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Posts Tagged ‘impondérable’

L’homme n’est qu’un enfant du feu (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018



 

Bill Viola  3

L’homme n’est qu’un enfant du feu :
dangereux comme la flamme
impondérable comme la flamme et la cendre.

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Bill Viola

 

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Ce qui sur la page demeure (Jacques Lovichi)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



 

Alla Goniodsky (27)

ce qui
sur la page demeure
n’est que la cendre impondérable
d’un incendie
éteint

il ne faut pas danser
pour les autres
il faut danser pour soi
espérant le partage

(Jacques Lovichi)

Illustration: Alla Goniodsky

 

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Automnal (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Automnal

En cet éternel automne
dont ne mouraient pas les fleurs
nos travaux n’avaient pas d’heure
ni nos siestes de limites.

Les lueurs du soleil traînaient
longtemps le soir sur les seuils
en attendant que les feuilles
veuillent descendre des arbres.

Nous dînions au clair de lune
en échangeant nos sourires
quand nous frôlaient les zéphyrs
de leur souffle impondérable.

Quand les brumes du matin
venaient humecter nos cils
nous allions d’un pas tranquille
visiter la paix des tombes.

Nous aimer sans nous le dire
ne pouvait que plaire au ciel
en cet automne éternel
dont les fleurs ne mouraient pas.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Arpèges et paraboles
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les béatitudes (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



 

 
    
Les béatitudes

Bienheureux ceux qui vont cassés et vermoulus
S’appuyer souriants au mur du cimetière,
Sachant qu’ils sont vivants, tous ceux qui ne sont plus;
Certains d’être attendus par eux dans la lumière
Des paradis prochains dont les portes flamboient:
Bienheureux ceux qui croient.

Bienheureux ceux qui sont assis coeur contre coeur
La nuit sur les seuils noirs ou les vieux bancs de pierre
Dans le parfum des lys et de la vigne en fleur,
Partageant simplement l’ivresse de la terre,
Alors que la blancheur des vergers fous essaime:
Bienheureux ceux qui s’aiment.

Bienheureux les naïfs et bienheureux les fous
Dont les trésors sont faits d’un or impondérable:
Caresses de leur chien, cri d’un oiseau, le doux
Murmure qu’ont le soir les branches des érables
Aux souffles languissants du vent qui les soulèvent:
Bienheureux ceux qui rêvent.

Et bienheureux aussi les tendres dont les yeux
Sont humides quand un violon bégaie
Sous l’archet d’un aveugle, ou que vibre amoureux
Le contralto d’un merle à travers la futaie,
Quand parmi les joncs bleus des clartés d’astres meurent:
Bienheureux ceux qui pleurent.

(Marie Dauguet)

 

 

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L’impondérable (Gemma Tremblay)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



L’impondérable

J’écouterai jusqu’au dernier mot d’amour
même après le baisser du rideau
je saurai pourquoi j’ai combattu
résisté à la bride des cavaleries
en salves de plaies et de délire
je saurai en écoutant le bruit de mon coeur

(Gemma Tremblay)

Illustration: Gennady Spirin

 

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LE BOIS DES OMBRES (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017



    

LE BOIS DES OMBRES

J’ai une fois vu un jeune arbre vert
dont la présence brisait l’obscurité.
Il avait pour nom la tendresse,
au Bois des Ombres il poussait

Ses feuilles étaient de petites mains
qui dispersaient un or impondérable
et jamais l’or ne resplendissait moi
il m’aurait retenu si j’avais su attendre.

Il est quelque part nimbé de lumière
mais j’ai oublié où il se tenait
et une fois abandonné, jamais la Seconde
le trouvera-t-on au Bois des Ombres.

Par tendresse je déposerais l’arme
qui tient la mort à l’écart,
mais les petits mots de tendresse
sont difficiles à dire pour l’homme d’ombre.

***

SHADOW WOOD

I once looked on a young green tree
that shattered darkness where it stood.
The name of it was tenderness
and where it grew was Shadow Wood.

The leaves of it were little hands
that scattered gold that had no weight,
and never dimmed to lesser gold:
it would have held me could I wait

Somewhere it stays in grace of light
but I’ve forgotten where it stood,
and once abandoned, never twice
can it be found in Shadow Wood.

For tenderness I would lay down
the weapon that holds death away,
but little words of tenderness
are hard for shadow man to say.

(Tennessee Williams)

 

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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IMPONDÉRABLE (Magda Székely)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017



IMPONDÉRABLE

A peine quelque chose en décide
si c’est ici ou là
de menus gestes un état
impondérable

A peine qui le courageux
et qui le lâche
d’où pourtant l’ultime clarté
de se situer

(Magda Székely)

Illustration: Raymond Peynet

 

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J’ai gâché trop de clairs de lune (Jim Harrison)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2016



J’ai gâché trop de clairs de lune.
Coeur battant. Je n’en gâcherai plus,
La lune harcelée de nuages file vers l’ouest
En son arc impondérable, piégée une demi-
Heure parmi les feuilles mouillées de la vasque
Aux oiseaux.

***

I’ve wasted too much moonlight.
Breast beating. I’ll waste no more moonlight,
the moon bullied by clouds drifts west
in her imponderable arc, snared for a half
hour among the wet leaves in the birdbath.

(Jim Harrison)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

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C’est là sans appui (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



C’est là sans appui

Je ne suis pas bien du tout assis sur cette chaise
Et mon pire malaise est un fauteuil où l’on reste
Immanquablement je m’endors et j’y meurs.

Mais laissez-moi traverser le torrent sur les roches
Par bonds quitter cette chose pour celle-là
Je trouve l’équilibre impondérable entre les deux
C’est là sans appui que je me repose.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

Illustration: Rembrandt

 

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C’est là sans appui (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



Je ne suis pas bien du tout assis sur cette chaise
Et mon pire malaise est un fauteuil où l’on reste
Immanquablement je m’endors et j’y meurs.

Mais laissez-moi traverser le torrent sur les roches
Par bonds quitter cette chose pour celle-là
Je trouve l’équilibre impondérable entre les deux
C’est là sans appui que je me repose.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

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