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Poésie

Posts Tagged ‘immédiat’

La joie que donne ce chant (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2021



    

La joie que donne ce chant
est le signe indubitable de la vraie pureté.

Celui qui l’écoute en estime immédiatement le haut prix.
Son accent ne peut tromper
et rend toute analyse inutile.

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

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Essayer d’être fleur (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021




Jour après jour
Essayer d’être fleur,

D’être comme elles
Pleines du toucher
De l’immédiat,

Porteur d’un vent de lumière
Au milieu des autres passants.

Etre fleur
Contre la menace.

(Guillevic)

Illustration: ArbreaPhotos

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LE POEME (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



 

Audrey Kawasaki  attente

LE POEME

TOUT est
dans le son. Une chanson.
Rarement une chanson. Ce devrait

être une chanson — faite
de détails, de guêpes,
une gentiane — quelque chose
d’immédiat, ciseaux
ouverts, regard
de dame — qui s’éveille
centrifuge, centripète.

***

THE POEM

IT’s all in
the sound. A song.
Seldom a song. It should

be a song — made of
particulars, wasps,
a gentian — something
immediate, open
scissors, a lady’s
eyes — waking
centrifugal, centripetal

(William Carlos Williams)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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Dans l’aujourd’hui de l’immédiat (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2019



Temps
Pas mesurable
Chargé
D’évènements immémoriaux
Dans l’aujourd’hui
De l’immédiat.

(Guillevic)

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Pauvre Âme (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2019



Illustration: Edvard Munch
    
Pauvre Âme, dit l’Esprit,
je suis triste avec toi, et même bien plus que toi,
— car moi, dont ce n’est pas le métier,
quand je m’émeus et je m’affecte, je sais pourquoi;
et mon désespoir est encore lumière.

Que tu as cette chance de te lamenter dans tes ténèbres,
où tu ne vois pas s’il y a, ou s’il n’y a pas, de quoi espérer toujours.

Tu veux, ô immédiate,
tu veux qu’elle t’aime comme tu l’aimes.

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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Il y a, derrière l’immédiat (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2019


 


 

Rocher 20090420_110648_

Il y a, derrière l’immédiat,
la réalité.

(Georges Libbrecht)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Durant un voyage (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



 

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Durant un voyage, je ne me sens généralement pas bien :
il me manque le caractère immédiat de l’expérience;
je me vois vivre et ce que je vis, il me semble que je le lis dans un livre.
C’est le passé qui transfigure les choses et leur donne couleur et parfum.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Des concepts (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018




    
Des concepts encore riches, diaprés, chargés de sourde incandescence.
Des concepts proches de l’image, comme lieux de rencontre et d’entente
entre le concret immédiat et l’essence.
Des concepts encore nimbés de rêve…

(Roger Munier)

 

Recueil: Contre-jour
Traduction:
Editions: Atelier la Feugraie

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J’avais cessé de nommer (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018



Illustration: Vincent Van Gogh
    
J’avais cessé de nommer.
J’étais le lieu seulement comme d’une avancée végétale.

La proie d’un moutonnement vert, argenté sur ses crêtes par les jeunes feuilles,
et qui venait à moi, en marche vers moi.

Il n’y avait colline ni pente ni prairie ni bocage.
Une masse fluide coulait vers moi, m’immergeant lentement.

La fine pluie qui se déplaçait en nuages bas, de l’est,
en abolissant tout recul de quelque importance, en noyant les confins, même proches,
rendait d’autant plus immédiat et instant ce qui m’entourait.

La tiédeur humide de l’air accusait encore la continuité, le continu, mettait tout en contact.
Une lumière irréelle, opaline et dorée, baignait, c’est bien le mot, toutes choses.

Je fus un temps sous l’effet de cette instance en marche, sans nommer, ni presque percevoir.
En proie seulement. Envahi. Bienheureux. Délivré.
N’étant pas plus, mais cela.
Et de la sorte venant moi-même à moi comme du dehors, me rejoignant peu à peu.

Quand ce fut fini, quand j’eus en quelque sorte regagné mes limites, mes fonds,
quand de nouveau je me reconnus, je reconnus aussi ce qui était venu… et qui s’était évanoui.

(Roger Munier)

 

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L’élément naturel du poème (Gilles Deleuze)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018




    
l’élément naturel du poème
est de s’effacer

jamais le poème n’est
a priori. C’est

l’immédiat immense

(Gilles Deleuze)

 

Recueil: Le Pli
Traduction:
Editions: de Minuit

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