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Posts Tagged ‘innocence’

Avec ses jeux sereins (Lionello Fiumi)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2021



 

Fred Calleri  ,,Shadow Puppets

Avec ses jeux sereins, ses naïves images,
à ses fables crédule,
notre enfance n’est-elle
qu’un instant du miroir
aux si beaux reflets d’innocence.

(Lionello Fiumi)

Illustration: Fred Calleri

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Heureux berceau (Lionello Fiumi)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021



 

Heureux berceau, berceau des origines
à l’odeur d’innocence, où ne germe le mal
que si la semence en descend, oblique,
du transatlantique orgueilleux.

(Lionello Fiumi)

Illustration

 

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Le Loup et l’Agneau (Isaac de Benserade)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2020



Illustration: Marc Chagall
    
Le Loup et l’Agneau.

Le loup querellait un agneau
Qui ne savait pas troubler l’eau ;
À tous coups l’injuste puissance
Opprime la faible innocence.

L’agneau n’alléguait rien pour sa juste défense,
Qui ne mit le loup dans son tort ;
Mais il ne savait pas qu’opprimer l’innocence,
C’est le droit du méchant, quand il est le plus fort.

(Isaac de Benserade)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

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Retouche à l’innocence (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



 

Ana Cruz 3

retouche à l’innocence

le ciel à longue tige
l’enfant l’agite

des couleurs tombent sur le monde
masquant un instant le désordre

(Daniel Boulanger)

Illustration: Ana Cruz

 

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Comme la peau (Luis Cernuda)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2020



Wei Jia_ yearning-for-ease [1280x768]

Comme la peau

Fenêtre orpheline aux cheveux d’habitude,

Cris du vent,
Atroce paysage entre cristal de roche,
Prostituant les miroirs vivants,
Fleurs clamant à grands cris
Leur innocence antérieure aux obésités.

Ces cavernes aux clartés vénéneuses
Saccagent les désirs, les dormeurs ;
Clartés comme langues fendues
Pénétrant les os jusqu’à trouver la chair,
Sans savoir qu’au fond il n’y a pas de fond,
Il n’y a rien, qu’un cri,
Un cri, un autre désir
Sur un piège de pavots cruels.
Dans un monde de barbelés
Où l’oubli vole en dessous du sol,
Dans un monde d’angoisse,
Alcool jaunâtre,
Plumes de fièvre,
Colère dressée vers un ciel de honte,
Un jour de nouveau ressurgira la flèche
Abandonnée par le hasard
Quand une étoile meurt comme l’automne pour oublier
son ombre.

(Luis Cernuda)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Wei Jia

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L’AMOUR RECOMMENCE (Langston Hughes)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2020



 

L’AMOUR RECOMMENCE
(Blues)

Ma vie c’est rien du tout,
Des tas de choses, Dieu sait ce que c’est!
Je dis ma vie c’est rien du tout,
Des tas de choses, Dieu sait ce que c’est!
Rien qu’une chose puis une autre
Qui s’ajoute au tracas que j’ai.

Quand je t’ai connu, moi
J’ai cru que je tenais un ange d’innocence.
Quand je t’ai connu,
J’ai cru que je tenais un ange d’innocence,
Mais tu n’étais qu’un démon
Et j’ai failli en perdre tous les sens.

Dis-moi, dis-moi donc,
Ce qui fait que l’amour tant vous lance ?
Dis-moi ce qui fait
Que l’amour tant vous lance ?
Ça vous prend puis ça vous brise…
Et puis faut que ça recommence.

(Langston Hughes)

 

 

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S’éveiller de soi inconnu (Jamel Eddine Bencheikh)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2020



Au plus juste
Au plus fort
Dépouillé
Là où la douleur s’ouvre
A l’innocence

Tandis que nous quittent les parfums
Floconne l’écriture
Sous les paupières

Alors s’éveiller
De soi inconnu

Compact de solitude?

(Jamel Eddine Bencheikh)

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J’habitais un corps lézardé (Gaston Puel)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2020



J’habitais un corps lézardé. Il dut se fendre d’un coup :
je reçus l’aube comme un baquet d’eau fraîche.

Quand la nuit n’est qu’une lie et que le regard
n’ausculte que l’abîme, quel bonheur (je suis sûr de ce mot) de se hisser hors de la margelle !
Les mains meurtries touchent l’huile du jour ; le visage s’élance,
plus léger que les jambes.

Est-ce l’innocence du matin ? La grâce d’un fruit
cueilli ? Je ne sais, je ne saurai jamais.
Mon coeur bat dans un homme étonné de se savoir en vie.
Cela ressemble à un secret.

(Gaston Puel)

Illustration: Samuel Van Hoogstraten

 

 

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Épitaphe d’une jeune fille (Évariste de Parny)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2020



Illustration: Ernest Biéler
    
Épitaphe d’une jeune fille

Son âge échappait à l’enfance ;
Riante comme l’innocence,
Elle avait les traits de l’Amour.
Quelques mois, quelques jours encore,
Dans ce cœur pur et sans détour
Le sentiment allait éclore.

Mais le ciel avait au trépas
Condamné ses jeunes appas.
Au ciel elle a rendu sa vie,
Et doucement s’est endormie
Sans murmurer contre ses lois.

Ainsi le sourire s’efface ;
Ainsi meurt, sans laisser de trace,
Le chant d’un oiseau dans le bois.

(Évariste de Parny)

 

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BESTIAIRE DE L’ÉCUREUIL (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2020



Illustration

    
BESTIAIRE DE L’ÉCUREUIL

Tes doigts distraits, à force d’indolence,
de se dénouer, d’effleurer tes cheveux,
tes doigts légers, écheveau d’impatience,
ont inventé un pelage et deux yeux.

Un écureuil se glisse auprès de moi,
courtois et roux comme un bois en automne
sensible aux mots, aux regards, à la voix,
un écureuil, attentive personne.

Il me regarde et je regarde ailleurs.
Comment répondre à son appel discret ?
La vie est là, et moi toujours ailleurs,
pas plus que lui je ne sais le secret.

Être écureuil est un jeu difficile
hors des forêts, très loin des noisetiers.
Notre lit n’est pas arbre ni asile,
être écureuil ici devient très malaisé.

Tes doigts distraits, à force d’innocence,
ont effacé en peignant tes cheveux
cet écureuil, ce timide non-sens
qui vit ici – parce que je le veux.

(Claude Roy)

 

Recueil: Claude Roy un poète
Traduction:
Editions: Gallimard Jeunesse

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