tabac. Le quartier qui s’allume.
Hier j’ai passé ici, j’y passerai demain
Ô ma forme qui fuis en avant, qui m’échappes,
Tu te penches de plus en plus. Tout s’éteint.

(Jean-pierre Schlunegger)

 

Recueil: Je est un autre Anthologie des plus beaux poèmes sur l’étranger en soi
Traduction:
Editions: Seghers

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