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Poésie

Posts Tagged ‘impensable’

Pourtant (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2018




Pourtant c’est la paix
le jour va s’incliner
il faudra bien encore
couper le pain à la nuit
assis sur le billot rustique
avec en fin de compte
l’impensable mort.

(Jean Follain)

Illustration: Georges-Pierre Seurat

 

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Dieu (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Dieu n’est ni proche ni lointain,
ni caché ni visible,
ni présent ni absent.

Il réside
dans l’impensable intervalle.

(Roger Munier)

 

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Origine (Michel Voiturier)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017




    

Origine

Autrefois, frontière s’appelait rivière ou éperon, mer ou brisant.

Quand vinrent les hommes avec leur idée de lopin, tout changea.

Il devint impensable de se rendre au-delà de ou à travers la parcelle
que quelqu’un avait annexée à la présence de son corps.

Le terroir se morcela, de sorte que chaque morceau
soit étiqueté du nom de celui qui avait pris pieds sur lui.
Le sol n’accepta plus que trace d’un seul unique pas.

(Michel Voiturier)

 

Recueil: Dits en plain désert
Editions: Clarisse

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Mon Dieu (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



 

Mon Dieu, mais à quel Dieu parlé-je au plus profond
De ce coeur, agité comme une vieille terre
Qu’un fer de jardinier, secondé par le soc
De l’orage, laboure pour quelles saisons ?

[…]

Mais si vague, lointain, invisible, impensable,
Quel autre nom trouver pour atteindre si haut
Que ce grand D, qui ne connaît aucun écho,
Sans la rumeur d’un son ni l’ombre d’un visage?

(Franz Hellens)

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Petit vieillard (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



   Illustration: Arthur Nary
    
Petit vieillard
ami de la disette
qui penserait ce corps ?
L’innocence le défait
dans le secret
L’érosion délite la falaise
et voue à la charpie
ton corps impensable
corps la honte
corps d’oubli

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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Difficile d’imaginer une passion sans poésie (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2017



Illustration: Rogelio de Egusquiza
    
Difficile d’imaginer une passion sans poésie
comme il est impensable de croire que la poésie se fait sans passion.

On peut écrire des mots et même des vers sans que ce soit de la poésie.

La passion est une flamme intérieure
qui transporte la vie vers les cimes les plus hautes
tout en ayant en elle l’autre versant, la chute.

La poésie est cette exigence qui tend vers l’absolu.
En ce sens elle est impossible.

Nous nous contentons
de ce qui s’approche de ce mystère
avec rigueur, avec humilité.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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Depuis demain (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



depuis demain je suis
plongée dans l’impensable
de l’aube immense
personne et pourtant
au revoir perhaps
l’univers est de toute beauté
ombre ou poussière de nuit

(Nicole Brossard)

 

 

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Impensable qu’elle soit la seule! (Oshima Ryôta)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2016



La lune de ce soir –
impensable
qu’elle soit la seule!

(Oshima Ryôta)

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Comment pourrions-nous nous désolidariser de cette mort (Pierre-Albert Jourdan)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2016



Comment pourrions-nous nous désolidariser
de cette mort que nous portons en nous,
qui nous appartient tout autant que nous lui appartenons ?

Le rêve serait de lui ménager un espace
où la rencontre se ferait dans la dignité.
Sorte de suprême politesse
où la salve des salutations
l’emporterait sur les gémissements.

Mais cet espace n’est inclus
que dans l’impensable du saut,
dans ce mouvement de bascule
qui annule l’autre espace,
celui où l’on croyait avancer…

Plus intime la mort,
longuement convoyée,
plus proche et peut-être,
plus encore pourvoyeuse d’espace,
ici-même et, qui sait, là-bas.
Là-bas où les chimères se glacent.

(Pierre-Albert Jourdan)

Illustration: Odilon Redon

 

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Sur la peau des choses (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2015



olivier

Sur la peau des choses
l’impensable nous surprend
près du ciel
notre sang fleurit
et parfois nous mourons
pour naître á nouveau
nous nous déchirons l’un l’autre
et nous sommes deux cris
deux éclairs d’écorce
le tronc d’un olivier
ouvert par la foudre

(Luis Mizón)

 

 

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