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Posts Tagged ‘(Ishikawa Takuboku)’

Un morceau de bois échoué au pied de la dune (Ishikawa Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2017



 

Un morceau de bois échoué au pied de la dune
Un coup d’oeil alentour
j’essaie de lui dire quelques mots

Comme le pauvre chant de cet insecte
on ne sait où
ce jour encore sans réconfort

Comme les joues brûlantes contre la neige
délicatement rassemblée
j’aimerais aimer

Sans raison
l’envie de courir à travers les prés
à bout de souffle

Mon ami, ne sois pas dégoûté
par les mendiants
J’étais comme eux quand j’avais faim

Il ne se passe rien
je prends aisément du poids
certainement quelque chose me manque

(Ishikawa Takuboku)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration

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Ce qui est triste (Ishikawa Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



Ce qui est triste
c’est qu’inlassablement attaché à mon ego
je sois un homme qui ne sache qu’en faire

(Ishikawa Takuboku)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Alain Chayer

 

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HORREURS D’UNE RUE D’ÉTÉ (Ishikawa Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2016



Sandra Nunes tram

 

HORREURS D’UNE RUE D’ÉTÉ
NATSU NO MACHI NO KYÔFU

Sous le soleil ardent de l’été
La peur et l’éclat sont dans le coeur des rails.
Un petit garçon de trois ans
Glisse des genoux d’une mère endormie
Et trotte vers la voie du tramway.

Étalage aux légumes défraîchis.
Hôpital aux rideaux immobiles.
Devant le portail clos du jardin d’enfants
Un chien blanc aux oreilles traînantes se couche,
Et dans la lumière sans limite
Une fleur de pavot est morte
Un cercueil de bois vert se fendille : langueur dans l’air de l’été!

Avec son bac la femme du marchand de glace
Sort malade sous une ombrelle cassée,
Et dans la ruelle s’ébranle
Le convoi d’un homme mort de béribéri : silence dans l’horreur
de l’été!
L’agent au carrefour ravale son bâillement,
Le chien blanc s’étire
Et cherche les ordures.

Sous le soleil ardent de l’été
La peur et l’éclat sont dans le coeur des rails.
Un petit garçon de trois ans
Glisse des genoux d’une mère assoupie
Et trotte vers la voie du tramway.

(Ishikawa Takuboku)

Illustration: Sandra Nunes

 

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J’ai acheté des fleurs (Ishikawa Takuboku)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2015



Quand j’ai vu tous mes amis si supérieurs à moi
J’ai acheté des fleurs et parlé à ma femme

(Ishikawa Takuboku)

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