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Poésie

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Je vous parle des murs (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2018



 

Je vous parle des murs

Si tu parles aux murs, fais attention, je te préviens fais attention.
Les murs sont comme ces plantes bizarres qui semblent fermées et quiètes.
Mais ce n’est pas vrai.
Un moment ou l’autre, elles s’ouvrent subrepticement — c’est toujours au contact d’une proie ingénue —
et elles se referment vous ayant happé irrémédiablement, et assimilé.
Et vous êtes encore là à les regarder comme si rien ne s’était passé.
Je vous en parle — des murs — et vous mets en garde, parce que j’en sais beaucoup sur leur comportement,
moi qui suis ennemi déclaré des murs, et qui leur tiens des discours offensants,
leur faisant entendre qu’ils ne sont pas de la race des portes et des fenêtres qui ont deux richesses :
le dedans et le dehors.

Les murs m’ont inoculé l’obsession du dehors.

(Guy Lévis Mano)

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Retombant sans cesse (Petr Král)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018



Illustration: Eric Itschert
    
… retombant sans cesse
dans cet insondable silence,
où déjà, tous ensemble
– sans jamais oser l’avouer –
nous sommes irrémédiablement ailleurs.

(Petr Král)

 

Recueil: Cahiers de Paris
Traduction:
Editions: Flammarion

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Diablerie (Alain Eludut)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2016



Au petit matin les murs se lézardent
– rien de ce qui tremble ne m’indiffère
Je sens les vibrations les secousses
j’attends la marque du divin
quelque chose comme « enfin te voilà, je t’attendais ».
Et tout serait dit – et tout serait confus, aussi.
Cependant, rien n’est plus clair
aucune signature en bas des murs,
ni chant sacré à mes oreilles
ne viennent troubler l’ordre du monde,
je suis bien seul – irrémédiablement.

(Alain Eludut)

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Le poulpe (Bernard Dimay)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2015


poulpe1

Le poulpe laissera s’échapper de ses flancs crevassés
les forces aveugles de la nuit totale.
Qui se répandront tout autour de lui,
irrémédiablement
comme un nuage d’encre…

(Bernard Dimay)

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