Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘inconnu’

Et regarder Le ciel (Didier Carhen)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Illustration: ArbreaPhotos 
    
… et regarder
Le ciel

La page en couleurs

Détour de l’inconnu

Un bref aperçu
Du soir

(Didier Carhen)

 

Recueil: Les septs livres
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Nous n’appartenons à personne (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Nous n’appartenons à personne
sinon au point d’or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous,
qui tient éveillés le courage et le silence.

(René Char)

 

 

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La murmurée (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




J’ai ce matin, suivi des yeux Florence qui retournait au Moulin de Calavon.
Le sentier volait autour d’elle: un parterre de souris se chamaillant.
Le dos chaste et les longues jambes n’arrivaient pas à se rapetisser
dans mon regard.
La gorge de jujube s’attardait au bord de mes dents.
Jusqu’à ce que la verdure,
à un tournant,
me le dérobât,
je repassai,
m’émouvant à chaque note,
son admirable corps musicien,
inconnu du mien.

(René Char)

Illustration: Frederic Leighton

 

 

 

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Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse (René Char)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse
Oblige-toi à tournoyer.

(René Char)

 

 

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DÉDICACE A L’INCONNUE DE LA SEINE (Paul-Alexis Robic)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



DÉDICACE A L’INCONNUE DE LA SEINE

Dormeuse aux lèvres de soleil,
Dormeuse au sourire d’eau calme
Où dérivent de lents nuages,
Oh ! sous ta paupière close
La rosée de ton regard,
Ma fileuse d’aurores douces,
Ma dormeuse nue dans la robe
Profonde et soyeuse des fleuves
Je murmure ton nom de songe à ton oreille,
Je te parle des grands vaisseaux qui appareillent,
Je t’offre les joyaux qui brûlent dans les vagues
Ou que l’écume heureuse roule
Sur les plages de mon enfance,
Je caresse les tourterelles qui roucoulent
Aux tièdes nids de tes aisselles,
Tu souris et tu ne t’éveilles
De ton grand sommeil enchanté.
Il fait bon, si bon dans ton rêve,
O mon enfant, ma si tendre inconnue
Silencieuse, ô ma décapitée.

Toi qui circules dans ma vie
Comme une source dans la terre,
Et je connais ta voix amie,
Fleur de printemps parmi l’hiver,
Toi qui me lies et me délivres
De mes murs et de mes décombres,
Magicienne qui ravives
Mon ciel des couleurs de l’enfance,
Belle de jour, belle de nuit,
Soleil de tous mes paysages,
Navire près de mes rivages,
Ile proche dans mes naufrages,
Refuge en mes déserts de neige,
Azur sur tous mes continents,
Comment, comment te nommerai-je
Sans que tu meures de ton nom ?

(Paul-Alexis Robic)

Illustration

 

 

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GAÉTAN (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



GAÉTAN

Rugit l’océan,
Chante l’ouragan,
Tournoie en rafales la neige,

S’enfuit le siècle d’une seconde,
Se rêve un bienheureux rivage,

Dans les sombres failles de la nuit,
Le rouet bourdonne et chante :
L’Invisible Tisseuse au fond des yeux
Regarde, et tisse les destins.

Se mire d’un trait de flamme
Dans les yeux du chevalier le couchant,
Au-dessus de son destin fatal
Brûlent les nuits étoilées.

Du monde l’enthousiasme sans limites
Au coeur chantant est donné.
Vers la voie fatale et sans but
L’appelle le bruyant océan.

Abandonne-toi au rêve impossible :
S’accomplira ce qui est préfixé.
Au coeur, pour loi immuable,
La Joie-Souffrance est donnée.

Ta voie future, c’est d’être Pèlerin,
Chante le bruyant océan.
O Joie, o Joie-Souffrance,
O douleur des blessures inconnues !

Partout, malheurs et deuils,
Qu’est-ce qui t’attend demain ?
Dresse ta voile échevelée
Marque ta solide armure
D’un signe de croix sur la poitrine !

Hurle l’ouragan,
Chante l’océan,

Tournoie en rafales la neige,
S’enfuit le siècle d’une seconde,
Se rêve un bienheureux rivage.

(Alexandre Blok)

Illustration: William Turner

 

 

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Aujourd’hui (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Aujourd’hui, Tu marchais solitaire;
Je n’ai pas vu Tes miracles.
Là-bas, au-dessus de Ta haute montagne,
S’étendait la forêt dentelée;
Et cette forêt étroitement serrée,
Et ces chemins montagneux,
M’empêchaient de me fondre dans l’inconnu,
De fleurir de Ton azur.

(Alexandre Blok)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Les chevaux de l’amour (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017



Illustration: Jeanne Saint Chéron
    
Les chevaux de l’amour me parlent de rencontres
Qu’ils font en revenant par des chemins déserts
Une femme inconnue les arrête et les baigne
D’un regard douloureux tout chargé de forêts

Méfie-toi disent-ils sa tristesse est la nôtre
Et pour avoir aimé une telle douleur
Tu ne marcheras plus tête nue sous les branches
Sans savoir que le poids de la vie est sur toi

Mais je marche et je sais que tes mains me répondent
Ô femme dans le clair prétexte des bourgeons
Et que tu n’attends pas que les fibres se soudent
Pour amoureusement y graver nos prénoms

Tu roules sous tes doigts comme des pommes vertes
De soleil en soleil les joues grises du temps
Et poses sur les yeux fatigués des villages
La bonne taie d’un long sommeil de bois dormant

Montre tes seins que je voie vivre en pleine neige
La bête des glaciers qui porte sur le front
Le double anneau du jour et la douceur de n’être
Qu’une bête aux yeux doux dont on touche le fond

Telle tu m’apparais que mon amour figure
Un arbre descendu dans le chaud de l’été
Comme une tentation adorable qui dure
Le temps d’une seconde et d’une éternité.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Liberté couleur des feuilles (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2017



 Illustration: Wladyslaw Slewinski
    
Liberté couleur des feuilles

Liberté couleur des feuilles
Liberté la belle joue
Jeune fille qui dénoue
Tes cheveux blonds sur le seuil

Flamme neige épaule nue
Arc-en-ciel de la rosée
Haut visage pavoisé
De cent regards inconnus

La plus pauvre du village
La plus belle sous les coups
Toi qui fais chanter les fous
Et qui fait pleurer les sages

Liberté je t’ai nommée
Pour que nous vivions ensemble
Tu me vêts et tu ressembles
Au portrait de mon aimée

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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SÉPARATION (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017


Illustration: ArbreaPhotos


Illustration: Pablo Picasso 
    
SÉPARATION

Éloigne-toi, femme trop lasse
pour habiller ce livre nu.
Une autre image te remplace,
qui revendique à l’inconnu
le droit de vivre de mensonges.
Tu me déplais ! écrite en vers
ou effacée. Je te prolonge
comme on prolonge un jeu pervers
qui prend fa forme d’une danse,
selon l’humeur, selon le goût
de ce grand maître : le silence,
coupeur de seins et de genoux.

(Joë Bousquet)

 

Recueil: Poèmes, un
Traduction:
Editions: Gallimard

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