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Poésie

Posts Tagged ‘indigo’

Sept couleurs magiques (Mymi Doinet)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2016



Sept couleurs magiques

Rouge comme un fruit du Mexique
Orangé comme le sable d’Afrique
Jaune comme les girafes chics
Vert comme un sorbet de Jamaïque
Bleu comme les vagues du Pacifique
Indigo comme un papillon des Tropiques
Violet comme les volcans de Martinique
Qui donc est aussi fantastique ?
Est-ce un rêve ou est-ce véridique ?

C’est dans le ciel magnifique
L’arc aux sept couleurs magiques.

(Mymi Doinet)

 Illustration

 

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Je jouais (Luce Guilbaud)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2016



Je jouais

Je jouais à grimper à l’arc-en-ciel
comme à l’échelle
Sur le jaune
j’ai cueilli des boutons d’or
Sur l’orange
j’ai des clémentines
Sur le rouge
des framboises et des cerises
Plus haut, j’ai respiré les violettes
Dans le bleu
j’ai coupé une fenêtre de ciel
pour voir l’indigo
Et je suis tombé par la fenêtre
sur l’herbe verte.

(Luce Guilbaud)

 

 

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Florence (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2015



Florence

Le soleil brille et brûle
Dans un ciel indigo.
L’Arno coule très jaune
Sous le Ponte-Vecchio.
A Fiesole, aux Cascines,

Viale dei colli,
Les marquises exquises,
Oeil noir et teint pâli,

Adressent des sourires
Et des signes savants
Du fond de leurs calèches
Aux cavaliers servants.
Et dans la ville-neuve
Les sons des clavecins
Se mêlent aux prières
D’obèses capucins.

(Jean Moréas)

 

 

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Je t’écris au crayon (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2015




Je t’écris au crayon
La lune sans rayons
Donne l’ombre aux colonnes.
Sa lueur d’oraison
Et de morte saison
A ma vitre frissonne.

Tout me fait du chagrin
Mon pain contient un grain
Dont la fleur est folie
Et ce pain du destin
Est celui des festins
De ma mélancolie.

La lune sans rayons
Brille sur ma maison
Pareille à la madone
Dominant l’horizon
De la grave saison
D’où ne surgit personne.

Je ferme mes rideaux
Sur le soir indigo
Et sur les grands espaces
Comme sur les grands flots
Où voguent mes sanglots
Tandis que je m’efface.

Je t’écris au crayon
Dans la nuit éternelle.
Dis-moi quel est mon nom
Si jamais tu m’appelles.

(Louise de Vilmorin)

Illustration: Julia Perret

 

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ECUME (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2015



 

ECUME

Un chant flotta comme une écume
La branche tremblait sous l’oiseau
Et l’arbre, d’écume en écho,
Transmit le poème de plume

Mais vers le ciel renouvelé
Quand l’oiseau se fut envolé
Jusqu’à l’indigo de l’aurore
Pour les belles et pour les blés
Une branche tremblait encore,

Puis au fil de l’herbe et de l’eau
L’orme prolongea sans oiseau
Le végétal message d’ailes
Et tard sans arbre et sans amour
Du côté des lèvres fidèles
Le silence chantait toujours.

(Robert Goffin)

Illustration

 

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LES verts et l’indigo (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2015



 

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LES verts et l’indigo brûlant et l’azur pâle
Que roule dans ce faste impertinent ton flot,
Et les étoiles d’or et la lune d’opale
Que tu balances dans la nuit comme un falot,

Tu les as pris aux ciels merveilleux des aurores,
Aux rêves des minuits, aux gloires des couchants
Pour en farder l’éclat de tes houles sonores,
Et tu cherches l’écho des roches pour leurs chants!

Ne sens-tu pas en toi l’opulence de n’être
Que par toi seule belle, ô Mer, et d’être toi?
N’as-tu pas ton arcane où nul oeil ne pénètre,
Comme l’Espace! et n’as-tu pas, aussi, l’effroi?…

Pour toi, mon coeur, qui ris de honte et te renies,
Si leur gloire sur toi pèse d’un vaste poids;
Si, sous l’immensité des cieux et des génies,
Ta vaine vanité semble un crime parfois;

Du moins sois fier, malgré les soirs d’impatience
Exulte d’être toi, puisque tu restes tel —
Toi qui n’as pas, rythmant quelque réminiscence,
Cherché le plagiat qui m’eût fait immortel!

(Francis Vielé-Griffin)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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