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Poésie

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QUI ÉCLAIRE (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018




QUI ÉCLAIRE

Lorsque tu me regardes
mes yeux sont des clefs,
le mur a des secrets,
ma peur, des mots, des poèmes.
Seul toi tu fais de ma mémoire
une voyageuse fascinée,
une incessante flamme.

(Alejandra Pizarnik)

Illustration: Carole Cousseau

 

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C’était un Poète — (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2018



C’était un Poète —
Cet Être
Qui extrait un sens surprenant
De Signes Ordinaires —
Une si vaste Essence

Des espèces familières
Ayant péri à la Porte —
Qu’on s’étonne de ne pas Soi-même
L’avoir captée — d’abord —

D’Images, Révélateur —
Le Poète — Lui et nul autre —
Nous investit — par Contraste —
D’une incessante Pauvreté —

De la Partie — si inconscient —
Qu’un Vol ne le saurait léser —
Lui-même — pour Lui — Trésor —
Au Temps — étranger —

***

This was a Poet —
It is That
Distills amazing sense
From Ordinary Meanings —
And Attar so immense

From the familiar species
That perished by the Door —
We wonder it was not Ourselves
Arrested it — before —

Of Pictures, the Discloser —
The Poet — it is He —
Entitles Us — by Contrast —
To ceaseless Poverty —

Of Portion — so unconscious —
The Robbing — could not harm —
Himself — to Him — a Fortune —
Exterior — to Time —

(Emily Dickinson)

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Limites (Jorge Luis Borges)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2016



 

Limites

Il est une ligne de Verlaine dont je ne vais plus me souvenir,
Il est une rue proche interdite à mes pas,
Il est un miroir qui m’a vu pour la dernière fois,
Il est une porte que j’ai fermée jusqu’à la fin du monde.
Parmi les livres de ma bibliothèque (je les vois)
Il en est un que je n’ouvrirai plus.
Cet été, je vais avoir cinquante ans;
La mort me ronge et me ruine, incessante.

(Jorge Luis Borges)

 

 

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L’horloge patiente va et vient (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2016



L’horloge patiente va et vient.
Je ne peux rabattre la couverture des paupières
sur mon visage
puisque je n’ai plus de visage.
Ne me regarde pas.
Tu n’auras en moi nul repos.
Je suis une voix encore peut-être
mais sourde et incessante
qui n’est autre déjà qu’à tes tempes
le battement plus fort de ton coeur.

(Jean Grosjean)

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Elle et moi (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2016



Elle et moi

Ombre double en même pas,
Charmante, incessante, éphémère,
Mais qui ne se désunit pas:
C’est le poète et sa chimère.

(Jacques Charpentreau)


Illustration: Frederic Leighton

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