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Poésie

Posts Tagged ‘indescriptible’

ECRIRE DE LA POESIE (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2020




Illustration: Loek Groenendijk
    
ECRIRE DE LA POESIE

Trouver le fragile équilibre
entre le silence et le mot

entre suivre le chemin
et s’égarer

entre l’indescriptible
et ce qui peut être nommé

à surmonter
le gouffre profond
entre plume et papier.

***

WRITING POETRY

To find the fragile balance
between silence and word

between the road
and the deviation

between the nameless
and the nameable

to bridge
the deep abyss
between paper and pen.

***

A SCRIE POEZIE

A afla echilibrul fragil
dintre tăcere și cuvânt

dintre drum
și rătăcire

dintre spus
și nespus

a traversa
prăpastia adâncă
dintre condei și hârtie.

***

ESCREVER POESIA

Encontrar o frágil equilíbrio
entre o silêncio e a palavra

entre o caminho
e a desorientação

entre o dizível
e o indizível

entrelaçar
a funda fissura
entre pluma e papel.

***

DICHTEN

Het broze evenwicht vinden
tussen de stilte en het woord

tussen de weg
en het verdwalen

tussen het naamloze
en het noembare

te overbruggen
de diepe kloof
tussen pen en papier.

***

ESCRIBIR POESÍA

Hallar el frágil equilibrio
entre el silencio y la palabra

entre el camino
y la desorientación

entre lo decible
y lo indecible

entrelazar
la brecha honda
entre pluma y papel.

***

PISANIE POEZJI

Znaleźć kruchą równowagę
między milczeniem a słowem

między drogą
a błądzeniem

między tym co nazwane
a tym co zostanie nazwane

przerzucić most
przez otchłań
między piórem a papierem

***

SCRIVERE POESIA

per trovare il fragile equilibrio
tra il silenzio e la parola

tra la strada
e la sua deviazione

tra ciò che è senza nome
e ciò che è pronunciabile

per solcare
il profondo abisso
fra la carta e la penna.

***

SCRIVIRI PUISII

Truvari lu fraggili bilanciu
ntra lu silenzuiu e la palora

ntra la strata
e la diviazzioni

Ntra zoccu ‘un havi nomu
E chiddu ca pò siri numinatu

Iccari un ponti
supra l’abissu prufunnu
ntra la carta e la pinna.

***

DICHTEN

Das zerbrechliche Gleichgewicht finden
zwischen der Stille und dem Wort

zwischen dem Weg
und dem Verirren

zwischen dem Namenlosen
und dem Benennbaren

zu überbrücken
die tiefe Schlucht
zwischen Feder und Papier.

***

***

***

***

写 诗

在沉默和言语之间
找到脆弱的平衡

在道路和
偏差之间

在无名者和
名人之间

在纸和笔之间
去搭桥
联通深渊

***

ΓΡΑΦΟΝΤΑΣ ΠΟΙΗΣΗ

Να βρω ψάχνω ισορροπία
ανάμεσα σε λέξη και σιωπή

ανάμεσα στ’ ανώνυμο
και στο ονομαστό

να γεφυρώσω
τη βαθειά άβυσσο
ανάμεσα στο χαρτί και στο μολύβι

***

AÐ YRKJA LJÓÐ

Að finna viðkvæmt jafnvægi
milli þagnar og orðs

milli vegar
og afvegar

milli nafnlauss
og nefnanlegs

að brúa
djúpið
milli pappírs og penna.

***

***

(Germain Droogenbroodt)

 

Recueil: ITHACA 620
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Anglais Stanley Barkan / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Portugais José Eduardo Degrazia / Néerlandais / Espagnol Rafael Carcelén / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka / Italien Luca Benassi / Corse Gaetano Cipolla / Allemand Wolfgang Klinck / Hébreu Dorit Wiseman / Russe Rahim Karim / Indi Jyotirmaya Thakur / Chinois William Zhou / Grec Manolis Aligizakis / Islandais Thor Stefánsson / Arabe Sarah Silt /Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

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Arbres en fleur (Nicolas Dieterlé)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2019



 

Adrian Borda 00

Arbres en fleur, arbres en folie, neige distraite et conquérante, soleil rose

Arbres, pourquoi êtes-vous si indescriptibles ?
Vous me faites mal à force d’être indescriptibles.
Mais c’est un mal si doux

(Nicolas Dieterlé)

Illustration: Adrian Borda

 

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BLANCHEUR (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2019



    

BLANCHEUR

Il posa sa main sur la page
pour ne pas voir la feuille blanche.
Et il vit dessus sa main nue. Alors
il ferma aussi les deux yeux, et entendit
monter en lui, ensevelie,
la ténébreuse, l’indescriptible blancheur.

(Yannis Ritsos)

 

Recueil: La nuit dans le miroir et autres poèmes
Traduction: Dominique Grandmont
Editions: Gallimard

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« Les jardins de notre enfance. » (Vincent La Soudière)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018



 

Illustration: Joan Justis    
    
« Les jardins de notre enfance. »
Voilà une phrase qui me trotte en tête depuis plusieurs jours.
On la dirait sortie d’un rêve, et peut-être en est-il ainsi.
J’ai beaucoup fréquenté les jardins au cours de mon enfance,
souvent en compagnie de ma cousine, dans un sentiment de joie indescriptible.
J’aimerais bien mourir dans un jardin entouré d’arbres et de fleurs, de parfums de fleurs.
Cette prédilection pour les jardins ne me quittera jamais.
Seul a disparu l’âge que j’avais à côté de ma cousine
et les cyclamens que nous cueillions à l’orée du bois.
C’est ce bonheur-là qui m’a permis de ne pas mourir prématurément
ni de désespérer tout à fait de cette vie.

(Vincent La Soudière)

 

Recueil: Brisants
Traduction:
Editions: Arfuyen

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OÙ EST MA BELLE ? (Wei Zhuang)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018



OÙ EST MA BELLE ?

Rare, cette beauté sans égale
Ebranle le coeur du pays entier
Aurai-je l’occasion de la revoir
parmi les fleurs ?
Arqués, ses sourcils ressemblent
A la crête des montagnes lointaines
Dans la douleur ma pensée s’envole vers elle

Derrière le paravent vert au phénix doré
Je regrette mon rêve interrompu
Les rideaux fermes
Le salon désert
Aucun chemin ne dessert les cieux émeraude
Impossible d’y envoyer mon message
Dans notre ancienne chambre
M’envahit une tristesse indescriptible

(Wei Zhuang)

 

 

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Vivre c’est inventer (Maurice Blanchard)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2016



Vivre c’est inventer

Dans la nuit brisée par l’orage, assis sur la margelle
d’un vieux puits, je fixai ce pétrifiant regard de
gorgone qui me dévorait déjà à l’autre bout du monde.
Ce n’est pas avec les mains que l’on saisit la vérité,
c’est en chassant au plus profond de l’abîme les
ténèbres de l’existence.
Ainsi, j’écoutais les chants harmonieux de la nuit
qui montaient des vagues entrouvertes.
Regarder son aurore, c’est là un bonheur indescriptible.

(Maurice Blanchard)

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BLANCHEUR (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2016



BLANCHEUR

Il posa sa main sur la page
pour ne pas voir la feuille blanche.
Et il vit dessus sa main nue. Alors
il ferma aussi les deux yeux, et entendit
monter en lui, ensevelie,
la ténébreuse, l’indescriptible blancheur.

(Yannis Ritsos)

Illustration: Peter Callesen

 

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Déjanter l’inconnu (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2015


Alone_in_the_unknown_by_webby85

Occuper les messages
occulter les passages
déjanter l’inconnu
habiter l’indescriptible

(Charles Dobzynski)

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