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Poésie

Posts Tagged ‘inconsolable’

Entre nos voix la nuit viendra dormir enfin (Jean-Louis Chrétien)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2018




    
entre nos voix
la nuit viendra dormir enfin
tes mains seront presque aussi claires
que des larmes
d’un pas tout juste un peu plus jeune
nous irons consoler les rues inconsolables
nous traduirons en gestes invisibles
l’adieu du vent
nous jetterons des fleurs depuis les ponts
dans l’eau hâtive

(Jean-Louis Chrétien)

 

Recueil: Entre Flèche et Cri
Traduction:
Editions: Obsidiane
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L’idée qu’il existe (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2017




    

l’idée qu’il existe
des centres inconsolables
au milieu de la poitrine
pendant que nous arrivons
à nous en tirer
un cahier de roses
sous le bras

(Nicole Brossard)

 

Recueil: Cahier de roses & de civilisation
Traduction:
Editions: d’Art le Sabord

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Quand j’affichai cet avis (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 7 décembre 2017




    
Quand j’affichai
cet avis sur mon front :
« Entrée interdite à l’azur »,
il se mit à pleuvoir en moi
une mousson entière
de mots inconsolables.

(Joë Bousquet)

 

Recueil: Poèmes, un
Traduction:
Editions: Gallimard

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Retouche à la méditation (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2017




    
retouche à la méditation

devant l’horloge inconsolable
quelque chose de plus lointain que la peur
bouge en nous

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Retouches
Editions: Gallimard

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Demeure en la demande (Jacques Vandenschrick)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2017



Demeure en la demande.
Même si nul n’aperçoit plus
Les mots tracés
Au creux de tes deux mains.
Même si tout manque à ton chant.
Car le vent ravageur
Et les nuages et le ciel vide
Diront toujours qu’un règne appelle,
Inconsolable.

(Jacques Vandenschrick)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration: Alberto Galvez

 

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Quand la timide étoile monte (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



Quand la timide étoile monte,
Inconsolable et virginale,
Entends dans le noir assoupi
Celui qui chante à ton portail
Un chant plus doux que la rosée,
Il ne vient là que pour te voir.

Ne rêve plus, baissant la tête,
Quand il s’en vient au crépuscule:
« Qui peut bien être ce chanteur
Dont le chant assaille mon coeur? »
Au chant d’amour reconnais-le,
C’est moi qui suis ton visiteur.

***

When the shy star goes forth in heaven
All maidenly, disconsolate,
Hear you amid the drowsy even
One who is singing by your gate.
His song is softer than the dew
And he is come to visit you.

O bend no more in revery
When he at eventide is calling.
Nor muse: Who may this singer be
Whose song about my heart is falling?
Know you by this, the lover’s chant,
‘Tis I that am your visitant.

(James Joyce)


Illustration

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Parler écrire on sait faire (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



Illustration: Salvador Dalí
    
Parler écrire on sait faire
mais voyez la saveur
dès que périr et guérir
et gain et perte
jouent dans la même paume
oui
passe ton chemin beauté
quitte le lit des apparences
et des métamorphoses
où fleurit jaune l’inconsolable

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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Inconsolables (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Illustration

    

Quelques vérités nous sont octroyées :
l’unique à laquelle l’accès nous est refusé se soustrait à toute définition,
étoile noire au coeur des galaxies.

Nous disparaîtrons,
inconsolables d’avoir questionné en vain les dieux
sur ce qui nous semblait comme le seul flamboiement de l’être en ce monde.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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L’idée qu’il existe des centres inconsolables (Nicole Brossard)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



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l’idée qu’il existe
des centres inconsolables
au milieu de la poitrine
pendant que nous arrivons
à nous en tirer
un cahier de roses
sous le bras

(Nicole Brossard)

 Illustration: Helena Sofia Schjerfbeck

 

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L’INCONSOLABLE (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2017



L’INCONSOLABLE

L’amour parti, je suis tout seul dans la nuit noire,
Sans fenêtre à ma prison.
Vous, vous avez gardé, dans ce mal transitoire,
L’espoir d’un autre horizon.

Vous croyez qu’il existe un ciel où vont les âmes,
Un paradis rose et bleu,
Où les anges fleuris, le front coiffé de flammes.
Font de la musique à Dieu,

Où l’on connaît enfin le mot du grand mystère,
Où les pauvres cœurs brisés
Achèvent la chanson qu’ils commençaient sur terre
Et reprennent leurs baisers.

Vous croyez que la mort n’est pas aussi cruelle
Qu’on le raconte ici-bas,
Et qu’elle est seulement l’aube spirituelle
D’un jour qui ne finit pas.

Tant mieux que vous ayez le bonheur ineffable
De croire à ce lendemain !
Elle vous servira, la foi dans cette fable,
D’étoile à votre chemin.

Elle vous servira de pôle et de boussole.
Elle sera pour vos pas
Le compagnon qui guide et l’ami qui console
Jusqu’au seuil blanc du trépas.

Vous mourrez les yeux pleins d’extase, en voyant poindre
Le soleil qui vous est dû,
Sûre que vous pourrez, quand j’irai vous rejoindre.
Retrouver l’amour perdu.

Mais moi, que la science à la tétine amère
A nourri de son lait noir,
Je crois aux vérités que m’apprend cette mère.
Et je n’ai pas votre espoir.

Je crois profondément que l’âme, au corps fidèle,
Naît, vit, et meurt avec lui.
Quand la flamme de vie a fondu la chandelle,
Je crois que plus rien ne luit.

Je ne puis concevoir le paradis ni l’ange,
Ni le bon Dieu qu’on rêva.
Je crois à la matière, à qui le ver qui mange
Rend l’être mort qui s’en va.

S’il existait pour moi, ce Dieu, c’est un blasphème
Qu’à son trône j’enverrais.
Car il n’est qu’un bourreau, s’il ordonne qu’on aime
Et qu’on se sépare après.

Oh ! oui, femme fervente, oh ! oui, je vous envie
De croire qu’il nous entend.
Car je pourrais lui dire en lui crachant ma vie :
« J’ai souffert. Es-tu content ?

J’ai souffert, et mes cris n’ont pas troublé ton somme.
Et pourtant tu m’entendis.
Tu peux t’appeler Dieu; moi, je ne suis qu’un homme
Et c’est moi qui te maudis. »

Mais je sais qu’il n’est point. Je n’aurai pas la joie
De courir ce beau danger.
Je sais qu’à des hasards sans nom je suis en proie,
Et sans pouvoir m’en venger.

La force qui m’élreint ne m’est pas vénérable.
Elle m’étreint, il suffit.
Je ne réclame rien au temps irréparable
Qui défait tout ce qu’il fit.

Mais si vous supportez la cruelle rupture
L’air serein, presque content,
En songeant que là-haut une extase future
Renaissante vous attend.

Souffrez que moi, qui n’ai de recours que sur terre,
Je songe aux anciens amours,
Et que je sois navré de me voir solitaire,
Privé de vous pour toujours.

Laissez-moi regretter cet oiseau qui s’envole,
Ce passé qui fut présent.
Laissez-moi, sans que rien au monde me console,
Pleurer des larmes de sang.

(Jean Richepin)

Illustration: Edvard Munch

 

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