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Poésie

Posts Tagged ‘inouïe’

Où donc est la voix (Wolmarus)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2017



Où donc est la voix
de la mélodie inouïe ?

*

Ubi tunc vox
inauditae melodiae ?

(Wolmarus)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lingua_Ignota

Illustration: Alberto Galvez

 

 

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Chanson pour une terre promise (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2016



II dit que la lune
est un chapeau de sable
et il piétine la lune.

Les fous ont des colères inouïes.

Il dit que les étoiles
sont des crêtes de sel
et il sale deux fois ses aliments.

Les fous sont des mages.

J’ai trouvé cette chanson
en dormant dans ta chevelure.

Je ne vois plus où tu m’oublies.

Il dit aussi qu’avec nos mains
il fera une écharpe,

mais il ment.

(Edmond Jabès)

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Ton mystère éternel (Wen I-To)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2016



Ton mystère éternel, ton beau mensonge,
Ta question obstinée, ton pur éclat,
Je ne sais quoi d’intime, une haute flamme,
Une voix inouïe, mais qui es-tu?
Nul doute en moi, ce lien doit être vrai;
L’océan ne saurait trahir ses vagues!

On aime le chant quand on est dans le rythme,
Ô souffle fulgurant, tu m’as vaincu.
Tu m’as vaincu, chatoyant arc-en-ciel,
Toi, présence de cinq mille ans, sois là!
Mon seul désir: te serrer dans mes bras,
Comme tu es sauvage, comme tu es belle!

(Wen I-To)

Illustration Frederic Leighton

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Chambre d’hiver (René-Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2016


Chambre d’hiver

Des mille chambres où j’ai vécu
La plus belle était un violon
Le manteau de la cheminée
Cachait une âme disparue
Sous le vieux cèdre de la lampe
Après une longue journée
Je m’attardais j’avais des craintes
Pour la suite des années
Mais soudain la lumière éteinte
Quelle est cette voix inouïe
Comme un fruit de coloquinte
Qui éclate dans la nuit?
Est-ce un enfant qu’on pourchasse
Dans la rue à coups de fouets
Un cirque fantôme qui passe
Trombonnant sur les marais ?
C’est la corde du coeur qui casse
Et tout ce qui vient après
N’est que la plainte en surface
D’un amour qui se défait.

(René-Guy Cadou)

Illustration: Jean Edouard Vuillard

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L’omoplate de la nuit (Serge Pey)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2015


 

Duy Huynh -   (39)

I. L’omoplate
II. de la nuit
III. cherche son squelette

IV. Un poème est une affirmation
V. d’apparence contradictoire
VI. ou contraire à l’opinion reçue
VII. qui déborde toutes les opinions

VIII. La part de vérité
IX. d’un poème déborde
X. de la vérité générale

XI. Toute conclusion d’un poème
XII. est un poème lui-même
XIII. qui déborde toute les conclusions
XIV. et le poème lui-même
XV. attaque la conclusion
XVI. qui le déborde
XVII. La posture du poète est
XVIII. celle de l’oeil du cyclone
XIX. Aucun poème n’est extérieur
XX. à la chose qu’il décrit

XXI. À l’intérieur de l’oeil du cyclone
XXII. rien ne se meut
XXIII. et le poète peut observer le mouvement
XXIV. violent des contradictions

XXV. Le seul danger pour le poète est de sortir
XXVI. ou de traverser le cyclone
XXVII. en sortant de l’oeil

XXVIII. Le travail d’un poète
XXIX. consiste à revenir
XXX. d’où il est venu

XXI. L’extrémité du centre
XXII. sa propre disparition

XXXIII. inouïe

(Serge Pey)

Illustration: Duy Huynh

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QUE FAIS-TU DANS CETTE VILLE ? (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2015



Que fais-tu
Dans cette ville
Avec moi
Avec eux ?
Tu es trop belle

Sous leur rempart
Dans leurs portes
Nous nous cachons
Beauté amère
Tu es le vent et l’écume et l’odeur inouïe de la mer

Tu couronnes les rues et les flamboiements
Et tous ceux-là qui se remuent la ville
Et s’ils montent en foule
Tu es leur couronne

Entre le soleil qui les écrase
Et eux c’est toi la lumière
Tu es le sable doux aux pieds
Et qu’on oublie tu es le sable

Le regard des enfants
La beauté des jeunes filles
Sont affluents
De ta beauté d’orage et de torrent

Le désir te fait dôme
Le désir est le chemin des hommes
Tu y passes

La haine des femmes
Qui veulent te détruire
S’ouvre devant la proue de ta beauté
Oui tu les fends
Sur elles tu marches et tu avances
Ce qui les ronge est l’innocence
De ta beauté incessante

En rue
Tu es
Un diamant
Et nul n’ose y toucher
S’y brûler

Chez moi
Ton secret est meilleur
Ah ! s’ils savaient que tu te réserves
Ils te tueraient dans la rue
Et je te cache dans une étoffe
Modeste et trompeuse.

(Pierre Morhange)


Illustration: Leonid Afremov

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