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Posts Tagged ‘(Jean Follain)’

CÉRÉMONIE (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2019



Henri Bruel_Le Rêve d'un Etrange Mariage- [800x600]

CÉRÉMONIE

La cérémonie
commença avec une lenteur composée
mais le vin provoqua des colères inhumaines
un bouquet tomba d’un corsage
l’entame d’une brioche
le soir vira au sombre
des corps s’étreignirent sous les lampes
un souffle pur monta de la terre
des portraits impassibles
aux murs souriaient.
Prisonniers de leur matière exploitée
des objets d’autrefois
se brisèrent au grand jour
du lendemain sur la terre fertile.

(Jean Follain)

Illustration: Henri Bruel

 

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L’hiver (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019




L’hiver la terre a sa belle voix
commémorante et haute ou sourde
comme alors elle abrite
le son clair des sabots
la jaune lanterne et la vierge alertée
dans la région bleue.
C’est la voix de traduction précise et simple.

(Jean Follain)

Illustration: Giacomo Balla

 

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Ils repoussent la cuillerée doucereuse (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019




…ils repoussent la cuillerée doucereuse
pour ne plus regarder au fond d’eux
qu’à jamais mort un cheval blanc qui s’en allait
dans leur saison d’enfance.

(Jean Follain)

Illustration

 

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Pierres et corps (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019


pierre

 

Des pierres de toujours
ou précieuses ou de foudre
des plus aiguës qui tombent
sur le champ du voisin
de celles du bord des mers
les corps vivants s’inquiètent
dans leurs fourrures
et peaux
portant leurs réserves de sang
leurs yeux fragiles
et leurs membres qui cherchent.

(Jean Follain)

Illustration

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Phénomène (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019



 

Une fille à pelage de bête
était montrée aux badauds
et ceux-ci repartaient
dans le couchant forain
cependant qu’elle
ayant fait sa journée
cassait l’oeuf du dîner
avec un couteau sombre
pour après s’endormir
dans l’odeur du ravin
que dominait la fête.

(Jean Follain)

 

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PAYSAGE DE RURALE DOULEUR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019




PAYSAGE DE RURALE DOULEUR

Des fruits tombent doucement sur la terre serrée
et le vieillard
au trop court capuchon d’enfant
suit le chemin
d’un pas menu jusqu’à l’extrême.
Un petit jardin de cives
tremblote sous les étoiles.
A l’habitation du tournant
une roue bleue au mur s’appuie,
le charron et ses aides
forment, mangeant debout, un groupe muet
semblant attendre pour réduire
dans un dernier effort
la misère et la peur du monde.

(Jean Follain)

Illustration

 

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O terre d’argile et de cendre (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2019




O terre d’argile et de cendre
de marne et de calcaire
respire et te tends toute entière
avec tes arbres et tes roses.

(Jean Follain)

 

 

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Quand le bois de nos meubles travaille (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019




Quand le bois de nos meubles travaille
dans un appartement sans rats
sans champignons
aux joints du parquet neuf
. . . . . . . . . . . . . . . . .
on se sent seul alors
ô soldats roux.

(Jean Follain)

 

 

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Ecouter (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019



 

Il y a ce qui rassure
et dort au coeur de la chose
on l’écoute
dans la boucle du fleuve
dans la houille éclairant
de ses brasiers
le corps de la jeune fille
qui s’expose à la vie
dans la ramure et le jour clair
ou dans la nuit poignante.

(Jean Follain)

 

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La haine en été (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019


 

Un oiseau lissait son plumage
on entendait sur le feu cuire
des viandes qui se brunissaient
et les légumes rouges et verts.
Dans une douceur usuelle
la haine montait sous le soleil
et parfois une femme criait
qui par mégarde se brûlait
aux charbons du foyer.
Familles dans la lumière
se lit votre humaine misère.

(Jean Follain)

 

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