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Poésie

Posts Tagged ‘immédiat’

Il y a, derrière l’immédiat (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2019


 


 

Rocher 20090420_110648_

Il y a, derrière l’immédiat,
la réalité.

(Georges Libbrecht)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Durant un voyage (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



 

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Durant un voyage, je ne me sens généralement pas bien :
il me manque le caractère immédiat de l’expérience;
je me vois vivre et ce que je vis, il me semble que je le lis dans un livre.
C’est le passé qui transfigure les choses et leur donne couleur et parfum.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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LE POEME (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

Audrey Kawasaki  attente

LE POEME

TOUT est
dans le son. Une chanson.
Rarement une chanson. Ce devrait

être une chanson — faite
de détails, de guêpes,
une gentiane — quelque chose
d’immédiat, ciseaux
ouverts, regard
de dame — qui s’éveille
centrifuge, centripète.

***

THE POEM

IT’s all in
the sound. A song.
Seldom a song. It should

be a song — made of
particulars, wasps,
a gentian — something
immediate, open
scissors, a lady’s
eyes — waking
centrifugal, centripetal

(William Carlos Williams)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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Des concepts (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018




    
Des concepts encore riches, diaprés, chargés de sourde incandescence.
Des concepts proches de l’image, comme lieux de rencontre et d’entente
entre le concret immédiat et l’essence.
Des concepts encore nimbés de rêve…

(Roger Munier)

 

Recueil: Contre-jour
Traduction:
Editions: Atelier la Feugraie

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J’avais cessé de nommer (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018



Illustration: Vincent Van Gogh
    
J’avais cessé de nommer.
J’étais le lieu seulement comme d’une avancée végétale.

La proie d’un moutonnement vert, argenté sur ses crêtes par les jeunes feuilles,
et qui venait à moi, en marche vers moi.

Il n’y avait colline ni pente ni prairie ni bocage.
Une masse fluide coulait vers moi, m’immergeant lentement.

La fine pluie qui se déplaçait en nuages bas, de l’est,
en abolissant tout recul de quelque importance, en noyant les confins, même proches,
rendait d’autant plus immédiat et instant ce qui m’entourait.

La tiédeur humide de l’air accusait encore la continuité, le continu, mettait tout en contact.
Une lumière irréelle, opaline et dorée, baignait, c’est bien le mot, toutes choses.

Je fus un temps sous l’effet de cette instance en marche, sans nommer, ni presque percevoir.
En proie seulement. Envahi. Bienheureux. Délivré.
N’étant pas plus, mais cela.
Et de la sorte venant moi-même à moi comme du dehors, me rejoignant peu à peu.

Quand ce fut fini, quand j’eus en quelque sorte regagné mes limites, mes fonds,
quand de nouveau je me reconnus, je reconnus aussi ce qui était venu… et qui s’était évanoui.

(Roger Munier)

 

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L’élément naturel du poème (Gilles Deleuze)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018




    
l’élément naturel du poème
est de s’effacer

jamais le poème n’est
a priori. C’est

l’immédiat immense

(Gilles Deleuze)

 

Recueil: Le Pli
Traduction:
Editions: de Minuit

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L’AVENTURE N’ATTEND PAS LE DESTIN (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2018



 

Illustration: Jacek Malczewski
    
L’AVENTURE N’ATTEND PAS LE DESTIN

Peut-être bien
Que tout au bout de cette vie il n’y a rien
Que c’est comme le dos du mur de l’hospice
Des détritus
Ou trois cents mètres de précipice
Dans la glaise du temps difficile à manier
L’Aine fait un tout petit peu de fumée
Il y a l’herbe l’os blanchi et le vieux casque
La cinquième roue d’une destinée restée en panne

Dressé sur le hors-bord qui fourrage la nuit
Il reste malgré tout l’espoir d’une aventure
Le goût sur et salé d’un matin de printemps
Quand dans le soubresaut félin de la voilure
S’insinue la caresse immédiate du vent

On est porté plus loin que son épaule même
Immergé comme un boeuf au beau milieu des eaux
On a soudain du caractère et l’on s’élève
Miraculeusement à son propre niveau.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Immédiat (Emilien Chesnot)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018




    
immédiat
l’oeil au ciel
a cela de saisi

est-ce moi ou
moins encore

par lequel un monde

le ciel est la peau
pas finie d’un ailleurs

(Emilien Chesnot)

 

Recueil: Faiblesse d’un seul
Traduction:
Editions: Centrifuges

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L’Exotisme (Victor Segalen)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



Illustration: Paul Gauguin
    
L’Exotisme n’est donc pas une adaptation,
une compréhension parfaite d’un hors soi-même
qu’on étreindrait en soi,
mais la perception totale et immédiate
d’une incompréhensibilité éternelle.

(Victor Segalen)

 

Recueil: Essai sur l’exotisme
Traduction:
Editions:

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Qui dira notre nuit (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2017



Georgia O'Keeffe  235e

Qui dira notre nuit
Sinon nous-mêmes ?
Nous qui touchons hors nous le non-voir
nous portons le non-dire

Qui d’autre sinon nous-mêmes
Pour nommer ce qui sans cesse advient :
Lenteur du jour et langueur
Fureur du jour et frayeur
Imminente joie ardente
Immédiate mort atroce

Au plus noir du non-voir
La clarté lunaire rouvre le jardin :
D’heure en heure
revit le cycle nocturne
Pour peu que nous le désirions (…)

(François Cheng)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Georgia O’Keeffe

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