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Poésie

Posts Tagged ‘inclinée’

Pivoines sous la pluie (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2018



Toutes mouillées
Inclinées
Pivoines sous la pluie

(Bashô)

Illustration

 

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LES FEUILLES (Henri De Régnier)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



 

Alexander Nedzvetskaya (8) [1280x768]

LES FEUILLES

Ta robe lente, pas à pas, soulève et traîne
Un bruit de feuilles d’or et de roses fanées,
Et dans le crépuscule où finit la journée
L’automne est las d’avoir entendu les fontaines.

Si tu passes le long des eaux vastes et vaines,
La statue, anxieuse et la tête inclinée
Écoutant dans l’écho le pas de l’autre Année,
Ne te reconnaît plus et te regarde à peine.

La Vestale au ciel gris lève ses yeux de marbre,
L’Hermès silencieux dérobe d’arbre en arbre
Son socle nu de terme et son masque de faune,

Et, dans le miroir clair que tu tiens à la main,
Tu portes, reflétés, le parc morose et jaune
Avec ses dieux, ses eaux et ses verts boulingrins.

(Henri De Régnier)

Illustration: Alexander Nedzvetskaya

 

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La Tête inclinée (Balbino)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2018


 


 

Rodin

La Tête inclinée

La tête inclinée
comme un christ en marbre.
Innocent
résigné
tu n’as pas racheté mon péché
il est trop lourd
je le garde…

(Balbino)

Illustration: Rodin

 

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Traite des fleurs (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2017



Traite des fleurs

Je ne puis traverser un marché aux fleurs sans me sentir
saisi d’une amère tristesse.
Il me semble que je suis dans un bazar d’esclaves, à Constantinople ou au Caire.
Les esclaves sont les fleurs.
Voilà les riches qui viennent les marchander;
ils les regardent, ils les touchent, ils examinent si elles sont dans
des conditions suffisantes de jeunesse, de santé et de beauté.
Le marché est conclu. Suis ton maître, pauvre fleur,
sers à ses plaisirs, orne son sérail,
tu auras une belle robe de porcelaine, un joli manteau de mousse,
tu habiteras un appartement somptueux;
mais adieu le soleil, la brise et la liberté: tu es esclave!

Pauvres fleurs! on les entasse les unes sur les autres,
on les laisse exposées au vent, à la poussière,
à toutes les intempéries des saisons.
Le passant s’arrête. Redressez-vous, pauvres fleurs, faites les coquettes;
c’est pour cela que le marchand vous a conduites au bazar,
c’est sur vous qu’il compte pour s’enrichir.

La plupart restent inclinées sur leur tige;
elles sont languissantes, faibles, étiolées: les fatigues d’un long voyage,
les ennuis de la captivité se lisent sur leurs feuilles pâles.
Que leur importe d’être belles!
Avant le soir elles auront passé sous les lois d’un maître inconnu.

Il est certain que la traite des fleurs est aujourd’hui un fait patent.
Le gouvernement la tolère et l’encourage.
Chaque année il expédie même sous le nom de voyageurs du Jardin des Plantes,
des espèces de corsaires qui vont çà et là sur tous les rivages,
font des descentes, des expéditions dans l’intérieur des terres,
et ramènent captives les fleurs dont ils ont pu s’emparer.
On les transporte en France, on leur donne une case au jardin du roi,
on les établit en familles; ces fleurs s’acclimatent, font des enfants,
et quand ils sont arrivés à un certain âge,
le gouvernement les arrache au sein de leur mère,
et les vend ou les donne à des particuliers.

Cela est affreux.
Quand donc les fleurs trouveront-elles
leur Wilberforce?

(J.J. Grandville)

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Ô jour qui meurs à songer d’elle (Paul-Jean Toulet)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2016



Ô jour qui meurs à songer d’elle
Un songe sans raison,
Entre les plis du noir gazon
Et la rouge asphodèle;

N’est-ce pas, aux feux du plaisir
Inclinée et rebelle,
Elle encor, mais cent fois plus belle,
Et de flamme à saisir?

… Là-bas monte la voix dernière
D’un bouvier sous les cieux.
On n’entend plus que les essieux
Qui grincent dans l’ornière.

(Paul-Jean Toulet)

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Inclinées, silencieuses (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2016



Inclinées, silencieuses, pressées,
les religieuses semblent
aspirées par leur chapelle.

(Robert Mallet)

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