Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘ivresse’

Qu’il est bon de rêver! (Bernard Bertrand)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2022


Maliowski_Nu couché-40P-100x73cm-600

Quelques caresses
Sur tes cuisses effilées
Une main qui ouvre
Ton bouquet parfumé
Mes lèvres en ivresse
Sur tes lèvres mouillées
Ma langue qui découvre
Et fouille tes secrets
… Qu’il est bon de rêver!

(Bernard Bertrand)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | 3 Comments »

AMOURS (Rainer-Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2022




Illustration: Freydoon Rassouli
    
AMOURS

Je ne sais ce qui m’arrive… Ne sais
quel plaisir je guette, mon coeur a
basculé, comme dans l’ivresse, et
mon désir est comme un chant.

Et la fille que j’aime a la joie dans les
veines, les cheveux pleins de soleil,
et les yeux de la Madone qui
aujourd’hui encore fait des miracles.

(Rainer-Maria Rilke)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

FUSION (Léo Schmidl)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2022



Illustration: Christophe Merlot
    
FUSION

Tu dispensas richesses sans mesure,
J’ai bu, ardent, la source tout entière,
Je te voyais, aveuglante lumière,
Tout l’univers sombrait dans l’aventure,

Jusqu’à ne plus sentir que la hantise
De cette ivresse, chute d’eau, prodigue
Roulant sur moi, rompant toutes les digues,
Lorsqu’abîmé en toi, je t’avais prise …

Entre le toi, le moi, plus de barrière …
Où s’étendaient l’une et l’autre frontière ?
Ton coeur au fond du mien battait sonore,

Les mots d’amour que tu soufflais encore
Rendaient en écho mon ravissement,
Et j’étais, moi, dans ton gémissement.

(Léo Schmidl)

Recueil: 35 siècles de poésie amoureuse
Traduction: Catherine Kany
Editions: Saint-Germain-des-Prés Le Cherche-Midi

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A toi je l’adresse (Tomonori)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2022




    
A toi je l’adresse
Cette branche aux tendres fleurs:
Seul qui sait l’ivresse
Des parfums et des couleurs
En mérite la caresse.

(Tomonori)

Recueil: Poëmes de la libellule
Traduction: Judith Gautier
Editions: Beaux-Arts de Paris

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Capter la liberté (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2022




    
Capter la liberté.
Saisir l’immense.
Les déchaîner dans mes mots.

Dire la proximité de la source.
La mutation des énergies.
L’ivresse d’exister hors du temps.

(Charles Juliet)

Recueil: Pour plus de lumière anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Tu es l’ivresse de la brume (Jean Orizet)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2021




Tu es l’ivresse de la brume
cette buveuse de soleil
mon oeuvre inéluctable

A l’aube tu surgis de la pâleur givrante
et la terre écrasée sous toi
ne peut plus rien

La vie semble figée
les grands monstres sommeillent
ta délivrante ubiquité fait merveille.

(Jean Orizet)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE FAUNE AMOUREUX (Yves Lisy)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021



LE FAUNE AMOUREUX

Dans le tapis des feuilles rousses,
Un faune d’or s’est pris les pieds.
On l’a vu qui courait en biais
Saoulé par l’arôme des mousses.

Il danse le petit sylvain !
Drapé des splendeurs de l’automne,
A son ivresse il s’abandonne
Car il est amoureux enfin !

Il voudrait séduire une étoile,
Mais pour l’atteindre il doit grandir.
L’aragne le voyant languir,
Lui tisse une échelle de toile.

Sait-il que sans laissez-passer
Il ne pourra plus redescendre ?
Les dieux vont le réduire en cendre
Avant qu’il puisse l’embrasser.

(Yves Lisy)

Illustration: Pablo Picasso

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

EXISTER (Jean-Pierre Michel)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2021




Exister
Sur l’aile de l’ivresse
Pour fuir le silence
Où l’âme se languit
Et goûter chaque instant
Au-delà du vertige
Quand le chant de l’amour
Fait entendre sa voix.

(Jean-Pierre Michel)

Illustration: Gabriel Lalonde

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

LE GRAND DÉFI (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021




LE GRAND DÉFI

I

Ton corps était tendu de grâce et d’insolence :
Le grand défi brillait d’un feu de diamant
dans tes yeux où l’amour en pleine virulence
rutilait comme un astre au fond du firmament.

Nous reprîmes le chant de nos premières fêtes :
Le monde de nouveau chancela sous nos poids,
tellement nous étions lourds de tous nos émois ;
royale tu m’ouvris les alcôves secrètes.

Aussitôt jaillissant du sarcophage d’or
telle tu m’apparus qu’en songe j’avais prise :
reine Néfertiti sans voile ni trésor,

ayant pour seul atour sa beauté reconquise
ou bien, livrée à la caresse de nos brises,
ondine d’Alassour, nymphe des lacs du Nord.

II

Royale tu m’ouvris les alcôves du ciel :
Par quel prodige, par quelle métamorphose
dans ton lit devenu l’axe de toute chose,
l’Univers retrouva son centre essentiel !

Ce fut le tourbillon fantastique des sens
pris soudain dans la ronde éternelle des astres.
Et tel fut le combat que jouant les désastres
il nous rongea les os et nous brilla le sang.

Cherchant de nos volcans les plus riches vestiges
nous tournions, nous tournions sur nos propres vertiges
avant la chute d’or dans le cratère en feu.

Le bonheur renaissait de la chaude coulée
des laves dévalant les flancs nus et nerveux
de ta divinité de nouveau révélée.

III

O Déesse, voici le temps de l’apogée :
La terre disparaît avec son rituel
et son cortège de soucis habituels.
C’est l’ivresse du ciel par l’amour propagée

qui déferle sur nous en beaux cyclones d’or.
Quelle force nous lance au-delà de nous-mêmes,
plus haut que notre rêve et plus loin que la mort.
Le zénith nous délivre un message suprême

pour franchir la frontière au col de l’infini.
Nous avons à passer la charge la plus lourde
dont un simple mortel se soit jamais muni.

Notre soif est si grande et si fraîche la gourde
que du désert brillant le sable et les rocailles
s’en trouvent attendris jusque dans les entrailles.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Musiques de la rue (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2021



 

Musiques de la rue : accordéons
Qu’une chanson amoureuse commente,
Rythme indistinct auquel nous suppléons,
Qui du meilleur de nous rit et s’augmente;

Clairons de cuivre au-devant des soldats,
Processions, chants des catéchumènes,
Marche guerrière ou psaumes presque bas
Psalmodiés par des lèvres amènes;

Toute la joie éparse dans le bruit :
Accords lointains qui traversent les vitres
De notre âme, violons dans la nuit,
Tambours mêlés aux boniments des pitres,

Fête des sons ! Ivresse des crincrins !…
Pourtant rien n’est plus triste, rien ne glace
Quand on fléchit pour sa part de chagrins
Que d’entendre la musique qui passe.

(Georges Rodenbach)

Illustration: Robert Gaucel

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :