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Poésie

Posts Tagged ‘inconnu’

ASSASSIN (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2019



ASSASSIN

0 mon enfant, morte inconnue,
Quand s’apaisait notre folie,
Ta chair était glacée et nue
Comme pour être ensevelie.

Sainte taillée en pierre dure,
Que j’eusse aimé, mon innocente,
Croiser tes mains obéissantes,
Jeter le drap sur ta figure!…

(François Mauriac)

 Illustration: Pascal Renoux

 

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Au plus fort de l’orage (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2019



Au plus fort de l’orage,
il y a toujours un oiseau pour nous rassurer.
C’est l’oiseau inconnu.

Il chante avant de s’envoler.

(René Char)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

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Nul n’empêche jamais (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



 

Christian Schloe - Austrian Surrealist Digital painter - Tutt'Art@ (23)

Nul n’empêche jamais la lumière exilée
De trouver son élu dans l’inconnu surpris.
Elle franchit d’un bond l’espace et le jaloux,
Et c’est un astre entier de plus.

(René Char)

Illustration: Christian Schloe

 

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Puisqu’il faut renoncer (René Char)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2019



 

Kris Galli g46 [1280x768]

Puisqu’il faut renoncer
A ce qu’on ne peut retenir,
Qui devient autre chose
Contre ou avec le coeur, –
L’oublier rondement,

Puis battre les buissons
Pour chercher sans trouver
Ce qui doit nous guérir
De nos maux inconnus
Que nous portons partout.

(René Char)

Illustration: Kris Galli

 

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LES SABLES (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019



LES SABLES

Tout ce que le travail inlassable du temps
Accumule en nos coeurs de poussière ténue,
De vanités et de soucis inconsistants,

Comme s’ajoute au bord des vagues en sanglots
Un infini de sable à l’infini des flots,
Forme aussi dans mon coeur la dune aride et nue.

Mais il pleure derrière une mer inconnue,
Une mer dont les eaux lourdes et désolées
Par des barques jamais n’ont été violées.

Et moi-même roulé dans la médiocre vie,
Amenuisé par le frottement quotidien,
Je m’amuse d’un mot et je ne sais plus bien
La route en moi qui va vers la mer infinie.

Et comme en la tiédeur des juins épandus,
Quand le calme de l’heure est sur les métairies,
Un vieux berger dans le silence des prairies
Entend pleurer la mer que jamais il n’a vue,

De même en le miracle aussi de certains soirs,
Le choeur en moi se tait des voix quotidiennes
Et j’entends sangloter les plaintes surhumaines
De ces flots oubliés que je ne vais plus voir!

(François Mauriac)

Illustration: Ludovic Florent

 

 

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Parlez des métaux connus (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019



Parlez des métaux connus
Des hommes durs
Non des idées incertaines
Qui vous rassurent (…)
Petits hommes incertains
Forcez-vous la main
Aimez l’écorchure.
Il sera fait de vous comme vous aurez fait :
Langage, figure.

(Jean Rousselot)

Illustration: Valérie Barcelo

 

 

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NOCTURNE (Franck Venaille)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2019



 
    
NOCTURNE

La belle femme nue debout à sa fenêtre, pressent que face à elle
Dans le noir Quelqu’un admire la coupe rectangulaire de ses poils
La tenue des seins dont on voit la puissance et la fragilité. C’est le
Présent qu’elle fait parfois à la vie, à cet inconnu de la cour sombre
Qui, sans doute, à l’instant, a repris sa faction et, très vite, se signe.

(Franck Venaille)

 

Recueil: Ça
Traduction:
Editions: Mercure de France

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L’instant le plus heureux d’une vie humaine (Richard Francis Burton)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2019



Illustration: Vladimir Kush
    
L’instant le plus heureux d’une vie humaine
est le départ vers une terre inconnue.

(Richard Francis Burton)

 

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Si j’embaumais en moi l’amour (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2019



Si j’embaumais en moi l’amour que je te voue,
Si je te couchais, morte, avec les autres morts,
La terre frémirait toujours de jeunes corps,
La lueur de ton sang rougirait d’autres joues.

Si je crevais mes yeux, tous les yeux inconnus
Du monde flamberaient dans ma nuit éternelle,
Et mon esprit rapace irait brûler ses ailes
Aux grands phares vivants que je ne verrais plus.

(François Mauriac)

 

 

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CONDOLÉANCES (Philippe Soupault)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2019



 

CONDOLÉANCES

Surtout ne pas revenir en arrière
les regrets sont des anémones
qui n’attendent que le remords
Je préfère les étoiles fidèles
et silencieuses et souveraines
qui sont les regards de la nuit
et les fleurs de mes meilleurs rêves

Doucement comme les loups
j’explore le domaine de chaque jour
et je découvre l’inconnu
je suis sans pitié
pour ce qui est identique
le pas à pas et le pas dans les pas
mais quelqu’un chante une rengaine
toujours plus loin de moi-même
toujours le même

(Philippe Soupault)

Illustration: Audrey Kawasaki

 

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