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Poésie

Posts Tagged ‘(Jean Follain)’

En sa quête de Dieu (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2020


En sa quête de Dieu
L’homme ne trouva
Qu’une clef sous la neige.

(Jean Follain)

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La moindre fêlure (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2020



La moindre fêlure
d’une vitre ou d’un bol
peut ramener la félicité d’un grand souvenir
les objets nus
montrent leur fine arête
étincellent d’un coup
au soleil
mais perdus dans la nuit
se gorgent aussi bien d’heures
longues
ou brèves.

(Jean Follain)

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La voiture (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2020


Une voiture haute à cocher
passe dans des quartiers de misère
et l’on entend sonner
les sabots des chevaux
la liste des commissions est cette fois longue
la nuit va tomber sur un pan du monde
s’éveille l’autre.

(Jean Follain)

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On voit (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2020


Par le monde on voit
chambres rouges
avenues à flambeaux
femmes aux orteils posés
sur des terres chaudes
invitations à mourir
faites la nuit comme le jour
parfois près de l’usine atomique
des glaneuses penchées jusqu’au soir.

(Jean Follain)

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Les labours (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2020


Les labours s’étendent
pleins du fini de la substance.
Bien au-dessous du mur du son
tien mien forme et fond
se rejoignent
que les oiseaux chantent ou se taisent
près ou loin.

(Jean Follain)

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L’Aube (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2020



Un toit de maison puis l’étoile
au-dessus pâlissante
arrêtaient les regards d’un homme
qui se sentaient repris par le fin jeu des causes
plus bas les enseignes
dévoilaient leurs mots d’or
le bois, le fer, la pierre
imposaient leur présence
une fenêtre grande ouverte
montrait le mur d’ocre et l’armoire
et la main qui posait une cuiller de fer
sur la faïence d’une assiette
à l’ancien ébrèchement.

(Jean Follain)

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Il arrive (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2020


Il arrive que pour soi
l’on prononce quelques mots
sur cette étrange terre

(Jean Follain)

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Ignorants (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2020


On soutient
qu’il faut des années
pour épuiser la substance
d’une seule heure de la vie
cependant deux ignorants
se battent au couteau
au bord du précipice
en un coin du monde
à l’orée
d’une lande grise.

(Jean Follain)

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Ciseleuses de raisins (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2020


On entend marcher sur les chemins.
A chaque grappe
les ciseleuses de raisins
enlèvent les grains abîmés
tressaillantes aux appels
corps inquiet
un jour elles mettent au monde.

(Jean Follain)

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Imperturbable ciel (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2020


A quelques lieues d’une couche vide
coule un fleuve sacré
près des éclairs de couteaux
de nourritures offertes aux Dieux
au zénith des oiseaux
couleur d’ardoise ou de limon
une brume sur les confins
demandes et réponses se croisent
la terre l’eau le feu
se détruisent sous d’imperturbables cieux.

(Jean Follain)

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