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Posts Tagged ‘inondation’

Il y a des moments où les femmes sont fleurs (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2018



 

Hermann Albert  url

Il y a des moments où les femmes sont fleurs

Sonnet

Il y a des moments où les femmes sont fleurs ;
On n’a pas de respect pour ces fraîches corolles…
Je suis un papillon qui fuit des choses folles,
Et c’est dans un baiser suprême que je meurs.

Mais il y a parfois de mauvaises rumeurs ;
Je t’ai baisé le bec, oiseau bleu qui t’envoles,
J’ai bouché mon oreille aux funèbres paroles ;
Mais, Muse, j’ai fléchi sous tes regards charmeurs.

Je paie avec mon sang véritable, je paie
Et ne recevrai pas, je le sais, de monnaie,
Et l’on me laissera mourir au pied du mur.

Ayant traversé tout, inondation, flamme,
Je ne me plaindrai pas, délicieuse femme,
Ni du passé, ni du présent, ni du futur !

(Charles Cros)

Illustration: Hermann Albert

 

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Un poème c’est bien peu de chose (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



poeme-rjz

Un poème c’est bien peu de chose
à peine plus qu’un cyclone aux Antilles
qu’un typhon dans la mer de Chine
un tremblement de terre à Formose

une inondation du Yang Tse Kiang
ça vous noie cent mille Chinois d’un seul coup
vlan
ça ne fait même pas le sujet d’un poème
Bien peu de chose

On s’amuse bien dans notre petit village
on va bâtir une nouvelle école
on va élire un nouveau maire et changer les jours de marché
on était au centre du monde on se trouve maintenant
près du fleuve océan qui ronge l’horizon

Un poème c’est bien peu de chose

(Raymond Queneau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

 

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LE POÈTE EST ATTRISTÉ PAR L’INONDATION (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2017



Hokusaï

LE POÈTE EST ATTRISTÉ PAR L’INONDATION

Le vent glacé des montagnes Vouchan déracine les arbres.
L’inondation implacable augmente de jour en jour.
On ne distingue plus ni les montagnes ni la plaine.
Le brouillard et l’eau noient toutes choses.

Cependant, mes derniers chrysanthèmes fleurissent.
Quand tu passeras, Young Hi,
arrête ta barque devant mon jardin,
et contemple-les.
Leurs chaudes couleurs
se répandront sur tes pensées.

(La Flûte de Jade)

 Illustration: Hokusaï

 

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Je me souviens des instants où j’étais l’univers (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2016



 

Je me souviens
Des instants où j’étais
L’univers

Quand il n’y avait rien
D’autre que l’évidence

Je me rappelle être sorti
Du temps
Pendant que tu donnais
Mon nom

A chaque goutte de pluie
Qui tombait

Sur la vague en désordre
Des longues
Inondations de nos sens

Et on faisait l’amour de
Toutes les façons
Sans limites des nuages

Je me rappelle
De chaque fabuleux
Vagin des crépuscules

De la chair de poule
Des étoiles sur
La peau douce du ciel

(Werner Lambersy)

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

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Je me souviens (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2015



Je me souviens
Des instants où j’étais
L’univers

Quand il n’y avait rien
D’autre que l’évidence

Je me rappelle être sorti
Du temps
Pendant que tu donnais
Mon nom

À chaque goutte de pluie
Qui tombait

Sur la vague en désordre
Des longues
Inondations de nos sens

Et on faisait l’amour de
Toutes les façons
Sans limites des nuages

Je me rappelle
De chaque fabuleux
Vagin des crépuscules

De la chair de poule
Des étoiles sur
La peau douce du ciel

(Werner Lambersy)

Illustration: Edward Coley Burne-Jones

 

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