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Poésie

Posts Tagged ‘interminablement’

Amitié (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018




Amitié

C’est l’heure attendue
sur la table tombe
interminablement
la chevelure de la lampe
La nuit rend la fenêtre immense
Il n’y a personne
la présence sans nom m’entoure

***

Amistad

Es la hora esperada
sobre la mesa cae
interminablemente
la cabellera de la lámpara
La noche vuelve inmensa la ventana
No hay nadie
la presencia sin nombre me rodea

(Octavio Paz)

Illustration: Georges de la Tour

 

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Elle a cet homme dans sa vie (Karel Logist)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018



Illustration: Pierre Mornet
    
Elle a cet homme dans sa vie,
ce nouvel homme
qui fait mentir les gorges chaudes,
les lèvres blanches, les bouchées doubles,
les dimanches à se fuir
interminablement.
Combien de paupières rougies
pour chaque nuit de solitude ?
Ma belle amie, elle a,
sous le néon bleu du miroir,
vu cligner un autre visage.
Elle a ce nouvel homme,
elle tient sa vie.

(Karel Logist)

 

Recueil: J’arrive à la mer
Traduction:
Editions: De le Différence

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AMITIÉ (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



AMITIÉ

C’est l’heure attendue
sur la table tombe
interminablement
la chevelure de la lampe
La nuit rend la fenêtre immense
Il n’y a personne
la présence sans nom m’entoure

(Octavio Paz)

 

 

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J’ai construit des vertiges (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2018




    
J’ai construit des vertiges interminablement, des feuillages,
j’entrevoyais des mystiques, des anges boisés, des vitraux assiégés de saintes.

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Heure d’automne (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2016



Heure d’automne

Interminablement, en file monotone,
Passent par le ciel froid les nuages d’automne.
Dans les branches le vent souffle plaintivement,
Et les arbres sont pris d’un long frissonnement.
Aux rameaux presque nus les feuilles se détachent,
Les feuilles, où l’été, les doux oiseaux se cachent,
Qui font des palais verts et frais à leurs amours, –
Les belles feuilles d’or s’envolent tour à tour…
Tristesse de ce gris dont s’emplit tout l’espace !
Comme ce lourd nuage, une heure lente passe,
Une heure qui se traîne et dont le cœur est las,
Sombre, dolente et morne, et qui ne finit pas…

(Albert Lozeau)

 Illustration: Claude David

 

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Histoire de mes sens (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2016



Histoire de mes sens

Je parlais aussi bien
Qu’une coupe de fruits.

J’entendais chaque aurore
Comme un harmonica.

Je touchais des pelages
Avec des mains de soie.

Je voyais la rivière
Avec des yeux de truite.

Je humais les parfums
Des fleurs imaginaires.

Je déplaçais le Temps
Comme on déplace un livre.

Tout objet m’était grâce
Et tout oiseau mon vol.

Si je parle d’hier,
C’est par humilité.

Ces prestiges d’antan,
J’en garderai la trace.

Je traverse ma vie
Avec mon nom d’enfant.

L’harmonica, la truite,
Le pelage et le fruit,

La fleur et la rivière,
Il suffit qu’ils existent

Pour que je sois naissance
Interminablement.

(Robert Sabatier)

Illustration: Lia R.

 

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Toucher terre (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2015



Toucher terre

Nous ne savions pas qu’il te fallait cela
Village
Nous ignorions
Que la pluie t’était nécessaire
Et ces roseaux dans ta rivière
Et aussi ces pétales de roses
Epandus par le vent
Nous ne savions pas
Qu’il te fallait que la nuit tombe droit
Sur les pentes d’en face
Et que le puits dont la chaîne grince
Interminablement dans l’aube douloureuse
Est un signe attendu
Par tous les arbres de ta place
Nous ne savions pas village
Qu’il te fallait savoir le nom
Et le prénom de tous les enfants dans tes rues
Pour que le ciel ait la juste couleur
Oui t’est nécessaire inéluctablement.

(Robert Momeux)

Illustration: William Lamboley

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