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Poésie

Posts Tagged ‘insecte’

Rien ne pourrait tenir (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019


 

Ici,
pas plus qu’ailleurs,

Ciel, brindilles, vallons,
Insectes, clair de lune,

Rien ne pourrait tenir
S’il n’y avait le chant.

(Guillevic)

 

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Insecte Etonné (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019



 

Un insecte
Etonné

D’avoir du temps
De libre,

Se met à flaner
Comme s’il appréciait.

(Guillevic)

 

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Encore un insecte qui court (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2019


 

Encore un insecte
Qui court

Et dont il ne sait pas
L’itinéraire.

(Guillevic)

 

 

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Digitale (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2019



Illustration
    
Digitale

Ses longs épis
pourpres
tubulaires
s’ouvrent
à l’insecte gourmand.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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UN DIMANCHE DE FIN DE VACANCES (Jan Skacel)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2019




    
UN DIMANCHE DE FIN DE VACANCES

Des choses merveilleuses se passent dans le ciel
et dans le jardin
les petites filles jouent à la poupée
Un garçon saute à la corde
La corde de chanvre détoure une sphère
l’enfant est complètement dedans

Derrière la clôture le vent annonce l’automne
Le sifflement du chanvre
tranche l’air et grésille
comme le silence au-dessus du cimetière des insectes

(Jan Skacel)

 

Recueil: Millet Ancien
Traduction: Yves Bergeret & Jiri Pelan
Editions: Atelier la Feugraie

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Tapis de mousse (Albert de Neuville)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2019



Tapis de mousse

Sur un tapis de mousse, à l’ombre,
Je disais: Vivre est doux,
Lorsque j’y découvris des insectes sans nombre
S’entre-déchirant comme nous.

***

L’ennemi

Sur sa couche funéraire
Pour toujours endormi,
Je regarde mon ennemi
Et je reconnais un frère.

(Albert de Neuville)

 

 

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JE ME SUIS RETIRÉ (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2019



 
Illustration: ArbreaPhotos
    

JE ME SUIS RETIRÉ

Je me suis retiré du néant
A peine.
Je suis presque sans rien sur le rivage.
La confiance, la foi, le courage
Je fis pour eux un effort d’insecte fervent.

Des algues me couvraient,
Avec des coquillages je jouais.

Même quand je joue
Avec les branches qui me couvrent,

Je suis avec vous tous
Je suis votre peur de la mort.

(Armand Robin)

 

Recueil: Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix
Traduction:
Editions: Gallimard

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Regardons-le (André Durand)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2019


Arbre-oiseau

Il s’est posté sur la plus haute feuille
pour en toiser le monde:
il est à peine plus gros qu’un insecte,
ses ailes dont il se grise laissent encore
passer du jour, son jaune est frais sorti de l’oeuf:
regardons-le avant qu’il ne ressemble à tout.

(André Durand)

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LA PAIX RÈGNE DANS L’ÉTRAVE BOUILLONNANTE (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



LA PAIX RÈGNE DANS L’ÉTRAVE BOUILLONNANTE

Un matin d’hiver, je sentis combien cette terre
avance en roulant. Un souffle d’air
venu des tréfonds crépitait
aux murs de la maison.

Baignée par le mouvement : la tente du silence.
Et le gouvernail secret d’une nuée d’oiseaux migrateurs.
Le trémolo des instruments
cachés montait

de l’ombre de l’hiver. Comme lorsque nous voici
sous le grand tilleul de l’été, avec le vrombissement
de dizaines de milliers
d’ailes d’insectes au-dessus de nous.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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HÉRON MORT (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



 

    

HÉRON MORT

Enfoncé dans la boue du chaud marais,
aimé des insectes, en moi souffre
un héron mort.

Je me gave de lumière et de son;
en échos désolés
de temps en temps se plaint un souffle
oublié.

Pitié pour que je ne sois pas
sans voix et sans forme
dans la mémoire un jour.

***

AIRONE MORTO

Nella palude calda confitto al limo,
caro agli insetti, in me dolora
un airone morte.

Io mi divoro in luce e suono;
battuto in echi squallidi
da tempo a tempo geme un soffio
dimenticato.

Pietà, ch’io non dia
senza voci e figure
nella memoria un giorno.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Et soudain c’est le soir
Traduction: Patrick Reumaux
Editions: Librairie Elisabeth Brunet

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