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Poésie

Posts Tagged ‘irradié’

Sadako Sasaki (Chantal Dupuy-Dunier)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration : Sadako Sasaki
    
Sadako Sasaki, fillette leucémique irradiée à Hiroshima,
tenta de plier 1000 grues de papier pour que,
selon le proverbe, son voeu : continuer à vivre se réalise.

Avant de mourir, sans dévier de son but,
elle parvint à réaliser 644 de ces oiseaux hautement symboliques au Japon.
Ce sont les enfants de sa classe qui confectionnèrent les origamis manquants
afin de parvenir jusqu’à mille.

(Chantal Dupuy-Dunier)

 

Recueil: Mille grues de papier
Traduction:
Editions: Flammarion

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VOLUPTUEUSE (Jules Tordjman)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2018



VOLUPTUEUSE

Comment la peindre ? Absente, tu l’invoques
— Elle est tantôt dessus, tantôt dessous —
Et tu la vois venir avec ses roues
D’or éveilleuses d’orgues.

La mer, la mer : faut-il qu’elle te charme
Par cette nappe au loin, de vif argent —
Ou qu’elle soit la grande aile qui rame
À perte d’horizon ?

Voluptueuse au clair du soir, tu sais
Qu’elle est encor la brusque, la sauvage :
Irradiée au feu de tes pensées,
La mer, braise et langage !

(Jules Tordjman)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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L’aube heureuse (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018



L’aube heureuse rit clair au sommet des maisons
Et les passants ont ce matin mille visages neufs
Et dans le vent j’aspire la senteur de ta robe frôlée.

Je sais ton âme claire comme une ville en fête
Et l’allégresse chante dans l’effort de ta marche
Et la lumière émue baise ta nuque blanche.

Une clarté profuse inonde ton visage
Et je découvre dans l’essor d’une joie imprévue
Comme une vie renouvelée parmi les choses familières.

Mes doigts s’émeuvent
à l’os sublime de ta hanche
où gît le sens véridique de la vie !

Une joie émerge de ton corps nu
neuve comme un flot de lumière,

jeune comme une voix d’enfant.
Et je presse entre mes mains heureuses,
Comme on fait d’un fruit pesant de soleil,
la plénitude d’or de ta chair irradiée.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: Anne-Marie Zylberman

 

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Pour la poésie (Varlam Chalamov)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



Pour la poésie

Si je ne perds pas mes forces,
Si je puis dire quelque chose,
C’est que tu es ma volonté et ma force.

Là est le sens de mon chant,
Là est l’accusation de mes mots
Et le simple secret de mon être.

Tu conduis mon âme
Par la mer et la terre,
Les plantes et les bêtes.

Tu me protèges des balles,
Juillet tu me le ramènes,
À la place des décembres éternels.

Tu cherches le bon passage,
Tu portes l’eau fraîche
À ma bouche toute sèche.

À toi je suis lié
Par toi irradié,
Je vais sans peur dans les ténèbres.

(Varlam Chalamov)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Anne-François-Louis Janmot

 

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Ô ange de lumière (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2017



Ô ange de lumière à l’irrêvée splendeur,fascinante beauté aux formes ravissantes,
admirable joyau de la création, étoile irradiée des érotiques feux,
diamant d’univers étincelant de grâce, très élégante femme aux généreux appâts,
non je ne trouve pas les mots qui conviendraient à définir ton charme ensorcelant d’amour,
ma lyre se taira pour mieux mettre en valeur les éclairs fulgurants de tes yeux envoûtants,
les accents de ta voix aux tendres inflexions et l’éclat de ton corps aux harmonies divines.

(Jean-Claude Demay)

 

 

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JAZZ DANS LA NUIT (René Dommange)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



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JAZZ DANS LA NUIT

Le bal, sur le parc incendié,
Jette ses feux multicolores,
Les arbres flambent, irradiés,
Et les rugissements sonores

Des nègres nostalgiques, fous,
Tangos nerveux, cuivres acerbes,
Étouffent le frôlement doux
Du satin qui piétine l’herbe.

Que de sourires épuisés,
À l’ombre des taillis complices,
Sous la surprise des baisers
Consentent et s’évanouissent…

Un saxophone, en sanglotant
De longues et très tendres plaintes,
Berce à son rythme haletant
L’émoi des furtives étreintes.

Passant, ramasse ce mouchoir
Tombé d’un sein tiède, ce soir,
Et qui se cache sous le lierre ;
Deux lèvres rouges le signèrent,

Dans le fard, de leur dessin frais.
Il te livrera, pour secrets,
Le parfum d’une gorge nue
Et la bouche d’une inconnue.

***

JAZZ IN THE NIGHT

The ball in the blazing park
Hurls its multicoloured flames,
The trees are on fire, radiating,
And the resounding roars

Of the mad, nostalgic Negroes,
Edgy tangos, biting brass,
Stifle the soft caress
Of satin that tramples the grass.

How many exhausted smiles,
In the shade of the complicit shrubbery,
Beneath the surprise of the kisses
Give way and faint…

A saxophone, as it sobs
Long and so tender lamentations,
Cradles to its breathless rhythm
The turmoil of furtive embraces.

You who pass by, pick up this handkerchief
Fallen from a warm bosom, this evening,
And that is hidden beneath the ivy;
Two red lips signed it,

With rouge, with their fresh outline.
It will give you for secrets
The perfume of a bare neck
And the mouth of a fair unknown.

(René Dommange)

 Illustration: Jean-Luc Lopez

 

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Ah, matin, matin (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2015



Ah, matin, matin,
ne sois pas seulement le matin de l’enfance ;
matin, pure clarté
de la maturité, jamais
plus reléguée par la vie ;
éternel présent, magique conquête !

— Ah, lumière de notre ombre,
au soir venu irradiée de nous,
avec la pureté d’une mère,
sur le pré secret des roses seules ! —

***

¡Ay, mañana, mañana,
que no lo seas sólo de la infancia;
mañana, lumbre pura
de la madurez, nunca
ya relegada por la vida;
presente eterno, májica conquista!

—¡Ay, luz de nuestra sombra,
echada de nosotros por la tarde,
con pureza de madre,
sobre el oculto prado de las rosas solas!—

(Juan Ramón Jiménez)


Illustration: Thomas-Alexander Harrison

 

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