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Poésie

Posts Tagged ‘jaune’

Soleil couchant embrasé (Emiko Ono)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2017



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Soleil couchant embrasé —
L’avers des feuilles jaunes d’hiver
dans le vent

(Emiko Ono)

Illustration

 

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Pardonne-moi (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2017


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La lumière du soir est jaune et vaste,
Et tendre la fraîcheur d’avril.
Tu viens avec tant d’années de retard,
Mais malgré tout je me réjouis de te voir.
Assieds-toi là, plus près de moi,
Que ton regard s’emplisse de joie.
Vois ce cahier bleu:
Ce sont mes vers d’enfant.
Pardonne-moi d’avoir vécu dans la tristesse,
Et de m’être si peu réjouie du soleil.
Pardonne-moi, pardonne-moi
D’avoir pris tant d’autres pour toi.

(Anna Akhmatova)

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Je lis dans les petites feuilles jaunes du bouleau (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2017



Je lis dans les petites feuilles jaunes du bouleau,
ruisselantes de pluie et résistant au vent qui les bat,
comme dans une lettre un peu hâtive
écrite par un Dieu pauvre.

(Christian Bobin)

Illustration

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LE SOLEIL (Georg Trakl)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



 

LE SOLEIL

Jour après jour le soleil jaune arrive sur la colline.
Belle est la forêt, le sombre animal,
L’homme ; chasseur ou berger.

Rougeoyant le poisson remonte dans l’étang vert.
Sous le ciel rond
Le pêcheur va doucement dans la barque bleue.

Lentement mûrissent le raisin, le blé.
Lorsque le jour calmement s’incline,
Tout prêt se tient un bien et mal.

Quand vient la nuit,
Le voyageur lève doucement les lourdes paupières ;
Du soleil perce dans un ravin obscur.

***

DIE SONNE

Täglich kommt die gelbe Sonne über den Hügel.
Schön ist der Wald, das dunkle Tier,
Der Mensch ; Jäger oder Hirt.

Rötlich steigt im grünen Weiher der Fisch.
Unter dem runden Himmel
Fährt der Fischer leise im blauen Kahn.

Langsam reift die Traube, das Korn.
Wenn sich stille der Tag neigt,
Ist ein Gutes und Böses bereitet.

Wenn es Nacht wird,
Hebt der Wanderer leise die schweren Lider ;
Sonne aus finsterer Schlucht bricht.

(Georg Trakl)

Illustration: Carlo Carra

 

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Une légère brise (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
une légère brise pousse les nuages blancs
vers les montagnes bleues
je marche au milieu des chênes et des hêtres
sur un chemin silencieux
ma joie, qui peut la comprendre

je ne ramène rien de la forêt
ni bois mort ni champignon
je cueille seulement un bouquet de silence
qui brûle doucement dans ma poitrine

dans l’herbe sèche piquée de fleurs jaunes et bleues
le vent soulève des vagues d’or
le ciel de septembre est vide et bleu
en bas, à travers les buissons d’aubépine
je vois la rivière qui serpente au fond de la vallée

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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Du côté de Belmont (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
du côté de Belmont

ah ! glaise, boue, chemin
bleu des montagnes vert à croquer
partout dans ce pur matin
paroles d’herbes et de baies

fleurs jaune d’or qui éclosent
gros yeux d’une grenouille
combien sommes-nous ainsi joyeux
buvant penchés cette eau clairette

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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Un papillon (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



Sur mon poignet nu
un papillon jaune
je n’ose plus respirer.

(Jean-Hugues Malineau)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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Parler écrire on sait faire (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017



Illustration: Salvador Dalí
    
Parler écrire on sait faire
mais voyez la saveur
dès que périr et guérir
et gain et perte
jouent dans la même paume
oui
passe ton chemin beauté
quitte le lit des apparences
et des métamorphoses
où fleurit jaune l’inconsolable

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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LA MER (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017



Illustration
    
LA MER

Assis dans la grande balançoire des collines
sur la route où poussait un clocher après l’autre
nous allions vers la mer à vastes enjambées
comme si nous avions chaussé les bottes de sept lieues
et quand le ciel devenait plus pâle
les champs plus jaunes, nous respirions fort
pour crier tout de suite à l’apparition
derrière les aigrettes d’oyats et les dunes
de la longue ligne bleue ou grise
imprévisible et grave comme Dieu

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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Ne me dis rien (Mawlana Rûmî)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2017




    
Regarde mon visage tout jaune et ne me dis rien !
Regarde ma douleur sans fin et de grâce, ne dis rien !

Regarde mon cœur en sang, regarde mes yeux en pleurs
Passe sur ce que tu vois, des pourquoi et des comment, ne dis rien !

Hier ton image vint à la porte de la maison du cœur
Frappa à la porte et dit : viens, ouvre la porte, ne dis rien !

Je me mordais les doigts pour ne pas hurler de désir
Il dit : Je suis à toi, ne te mords pas les mains, ne dis rien !

Tu es mon hautbois, sans mes lèvres ne gémis pas !
Tant que comme une lyre, je ne te pince pas, de la fortune ne dis rien !

Je dis : pourquoi traînes-tu mon cœur ainsi autour du monde ?
Il dit : où que je le traîne, viens vite et ne dis rien !

Je dis : si je ne dis rien, tu seras exaucé
Tu deviendras un feu et diras : entre et ne dis rien !

Comme une fleur, il éclata de rire et dis : entre et tu verras
Que le feu est tout fleurs, verdure et feuilles, ne dis rien !

Le feu devint tout entier fleur parlante et me dit :
Sauf de la douceur et la grâce de notre Aimé, ne dis rien !

(Mawlana Rûmî)

 

 

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