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Poésie

Posts Tagged ‘indéterminé’

L’absolue poésie (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2019



Aussi l’absolue poésie
est-elle l’accueil du silence.
Sa demeure hors les mots
en la nuit du dedans-sans-dehors
dans l’Indéterminé

Aussi l’absolue poésie
échappe-t-elle
à l’emprisonnement de la langue,
aux épaisseurs de ses murs,
à la fausse profondeur de ses ombres

Aussi l’absolue poésie
est-elle aussi virginale
aussi silencieuse
que la mort toujours présente
à la racine aveugle du regard

Notre propre infini nous échappe

(Michel Camus)

Illustration: Ernesto Arrisueño

 

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Cherche CDI (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2019



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Cherche CDI :
Câlin à Durée Indéterminée !

(Anonyme)

 

 

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Parler (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2018



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Parler —

Art de laisser filer la sonde dans la profondeur
que ne peut soupçonner l’homme de surface, l’homme actif, psychique.
Car nous, riverains ou nageurs,
toujours nous péririons dans l’ignorance de l’altitude sous nous,
sans la parole qui opère à tout instant le sondage pour nous,
et qui ainsi est notre profondeur,

Ecrire, c’est écrire malgré tout.
Comme une barque assemblée contre l’Océan sans mesure
— et la barque tire sa forme de l’Enorme qu’elle affronte en craignant la défaite,
et différents sont les esquifs autant que les ports d’un pôle à l’autre —
ainsi le style est ajointement malgré tout, manière de se jeter à cœur perdu mesure de l’immense;
et chacun reçoit figure de l’aspect que montre l’Elément où de son côté il se trouve jeté,
de la terreur déterminée que lui inspire l’indéterminé.

Faire front dans le tumulte pour m’y tenir à flot, quelque temps, sur l’inconnaissable.
—La phrase, ligne de flottaison.

(Michel Deguy)

Illustration: Hokusai

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Nos habitudes (Jacques Prevel)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017




    
Nos habitudes des grands échafaudages de poutrelles et de planches

Ici il y a l’indéterminé
Toute la misère éclatante
Des pans entiers écroulés du sommeil
Des lézardes et des rigoles de boue glacée
Et des paroles haletantes qui se maintiennent
Comme des feux follets
Comme la prescience de nos cris de haine
Ici il y a le tabernacle du mépris
Et nos vies somnambuliques
Nos yeux hagards et révulsés
Nos habitudes des grands échafaudages de poutrelles et de planches
Ici il y a les glaciers infranchissables
Du sarcasme et de la folie
Ici il n’y a rien qui soit au monde

(Jacques Prevel)

 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires (André Hardellet)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires
que le terme de zones désignait avec une prudente imprécision :
sur ces terrains au plus haut point vagues, quelque chose était resté indéterminé,
hésitant entre l’usine, les petits pavillons et les jardinets.
Sur ces espaces prenait naissance une certaine forme d’attente
qui peut devenir celle précédant toute création poétique…

(André Hardellet)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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