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Poésie

Posts Tagged ‘inlassable’

La balle de ping-pong(e) (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2017



La balle de ping-pong(e)

Quoi de plus fascinant que le rebond s’amenuisant d’une
balle de ping-pong sur une table de ping-pong ? Il y
a d’abord cette ampleur du saut magique puis
ce maintien dans l’étonnement gardé, la
répercussion inlassable du choc et
de l’impact, et vite cette trépid
ation qui finit par carrément
trépigner pour ne rien donn
er qu’une coquille blanche
comme absolument étr
angère à son excitation
passée. C’est comm
e s’il y avait eu acc
élération vers la le
nteur, légèreté
s’aggravant s
oudain en u
n vide roul
ant molle
ment su
r le côt
é. Po
urqu
oi
?

(Laurent Albarracin)

 

 

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Son rire est un chant pur aux ailes emperlées (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2017



Son rire
est un chant pur aux ailes emperlées
perché sur un rameau de pluie ou de rosée.

Ses yeux
sont deux oiseaux inlassables qui brûlent
de voler plus haut, toujours plus haut dans
les nuées
et tombent, se relèvent,
se ravivent, se consument…

Ses yeux sont deux oiseaux blessés
saignant sous la neige des plumes
— passion contenue
chair idéalisée —
et qui cherchent au ciel la branche
où se poser.

(Christiane Barrillon)

Illustration: Constantin Razoumov

 

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RETOUCHE A LA CHAMBRE DE CLINIQUE (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2015



 

statue-vierge-miraculeuse

RETOUCHE A LA CHAMBRE DE CLINIQUE

Les roses de l’aimée dérivent à la fenêtre.
Pour un plus haut voyage
j’en ai donné à la Vierge
à qui je ne crois pas
mais me délègue inlassable
une femme simple à bandeaux blancs
toujours égale,
sa nef sur le temps.

(Daniel Boulanger)

 

 

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PLANÈTES (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2015



PLANÈTES

Planètes, je secoue le tissu de la nuit
Entre mes mains qui passent par silence
Et vous tombez en fruits, en feuilles, en sable
Dans la bouche inlassable des ruisseaux.

Ici, où tout se joue près de l’arbre et de l’eau,
Sur cette étroite terre inscrite dans le verbe
A jamais au mot vert,
L’univers infini et ses océans d’astres
N’est que l’air qui commence aux branches du verger.

(Marc Alyn)

 

 

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Ce corps noueux (Gaston Miron)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2015



Ce corps noueux
ce regard brisé
ce visage érodé
ce feu aux cheveux

ces mots dehors

c’est toi, toi et toi
et la blessure
inlassable des rêves
dans tes pas futurs

(Gaston Miron)


Illustration

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