Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘jazz’

EN CETTE RUE (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



James Zwadlo  Pedestrians-25-

 

EN CETTE RUE

Ici même
En nos voix
En notre souffle
En jazz
En blues
En nos pas
En nos chimères
Nous allons
Nous venons
Entre puits et sources
Entre masques et clartés
Corps bientôt ombres
Coeurs bientôt muets
Ici même
En cette rue
En ce bruit
En ce jour
En cet instant

Sitôt là
Sitôt partis.

(Andrée Chedid)

Illustration: James Zwadlo

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

De réciter un soutra (Santoka)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2017



 

De réciter un soutra
ne couvre pas
le vacarme du jazz dehors

(Santoka)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | 2 Comments »

JAZZ DANS LA NUIT (René Dommange)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



jean-luc-lopez-jazz-solo-de-saxo-800x600

JAZZ DANS LA NUIT

Le bal, sur le parc incendié,
Jette ses feux multicolores,
Les arbres flambent, irradiés,
Et les rugissements sonores

Des nègres nostalgiques, fous,
Tangos nerveux, cuivres acerbes,
Étouffent le frôlement doux
Du satin qui piétine l’herbe.

Que de sourires épuisés,
À l’ombre des taillis complices,
Sous la surprise des baisers
Consentent et s’évanouissent…

Un saxophone, en sanglotant
De longues et très tendres plaintes,
Berce à son rythme haletant
L’émoi des furtives étreintes.

Passant, ramasse ce mouchoir
Tombé d’un sein tiède, ce soir,
Et qui se cache sous le lierre ;
Deux lèvres rouges le signèrent,

Dans le fard, de leur dessin frais.
Il te livrera, pour secrets,
Le parfum d’une gorge nue
Et la bouche d’une inconnue.

***

JAZZ IN THE NIGHT

The ball in the blazing park
Hurls its multicoloured flames,
The trees are on fire, radiating,
And the resounding roars

Of the mad, nostalgic Negroes,
Edgy tangos, biting brass,
Stifle the soft caress
Of satin that tramples the grass.

How many exhausted smiles,
In the shade of the complicit shrubbery,
Beneath the surprise of the kisses
Give way and faint…

A saxophone, as it sobs
Long and so tender lamentations,
Cradles to its breathless rhythm
The turmoil of furtive embraces.

You who pass by, pick up this handkerchief
Fallen from a warm bosom, this evening,
And that is hidden beneath the ivy;
Two red lips signed it,

With rouge, with their fresh outline.
It will give you for secrets
The perfume of a bare neck
And the mouth of a fair unknown.

(René Dommange)

 Illustration: Jean-Luc Lopez

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :