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Poésie

Posts Tagged ‘intérieur’

Retouche à l’enfance (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2020



la chose à l’intérieur des choses
et l’eau jouant dans l’épaisseur de l’eau
la lumière en anneau dans l’échange des roses

(Daniel Boulanger)


Illustration

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Nous nommons que des visages (Serge Pey)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2020



 

Nous nommons
que des visages

le visage de la table
et non la table
Le visage du vin
et non le vin
le visage de l’escalier
et non l’escalier

Quand on nomme
la Table
le Vin
ou l’escalier
on nomme le visage
d’une fenêtre
la fenêtre de la Table
du vin et de l’escalier

On apprend beaucoup
à regarder les fenêtres

celles où les fleurs rouges
trouent le linge pur du ciel

Les fenêtres veillent
et attendent les visages
devant elles

Mais comment nommer
le visage de la fenêtre
le visage vide de la fenêtre

Pour cela il faut
le visage du vin
celui de la table
ou celui de l’escalier
puis ensuite vider
son visage de son visage

Être une fenêtre pour se pencher
à l’intérieur du monde :

Le visage du vent sur

les fleurs rouges
et le linge pur du ciel
nous attachent soudain les yeux

Je continue la poésie
Le poète a toujours
pour tâche de continuer
la poésie
et non d’écrire des poèmes

Si l’on considère que la poésie
est une pensée
dont le travail est de penser
que de l’inconnu
la poésie n’est pas une philosophie
mais une façon d’accueillir
un inconnu avec notre inconnu
La poésie est la capacité d’accueil
des inconnus

En détruisant le précédent
poème le poète le continue

En inventant un nouveau poème
il fait revenir la poésie
à ce qu’elle ne connaît pas

Plus le poète est dans le non-connu
comme le bleu du ciel
plus il invente
sa définition

Je ne parle pas du feu
avec le feu
mais avec l’eau
ou je ne parle pas du ciel
mais avec la terre
je le reproduis

Le dernier poète qui sera hors de la
poésie
sera seul à autoriser à continuer
la poésie

(Serge Pey)

Illustration: René Magritte

 

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ELBE (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020




ELBE

J’ai dit
Je te tu
Tu dis
Tu me moi
Je te tutoie
Tu me tutoies
Je me tais et tu t’es tue
Je tue l’autre en toi
Comme en moi tu tuas l’un
Je me tue si tu te tues
En te tuant tu me tues
Tu n’es plus toi tu es moi
Qui ne suis plus rien que toi
Une et un sont un
Il fait nuit en plein soleil
Pour mieux noyer l’indivis
Pour nous noyer tous deux
Dans un vaste lit d’eau bleue
Midi profondément noir
Claire mort
Précipite l’heure ardente
Au sablier inférieur
Engouffre notre bonheur
Sous le démesuré drap
Du temps qui ondule et brille
Devant ce point où nous sommes
Nus et joints
Confondus
Et qui tout nûment est
Le fond étroit d’une barque
Dérivant devant la belle
Ile d’Elbe.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration

 

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A celle qui est voilée (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2020



    

A celle qui est voilée

Tu me parles du fond d’un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l’écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l’algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l’ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l’habitant tranquille
De la foudre et de l’ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l’étoile,
La sombre chanson de la nuit.

Toi, n’es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c’est-à-dire problème,
Et femme, c’est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l’ange pensif !

Sois l’aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l’aurore ;
C’est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j’erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !

Tu me dis de loin que tu m’aimes,
Et que, la nuit, à l’horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l’atome
Ressemblant à l’immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L’onde à l’homme, l’ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l’astre étoilant l’infini !

Parfois, comme au fond d’une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l’Inconnu d’où tombe
Le pur baiser de l’Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l’arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu’on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m’appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L’esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.

Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d’où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J’entrevois les choses divines… –
Complète l’apparition !

Viens voir le songeur qui s’enflamme
A mesure qu’il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d’où l’esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s’éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d’être sur cette terre,
Je sens que jadis j’ai plané ;
J’étais l’archange solitaire,
Et mon malheur, c’est d’être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d’un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C’est de pendre aux deux éléments,
C’est d’avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c’est d’être un homme ;
C’est de songer que j’étais beau,
D’ignorer comment je me nomme,
D’être un ciel et d’être un tombeau !

C’est d’être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C’est de porter la hotte humaine
Où j’avais vos ailes, mon Dieu !

C’est de traîner de la matière ;
C’est d’être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m’écrie : Amour !

(Victor Hugo)

 

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Retouche au paysage (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2020



 

Christian Deberdt (22)

retouche au paysage

il a sa réplique en moi
avec des lignes plus espiègles

des cils battent à l’intérieur des choses

(Daniel Boulanger)

Illustration: Christian Deberdt

 

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LA BOMBE HUMAINE (Téléphone)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2020



    
LA BOMBE HUMAINE

Je veux vous parler de l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi, de vous
Je vois a l’intérieur des images, des couleurs
Qui ne sont pas a moi qui parfois me font peur

Sensations qui peuvent me rendre fou
Nos sens sont nos fils nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin qui mène droit a nos têtes

La bombe humaine tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin, hum la fin, hum la fin, hum la fin

Mon père ne dort plus sans prendre ses calmants
Maman ne travaille plus sans ses excitants
Quelqu’un leur vend de quoi tenir le coup
Je suis un électron bombardé de protons
Le rythme de la ville c’est ça mon vrai patron
Je suis chargé d’électricité

Si par malheur au cœur de l’accélérateur
J’rencontre une particule qui m’mette de sale humeur
Oh non, faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller
Faudrait pas que j’me laisse aller

La bombe humaine c’est l’arme de demain
Enfantée du monde elle en sera la fin
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est la fin

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est…

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur juste a cote du cœur
La bombe humaine, c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin
C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient

C’est…

La bombe humaine c’est l’arme de demain
La bombe humaine c’est toi elle t’appartient
La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Si tu laisses quelqu’un prendre ce qui te tient
C’est la…

(Téléphone)

Aubert, Marienneau, Kolinka, Bertignac

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Retouche à la brise (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2020


 


Carry Akroyd  _summer_parish

retouche à la brise

les sphères du bonheur tournent
à l’intérieur l’une de l’autre
dans des mouvements contraires et doux

les oiseaux sont les ramages du soleil

(Daniel Boulanger)

Illustration: Carry Akroyd

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PAIX INTERIEURE (Syed Liaqath Peeran)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2020



Illustration: Satish Gupta
    
PAIX INTERIEURE

L’on doit éprouver dans la vie
force souffrances spirituelles et physiques
tortures et troubles
avant de parvenir à la Vérité
un temps d’épreuve, un temps
d’angoisse violente et de douleur.
Mais quand on atteint la Vérité
on aborde la rivière
d’eaux fraîches, reposantes
pour étancher la soif,
et apporter dans l’âme sombre
des moments de ravissement,
de joie et de Suprême Béatitude,
de paix et de lumière.

***

***

PEACE WITHIN

One has to undergo severe
Mental and physical sufferings
Agony and turmoil in life
Before arriving at the Truth
A testing time, a period
Of severe anguish and pain.
On arriving at the Truth
You reach the stream
Of fresh, soothing waters
To quench the thirst
To gain moments of
Ecstasy, joy and Supreme –
Bliss, to bring peace within
And enlighten the dark soul.

***

PACE DENTRO

Bisogna attraversare gravi
sofferenze mentali e fisiche
una vita d’agonia e disordini
prima di arrivare alla Verità.
È un tempo di prova, un periodo
di grave angoscia e dolore.
Arrivando alla Verità
si raggiunge un ruscello
di fresche, dolci acque
che placano la sete
che donano momenti
di estasi e gioia, suprema –
Beatitudine, per portare la pace dentro
e illuminare l’oscurità dell’anima.

***

PACE LĂUNTRICĂ

Sunt aspre chinurile îndurate
de sufletul și trupul vătămat
în agonia și tumultul vieții
pe drumul către Adevăr,
la ceas de mare încercare
prin suferințe și dureri.
Atunci când însă aflăm Adevărul
dăm peste un izvor curat
cu apă limpede și lină
ce potolește setea
și ne îngăduie momente
de fericire și elan, Nemărginit –
har, acea pace interioară
ce luminează sufletul cernit.

***

***

INNERLIJKE VREDE

Men moet hevig
geestelijk en lichamelijk leed,
kwelling en beroering in het leven ervaren
voordat men de Waarheid bereikt
een tijd van beproeving, een tijd
van hevige angst en pijn.
Maar als men de Waarheid bereikt
bereikt men de rivier
van frisse, rustgevende wateren
om de dorst te lessen,
en in de donkere ziel
momenten van verrukking,
van vreugde en Opperste Gelukzaligheid,
vrede en verlichting te brengen.

***

PACI

Prima d’arrivari a la virità
L’omu havi a patiri
Suffirenzi fisichi e mintali
Agunii nta la vita,
un piriudu di esami,
di trobbuli e di peni.
Arrivannu a la virità
s’arriva a un ciumi
d’acqua frisca e rilassanti
c’astuta la siti
e duna mumenti
d’estasi e di gioia
felicità suprema,
paci interna
ca illumina
l’arma scura.

***

PAZ INTERIOR

Uno debe someterse a estrictos
sufrimientos mentales y físicos
agonía y confusión en la vida
antes de llegar a la Verdad.
Un tiempo de prueba, un período
de angustia y dolor severos.
Al llegar a la Verdad
llegas a la corriente
de aguas frescas y relajantes
para saciar la sed
para obtener momentos
de éxtasis, alegría y suprema
felicidad, para alcanzar la paz interior
e iluminar el alma oscura.

***

***

***

***

内心的平静
一个人在到达真理之前
必须经受严峻的
精神和肉体的痛苦
生活中的苦恼和混乱
一个检测时间,一段时间
极度的苦恼和痛苦。
在到达真理时
你抵达新鲜的
小溪,舒缓的水
去疏解渴意
去获得狂喜、快乐
和至高无上祝福的
时光,带来内心的宁静
而照亮黑暗的灵魂。

***

***

POKÓJ WEWNĘTRZNY

Trzeba przejść ciężkie
Cierpienia duszy i ciała
Umieranie i życiowe niepokoje
Nim dotrze się do Prawdy
Czas próby, okres
Wielkiego udręczenia i bólu.
Dotarłszy do Prawdy
Osiągasz strumień
Świeżych, kojących wód
By ugasić pragnienie
By zyskać chwile
Ekstazy, radości i Najistotniejsze –
Szczęśliwości, by wnieść wewnętrzny pokój
I rozświetlić mrok duszy

***

ΨΥΧΙΚΗ ΓΑΛΗΝΗ

Δύσκολες πρέπει να περάσει
στιγμές και πόνο
αγωνία κι άγχος στη ζωή του
ο άνθρωπος
προτού την Αλήθεια να βρει
προτού πιει απ’ το δροσερό
νερό ρυακιού
τη δίψα του να ξεδιψάσει
στιγμές να ζήσει εκστατικές
χαρά και θεϊκή ευδαιμονία
για να διαφωτίσει
την σκοτεινή ψυχή του.

(Syed Liaqath Peeran)

 

Recueil: ITHACA 631
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Indi Jyotirmaya Thakur / Anglais Stanley Barkan / Italien Luca Benassi / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Hébreu Dorit Wiseman / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Corse Gaetano Cipolla / Espagnol Rafael Carcelén / Russe Rahim Karim / Arabe Sarah Silt / Japonais Naoshi Koriyama / Chinois William Zhou / Chinois William Zhou / Persan Sepideh Zamani / Polonais Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka / Grec Manolis Aligizakis /Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

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Il n’y a pas de passé (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020




Il n’y a pas de passé.
Il n’y a qu’aujourd’hui et, dans aujourd’hui,
serrés et brûlants comme à l’intérieur d’une clochette de muguet,
tous les morts que nous avons aimés.

(Christian Bobin)

 

 

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Est-ce toi (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2020



Est-ce toi

Est-ce toi qui ce matin étais immensément nue
Est-ce notre amour qui fit dans la chambre
Toute cette lumière à mordre
Elle a laissé mes habituels noirs intérieurs
Tout illuminés

(Pierre Albert-Birot)


Illustration: Pascal Renoux

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