Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘impasse’

Il Suffira D’un Signe (Jean-Jacques Goldman)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2019




Il Suffira D’un Signe

Il suffira d’un signe, un matin
Un matin tout tranquille et serein
Quelque chose d’infime, c’est certain
C’est écrit dans nos livres, en latin

Déchirées nos guenilles de vauriens
Les fers à nos chevilles loin bien loin
Tu ris mais sois tranquille un matin
J’aurai tout ce qui brille dans mes mains

Regarde ma vie tu la vois face à face
Dis moi ton avis que veux-tu que j’y fasse
Nous n’avons plus que ça au bout de notre impasse
Le moment viendra tout changera de place

Et tu verras que les filles oh oui tu verras bien
Auront les yeux qui brillent ce matin
Plus de faim de fatigue des festins
De miel et de vanille et de vin

Il suffira d’un signe…

L’acier qui nous mutile du satin !
Nos blessures inutiles au lointain
Nous ferons de nos grilles des chemins
Nous changerons nos villes en jardins

(Jean-Jacques Goldman)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Issue (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2019



    

Issue

L’instant
est à la fois
une issue
de secours
et une voie
sans issue
autrement dit
l’instant
est une
impasse
de secours

(Thomas Vinau)

 

Recueil: Juste après la pluie
Traduction:
Editions: Alma

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Ton corps d’alcool est l’arête et l’encoignure (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019


 


 

Mario Sanchez Nevado The-Unispired-by-Mario-Sanchez-Nevado

Ton corps d’alcool est l’arête et l’encoignure
tes coudes s’effacent dans les impasses
tu combles les interstices des pavés
tu es le pieu et la lierne des palissades
et tes paupières clignent dans les balustres des balcons

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Mario Sanchez Nevado

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’Impasse (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

Elena Kalis  -1

Surprends l’inconnu d’en face,
surprends l’hôte de l’impasse.

[…]

Serais-tu dans cette impasse
un fuyant reflet de glace ?

(Georges Libbrecht)

Illustration: Elena Kalis

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | 2 Comments »

Nuit ma voûtée de ton destin de nuit (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018


 


 

Jeanie Tomanek shockandawe

Nuit ma voûtée de ton destin de nuit
qui fais mûre sauvage ma rue que tu émondes de ses ronces
Nuit large comme les rues et lisse jusqu’au ciel comme les toits et les pâtures
et qui t’allonges jusqu’à l’horizon comme la mort des morts
et comme la mémoire des vivants
Nuit sans fissure dessertie du diadème par les nuées
et rejetée du vif par les tentures et par ta nature

Nuit taciturne malgré le meurtrier et la victime et la plainte du sang hors la veine entaillée
Nuit lasse de ton destin de nuit et vieille de ce qu’il advient chaque nuit dans la nuit
tu es sevrée car l’homme est debout au soleil et dormant à ta face

Ton corps d’alcool est l’arête et l’encoignure
tes coudes s’effacent dans les impasses
tu combles les interstices des pavés
tu es le pieu et la lierne des palissades
et tes paupières clignent dans les balustres des balcons
Tes poings coupés par les toits feuillettent parfois une étoile dévoilée

Ma nuit creusée par les canaux de mon attente tu es attentive et courtoise
tu estimes le pas de l’homme et le répercutes dans sa haute unité et dans sa pleine lourdeur
et restitues à son corps son juste bruit

Le soleil a ses sujets qu’il comble qu’il brûle et qui dorment
toi tu as ceux qui manquent les vendanges
et s’anuitent pour rattraper d’impalpables récoltes
et pour rafraîchir la constante et matinale blessure
Et tu annexes exclusive leur passage

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Encore plus loin (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



Illustration: Salvador Dali
    
Encore plus loin

Encore plus loin
que la route qui mène nulle part

(Stanislas Rodanski)

Tout entre
en résonance
chez les mordus d’éternité

insurgés plein soleil
toujours prompts au rebond
pied au plancher

ceux-là sont semblables
à des capteurs de particules
soufflées par les vents solaires

ne sommes-nous plus
que des pianos désaccordés
disent-ils

n’avons-nous plus rien
à faire entendre
aurions-nous égaré le verbe

capable
de faire résonner
notre la souverain

écoutons vraiment
écoutons
au plus chaviré

écoutons
ce bleu ardent
la plus ancienne lumière du monde

arpentant ses pistes enflammées
nous pouvons tout délaisser
nous retrouvons notre espace

notre souffle
notre centre
le centre des centres

celui qui se laisse porter
emporter par l’ardeur
est un archange de l’énergie

aimanté
sans fin par l’oeil
de la cible

il enlace les angles morts
glisse en bulle d’éternité
entre deux vies

calligraphiant une poésie ultrasensible
qui défie toute gravité
à l’écoute du chant

au fond des impasses
ou des neurones
il danse à chaque respiration

il sait le secret cher à Michaux
d’une pente
qui dévale vers le haut

bouche d’ombre
en souffle continu
frère d’embuscade

tourbillon somnambule
il retrace l’histoire de la lumière
à travers les espaces-temps

empli tout entier
d’un oui qu’il offre
à perte de coeur

il ne fait qu’un avec le mystère
et sa dimension frémissante
il vibre et vibre encore

une confiance étrange
nous vient soudain
étrange autant qu’illimitée

qui traverse le chant
à l’écoute de l’intuition fusante
à l’écoute du bleu ardent

comment laisser flotter les choses
en rebelle éveillé
comment se redonner de l’espace

comment retrouver cet art
si parfait
du contrôle des accidents

l’absolue justesse
du tempo de l’univers
le continuum de l’énergie

dix mille photons
lancés il y a cinq millions d’années
par quelque géante gazeuse

percutent à l’instant
notre rétine
larmes à ciel ouvert

se dessine
devant nos yeux éblouis
une perle de pur enthousiasme

plus démesurée
plus abyssale même
que le désespoir

sortons du labyrinthe
chevauchons le bleu ardent
captons l’alexandrin du big bang

(Zéno Bianu)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans la noire impasse (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



 

hibou  url

Dans la noire impasse
Où j’erre dans les ténèbres,
Je lève les yeux et je vois
L’église, dressée, dans un angle.

Faut-il croire à un mystère ?
A une révélation, à une puissance ?
Faut-il, à genoux,
Se prosterner ? Que croire ?

La nuit tremble, sur la treille
La chenille mord le bourgeon ;
Elle grince, appelant l’automne,
La creuse et brune cigale.

Deux grincements : attentif au duo,
Je lève les yeux et je vois
Que l’église de la promenade
A la forme d’un hibou.

(José Marti)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

TOUS LES POÈMES QUI… (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2018




    
TOUS LES POÈMES QUI…

Tous les poèmes qui ne sont jamais
nés, qui ont juste montré le bout de
l’oreille, se sont brouillés, dissous, perdus,
bus par la terre obscure où les larves
des limbes, les menus fossoyeurs, ont vite
dévoré leur chair à peine chair, rendu
les yeux encore aveugles à la nuit.

Tous les poèmes de l’impasse et du naufrage :
brusque désir, souffle d’un mot, appel
dans la forêt pour que les songes se
rameutent, aube d’un chant comme d’oiseau
à la lisière, qui s’enfle, qui s’efforce
et puis soudain trébuche dans le gris.
La brume tombe, il pleut des feuilles et des cendres.

La main faiblit, le coeur s’est détourné
comme celui qui apportait le pain et la parole,
sur un caprice ou sur un ordre obscur,
change de route, et l’on entend son pas
qui peu à peu s’éloigne sur les pierres,
s’efface, nous laissant aux bassesses du jour.

Tous les poèmes qui ne sont jamais nés,
dont la poussière rôde dans le revers du monde :
paroles d’ombre pour les ombres…

Nous devinons parfois dans le sommeil
leur frôlement et la double rumeur,
comme s’ils imploraient de nous une terre d’asile,
une autre chance d’exister.

(Jean Joubert)

 

Recueil: Anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Actes Sud

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Amour Noir (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018




Amour Noir

Je te préfère au bonheur
comme je préfère
le rouge au rose
les impasses aux ruelles
et le tango à la farandole.

Je te préfère à l’espoir
comme je préfère
l’éclair à l’arc-en-ciel,
le pavot à la marguerite,
et le bâton à la carotte.

Je te préfère à la raison
comme je préfère
l’adolescence à l’enfance,
Tantale à Sisyphe,
et le désespoir à la résignation.

Je te préfère à la vie
comme je préfère
le noir au gris,
la douleur à l’errance,
et les vacheries aux singeries.

(Marie-Anne Bruch)

son site laboucheaoreilles ici

Illustration: Alexandre Cabanel

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Impasse du silence (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2018


impasse_thb

Impasse du silence:
passage inconnu des mortels

L’éclair passe sans porte

(Michel Camus)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :