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Poésie

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Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles (Trinh Xuan Thuan)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2019




    
Savoir que nous sommes tous des poussières d’étoiles,
que nous partageons la même histoire cosmique que les gazelles et les roses,
que nous sommes tous connectés à travers l’espace et le temps,
ne peut qu’induire une conscience aiguë de notre interdépendance..

(Trinh Xuan Thuan)

 

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A la racine de la connaissance (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



à la racine
de la connaissance
ce regard que je porte
sur ce qui me constitue
et induit ma vision

(Charles Juliet)


Illustration

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Le poète (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2018



Illustration
    
Le poète

Dur d’oreille et sans rêve, peu différent du plus vieux pâtre,
voici qu’un jour aussi peut-être et malgré lui l’esprit s’abat,
perce sa surdité, induisant le murmure — en lui le plus éloigné.

Voici qu’après des millions de tours le sort tombe sur lui,
homme dur comme une bille de lichen ou un fromage;
et dans le coeur pourtant la parole le fend.

La greffe prend à son flanc et maintenant avec une ramure de poème
il ressemble au dix cors de légende qu’il moquait.
La douleur a creusé une fenêtre par les tempes.
Un croisillon de sang draine l’épaisse cornée.
Des morts qui erraient font en lui leur sépulture

Le poète aux yeux cernés de mort descend à ce monde du miracle.
Que sème-t-il sans geste large sur runique sillon de la grève
— où de six heures en six heures pareille à une servante illettrée
qui vient apprêter la page et l’écritoire la mer en coiffe blanche
dispose et modifie encore l’alphabet vide des algues ?
Que favorise-t-il aux choses qui n’attendent rien dans le silence du gris ?

la coïncidence

(Michel Deguy)

 

Recueil: Donnant Donnant
Traduction:
Editions: Gallimard

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À Clymène (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2015



 

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À Clymène

Mystiques barcarolles,
Romances sans paroles,
Chère, puisque tes yeux,
Couleur des cieux,

Puisque ta voix, étrange
Vision qui dérange
Et trouble l’horizon
De ma raison.

Puisque l’arôme insigne
De ta pâleur de cygne
Et puisque la candeur
De ton odeur,

Ah! puisque tout ton être,
Musique qui pénètre,
Nimbes d’anges défunts,
Tons et parfums,

A, sur d’almes cadences
En ses correspondances
Induit mon coeur subtil,
Ainsi soit-il!

(Paul Verlaine)

Illustration: Bogdan Prystrom

 

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