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Poésie

Posts Tagged ‘inutilité’

Dans l’eau de mon rêve (Tristan Tzara)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2017



Dans l’eau de mon rêve fleuri de splendides inutilités

(Tristan Tzara)

Illustration: Caroline Duvivier

 

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Poète (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2016



Poète

J’ai mis du dentifrice
sur mes amours.
J’ai nourri de vinaigre
mon inutilité.
Avec ma lame de rasoir
j’ai balafré mon absolu.
Je suis enfin concret
comme un aspirateur,
comme une paire de skis rouges.
Je suis à vendre
parmi les ouvre-boîtes,
les rince-doigts, les abat-jour,
poète,
produit de première nécessité.

(Alain Bosquet)

 

 

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Rive d’une autre mort (Yves Bonnefoy)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2016



Rive d’une autre mort

I

L’oiseau qui s’est dépris d’être
Phénix
Demeure seul dans l’arbre pour mourir.
Il s’est enveloppé de la nuit de blessure,
II ne sent pas l’épée qui pénètre son coeur.

Comme l’huile a vieilli et noirci dans les lampes.
Comme tant de chemins que nous étions, perdus,
Il fait un lent retour à la matière d’arbre.

Il sera bien un jour.

Il saura bien un jour être la bête morte,

L’absence au col tranché que dévore le sang.

Il tombera dans l’herbe, ayant trouvé

Dans l’herbe le profond de toute vérité.

Le goût du sang battra de vagues son rivage.

II

L’oiseau se défera par misère profonde.
Qu’était-il que la voix qui ne veut pas mentir,
Il sera par orgueil et native tendance
A n’être que néant, le chant des morts.

Il vieillira.
Pays aux formes nues et dures
Sera l’autre versant de cette voix.
Ainsi noircit au vent des sables de l’usure
La barque retirée où le flot ne va pas.

Il se taira.
La mort est moins grave.
Il fera
Dans l’inutilité d’être les quelques pas
De l’ombre dont le fer a déchiré les ailes.

Il saura bien mourir dans la grave lumière

El ce sera parler au nom d’une lumière

Plus heureuse, établie dans l’autre monde obscur

III

Le sable est au début comme il sera
L’horrible fin sous la poussée de ce vent froid.
Où est le bout, dis-tu, de tant d’étoiles,
Pourquoi avançons-nous dans ce lieu froid ?

Et pourquoi disons-nous d’aussi vaines paroles,
Allant et comme si la nuit n’existait pas ?
Mieux vaut marcher plus près de la ligne d’écume
Et nous aventurer au seuil d’un autre froid.

Nous venions de toujours.
De hâtives lumières
Portaient au loin pour nous la majesté du froid —
Peu à peu grandissait la côte longtemps vue
Et dite par des mots que nous ne savions pas.

(Yves Bonnefoy)

Illustration: Mathieu Triolet

 

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Roule (Henry de Montherlant)

Posted by arbrealettres sur 20 décembre 2015



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Roule,
torrent de l’inutilité!

(Henry de Montherlant)

Illlustration: Kathryn Jacobi

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