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Posts Tagged ‘iodé’

Odeur d’iode (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2018



    
Odeur d’iode
sur les prés

Même les insectes
savent:
marée haute

L’herbe
aimerait retenir
la trame de la mer

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Parfum d’iode (Marie-Noëlle Hopital)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



 

mer

parfum d’iode –
les vagues se retirent
des galets brûlants.

(Marie-Noëlle Hopital)

Illustration

 

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L’amour la mer (Charles Dobzynski)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018



 

Illustration: Kurt Arrigo
    
L’amour la mer

Je voudrais être l’eau de mer quand vous nagez
Vous ensevelir entière dans le sel
L’iode et le goémon Le bleu qui ne peut pas finir
Pour vous couvrir je voudrais être drap des algues
Votre corps archipel serait mien Totalité
De matière qui se souvient et ohaque mouvement
Chaque esquisse de vous des bras des jambes
Serait appartenance à mon statut océanique
Vous sur la balance de la vague divagante
Tout le corps allégé l’âme liège qui flotte
La bouche respire au rebord La peau reprend en boucle
Partition de l’eau le corps enfin s’y raccorde
Et l’eau qui compose la chair se change en souffle
Fente d’air pur passage à l’extrême de soi
L’ oeil rame avec la vue Le coeur en battant crawle
À longs brassages de ressac et de cadences
L’amour la mer soudés profond en voyance scellés
Pour le voyage illuminé des revoyures.

Sans jamais recommencer
la mer est autre rive à la pensée
l’immense est un appel en vous.

(Charles Dobzynski)

 

Recueil: La scène primitive
Traduction:
Editions: De la Différence

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Retouche à l’adolescence (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2016



 

Retouche à l’adolescence

l’amour a laissé ce linge de neige
sur les épines

l’arbre sent l’iode
au jardin diaphane
la balançoire bouge encore

(Daniel Boulanger)

 

 

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LE RÉCIF DE CORAIL (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016



 

LE RÉCIF DE CORAIL

Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore,
Eclaire la forêt des coraux abyssins
Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins,
La bête épanouie et la vivante flore.

Et tout ce que le sel ou l’iode colore,
Mousse, algue chevelue, anémones, oursins,
Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins,
Le fond vermiculé du pâle madrépore.

De sa splendide écaille éteignant les émaux,
Un grand poisson navigue à travers les rameaux.
Dans l’ombre transparente indolemment il rôde ;

Et, brusquement, d’un coup de sa nageoire en feu
Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu,
Courir un frisson d’or, de nacre et d’émeraude.

(José-Maria de Heredia)

 

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Quand je suis loin de Bretagne (Evelyne Pernel)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2016



Quand je suis loin de Bretagne

Que me manque-t-il
vous demandez vous
quand je suis loin de Bretagne?

Je vous dirai
la mer,
les îles,
les pierres séculaires,
les rochers où se posent
mouettes et goélands,
l’estran,
le goémon,
le vent iodé,
les landes de bruyère et d’ajoncs,
sa langue vivante et rythmée,
le son des bombardes, des binious…

et même le crachin certains jours d’hiver!

(Evelyne Pernel)

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LES FILLES DES GOBES (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2015



 

Kristine Kvitka [1280x768]

LES FILLES DES GOBES

Dans un de ces jours-là qui sont pâles et gris
Comme les flancs humides de la craie
Dans le jour gris d’une marée de novembre
Qui attire très loin le bord bruissant de l’eau
Un homme inquiet regarde le ciel noir
Entre les découpures de la crête de marne
Au-dessus de la crête le ciel sombre où passent
Des voiliers d’oies sauvages en route vers le sud.

Il faut descendre encore un peu parmi les éboulis
Aller sur le chemin des ramasseurs d’épaves
De l’autre côté d’un tas rocheux où le pied glisse
Passer un cailloutis où des charognes pourrissent
Pour la joie des crabes verts à marée haute
Là-bas se trouve une grève secrète
Murée de blocs précipités jadis
Solitaire entre toutes les plages de ce rivage désolé.

Nous vîmes là dans un matin de fin d’automne
Trois filles de la mer qui dansaient tristement
Pâles aussi couronnées de varech
Nues comme la craie soumise à l’érosion.

Leurs cheveux ondulaient sur leurs épaules maigres
Comme les laminaires flottant aux creux des Haumes
Leurs ventres plats remuaient des croûtes de sable
Avec des mousses marines rouges et roses.

La plus belle portait un long collier d’or
Toutes trois apportaient le grand froid de la mort.

Trois filles nues battues du vent du nord
Le sel brillait au bout de leurs menus seins gris
Leurs pieds dans l’eau faisaient un clapotis
Monotone. Et la mort habitait leurs yeux clairs.

Froides filles accrues aux trous de la falaise
En quelque vieux nid de pygargue
Elles se paissent de moules crues et d’algues
Pêchées à mer basse
L’iode seul court dans leurs veines.

Quand le vent chasse la brume du matin
Déroulée comme un suaire en lisière du ciel
Quand le vent du nord hérisse de glaçons
Les rets blonds des parcs qui sèchent sur les pieux
Les filles des falaises sortent de leurs cavernes
Dans un tourbillon de plumes blanches.

Aux cris des guillemots et des grèbes
Les filles des falaises dansent devant les gobes.

(André Pieyre de Mandiargues)

Illustration: Kristine Kvitka

 

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