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Posts Tagged ‘inconscient’

Âme dans l’Ignorance (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2021



    

Âme dans l’Ignorance

Âme dans l’Ignorance, éveille-toi de sa stupeur.
Flammèche du feu-du-monde, étincelle de Divinité,
exalte ton mental et ton coeur dans la splendeur.
Soleil dans l’obscurité, recouvre ton éclat.
Une, universelle, embrassant la création,
cesse de tourner sur la roue avec l’inconsciente Nature,
sens-toi née de Dieu, connais-toi immortelle.
Hors du temps, recouvre ton existence éternelle.

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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Le miracle de la naissance (Sri Aurobindo)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2021




    
Le miracle de la naissance

J’ai vu mon âme, voyageuse dans le Temps,
de vie en vie elle suivait les voies cosmiques,
obscure dans les fonds et sur les hauts sublime,
évoluant du ver jusques au dieu.

Étincelle du Feu éternel elle vint
bâtir dans la Matière une demeure pour le Non-né.
Inconsciente, la Nuit sans-soleil reçut la flamme ;
dans le germe brut des choses muettes et délaissées

la Vie remua, la Pensée esquissa une forme brillante
jusqu’à ce que sur la terre inanimée se meuve,
née de la Nature somnambule dans son sommeil,
une créature pensante douée d’espoir et d’amour.

Et toujours à pas lents le miracle perdure :
peu à peu, dans la vase et la pierre, la naissance de l’Immortel.

(Sri Aurobindo)

 

Recueil: Poésie
Traduction: Français Cristof Alward-Pitoëff
Editions: Sri Aurobindo Ashram Trust

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C’était un Poète — (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2020



C’était un Poète —
Cet Être
Qui extrait un sens surprenant
De Signes Ordinaires —
Une si vaste Essence

Des espèces familières
Ayant péri à la Porte —
Qu’on s’étonne de ne pas Soi-même
L’avoir captée — d’abord —

D’Images, Révélateur —
Le Poète — Lui et nul autre —
Nous investit — par Contraste —
D’une incessante Pauvreté —

De la Partie — si inconscient —
Qu’un Vol ne le saurait léser —
Lui-même — pour Lui — Trésor —
Au Temps — étranger —

***

This was a Poet —
It is That
Distills amazing sense
From Ordinary Meanings —
And Attar so immense

From the familiar species
That perished by the Door —
We wonder it was not Ourselves
Arrested it — before —

Of Pictures, the Discloser —
The Poet — it is He —
Entitles Us — by Contrast —
To ceaseless Poverty —

Of Portion — so unconscious —
The Robbing — could not harm —
Himself — to Him — a Fortune —
Exterior — to Time —

(Emily Dickinson)

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LOIN DES YEUX (Jean-Claude Xuereb)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2020



 

LOIN DES YEUX

Loin des yeux
le coeur constant
continue de battre
dans l’inconscient
d’une chair assoupie

Aux yeux qui vont s’ouvrir
l’affût du réel offre
à vaincre l’apparence
entre refus et audace
pour oser l’affronter

Chaque instant singulier
éclate au quotidien
dans l’éblouissement du neuf
avant de s’effacer
incertain de renaître

L’écrit ou le dessin
sauraient-ils façonner
la trace délébile
de fuyante lumière
dans la trame des jours ?

(Jean-Claude Xuereb)

 

 

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L’HUMOUR JUSQU’AUX DÉTAILS ⸮ (Françoise Coulmin)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2020



Illustration: Marilyne Bertoncini
    
L’HUMOUR JUSQU’AUX DÉTAILS ⸮

Est-ce un point d’ironie
ou bien
un point d’interrogation à l’envers

Bouche d’aération
résumant bien inconsciemment
jusque dans les détails du quotidien
l’humeur
l’humour
d’un orgueil toujours juste

Se demander comment va la précipitation
vers le néant

Maudire sans rire
tous ces grands prédateurs

Se moquer de ses petits malheurs
et de ses grands soucis.

(Françoise Coulmin)

 

Recueil: DE QUOI SE SOUVENIR ?
VAGABONDAGES dans BUCAREST À l’occasion du FESTIVAL INTERNATIONAL DE POÉSIE mai 2019
Traduction:
Editions:

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Et L’on N’y Peut Rien (Jean-Jacques Goldman)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2019




Et L’on N’y Peut Rien

Comme un fil entre l’autre et l’un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s’éteint
Juste dans nos ventres
Un nœud, une faim

Il fait roi l’esclave
Et peut damner les saints
L’honnête ou le sage
Et l’on n’y peut rien

Et l’on résiste on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures,
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux

Et tu cherches à la croiser
T’as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l’on n’y peut rien

Il s’invite quand on ne l’attend pas
Quand on y croit, il s’enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C’est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l’amour
Et l’on n’y peut rien

(Jean-Jacques Goldman)

 

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Les rares moments de liberté (René Char)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



Les rares moments de liberté
sont ceux durant lesquels
l’inconscient se fait conscient
et le conscient néant
(ou verger fou).

(René Char)

Illustration: Christian Schloe

 

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La femme qui tremble (Siri Hustvedt)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2019



Alice Pike Barney 29764

La femme qui tremble

[…]
Le moi est plus vaste que le narrateur qui dit Je.
Autour et en dessous de l’île de ce narrateur conscient de lui-même,
s’étend un vaste océan d’inconscient
— fait de ce que nous ne savons pas ou que nous avons oublié.
Une vérité étonnante faite de brume et de brouillard
et du fantôme non reconnaissable de la mémoire et du rêve —
une vérité qui ne peut être tenue dans mes mains,
car elle est toujours en train de s’envoler et de s’échapper,
et je ne peux pas dire si c’est quelque chose ou rien.
Je la poursuis avec des mots.
Même si elle ne peut être capturée.
Et parfois, de temps en temps,
j’imagine que je m’en suis approchée.
[…]

(Siri Hustvedt)

Illustration: Alice Pike Barney

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LE COSTUME DU SOIR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2018



Illustration: Toni Demuro 
    
LE COSTUME DU SOIR

Sur le sol raviné
d’un paysage rafraîchi
un intrépide marcheur
pourvu par la charité
d’un vieux costume du soir
sent venir la mort
pour assez tard encore,
un fil s’est dépris de l’étoffe.
Donateur du vêtement noir
l’architecte va mener son pont
jusqu’à l’achèvement,
museau contre terre à ses pieds
un animal se repose
inconscient d’être né.

(Jean Follain)

 

Recueil: Des Heures
Traduction:
Editions: Gallimard

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SONGE (Max Elskamp)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2018



 

Illustration
    
SONGE

Mon Dieu, des jours qui vont,
Mon Dieu, des jours qui viennent,

Dans le temps tout qui fond
Même douleurs anciennes,

Comme au monde, les heures
Sont d’hiver ou printemps,

Les jardins de nos cœurs
Ont aussi leurs saisons,

Et c’est de brume ou pluie,
De soleil ou clarté,

Qu’on vit en soi sa vie
Suivant le vent levé,

En la joie ou la peine
Alors à coupe pleine.

Mon Dieu, ils sont en nous
Comme en l’Inconscient,

Nos cœurs sages ou fous,
Suivant l’heure ou l’instant

Comme après dés jetés
On sait fortune ou ruine,

Ou comme aux jours d’été
Vent, les roseaux incline,

Car sans cause ou raison
C’est sises hors de nous,

Que choses et qui sont
Venues on ne sait d’où,

Et tenant du hasard
ou bien de notre étoile,

Nous font comme nuit noire
Dans l’abstrait qui les voile.

Or c’est ainsi, en soi,
Qu’on est si peu soi-même,

Qu’on ne sait pas pourquoi
L’on hait ou bien l’on aime,

Et que c’est vie qu’on a
Alors et qu’on subit,

Dans des jours longs, sans foi,
Ou souvent trop redits;

Et tu les a connus
Toi, ici haut qui rêves,

Et dans ton for à nu
Comme est le sable aux grèves ;

Et c’est ton cœur alors
Et qui a pris des ailes,

Pour retrouver sans leurre
Et sa paix et son ciel,

Dans le songe en la vie
Qui de tout nous délie.

(Max Elskamp)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

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