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Poésie

Posts Tagged ‘immanence’

le chat l’unique élu (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2019



    

le chat l’unique élu
du dieu de l’immanence
on le trouve assis
sur le manuscrit perdu

il le quitte la nuit
pour nourrir sa mémoire
en flânant dans les rues
il est maître du temps

il explore les lieux
qui sont toujours nouveaux
et l’herbe des talus
que défroisse la lune

(Jean-Claude Pirotte)

 

Recueil: Autres séjours
Traduction:
Editions: Le temps qu’il fait

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Ici, sur l’île aux oiseaux (Kenneth White)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018



_the_strangest_sensation

 

Ici, sur l’île aux oiseaux
où l’océan vient déferler
en cercles d’écume rageuse
autour des rocs fracturés
où l’esprit s’élève
sur les ailes du fou
ou bien s’abîme à contempler
le quartz blanc d’un caillou
j’ai retrouvé mon être vrai
qui est incandescence
la pensée à peine perceptible
perdue dans l’immanence

***

Here on bird island
where the ocean breaks
in rings of white tumult
round the fractured rocks
where the mind travels high
on the wings of the gull
or knows a quietness
in the curve of a shell
I have come again into my own
the incandescence
thought reduced almost to nothing
lost in the immanence

(Kenneth White)

 
Illustration

 

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VOICI… (Sophia de Mello Breyner Andresen)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2017




    

VOICI…

Voici le pays de l’immanence sans tache
Le royaume qui te rassemble
Sous la rumeur de feuillage qui habite les dieux

***

EIS AQUÍ..

Eis aqui o país da imanência sem mácula
O reino que te reúne
Sob o rumor de folhagem que há nos deuses

(Sophia de Mello Breyner Andresen)

 

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Renouveler si possible le lucide exercice (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2016



Renouveler si possible le lucide exercice
de pénétrer en ces lieux où la clarté apporte
la brise au temps et aux lieux inviolés
Alors nous ne savons plus qui nous sommes
dans l’allure des champs que nous traversons
Mais avant tout les détails s’éclairent
et captent l’attention en lui donnant le dur désir
de mieux voir le frémissement de la netteté
où les objets se dessinent comme s’ils
sortaient d’un sommeil viscéral
comme si dans un silence fluide
ils étaient l’illustration du lieu
subtile immanence et gloire pudique
où au plus intime du réel l’objet devient lisible
dans son bonheur inaugural

(António Ramos Rosa)

 

 

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