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LA CHANSON DE TESSA (Jean Giraudoux)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2020



    

Illustration: Jeanne Fonseca

LA CHANSON DE TESSA
Paroles: Jean Giraudoux, Musique: Maurice Jaubert (1935)

Reste ici bas mon coeur fidèle,
Si tu t’en vas la vie est ma peine éternelle
Si tu meurs, les oiseaux se tairont pour toujours.

Si tu es froide, aucun soleil ne brûlera.
Au matin la joie de l’aurore
Ne lavera plus mes yeux.

Tout autour de la tombe
Les rosiers épanouis
Laisseront pendre et flétrir leurs fleurs.
La beauté mourra avec toi
Mon seul amour.

Si je meurs, les oiseaux ne se tairont qu’un jour,
Si je meurs, pour une autre un jour tu m’oublieras.
De nouveau la joie de vivre
Alors lavera tes yeux
Au matin tu verras
La montagne illuminée
Sur ma tombe t’offrir mille fleurs.
La beauté revivra sans moi
Mon seul amour!

(Jean Giraudoux)

 

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Où nous en sommes ? (Jean Giraudoux)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2019


 


 

ÉLECTRE.
– Où nous en sommes ?

LA FEMME NARSÈS.
– Oui, explique ! Je ne saisis jamais bien vite.
Je sens évidemment qu’il se passe quelque chose, mais je me rends mal compte.
Comment cela s’appelle-t-il,
quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché,
que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle,
que les innocents s’entretuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?

ÉLECTRE.
– Demande au mendiant. Il le sait.

LE MENDIANT.
– Cela a un très beau nom, femme Narsès.
Cela s’appelle l’aurore.

(Jean Giraudoux)

Illustration

 

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Quand le jour se lève (Jean Giraudoux)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



La femme Narsès: « Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui,
et que tout est gâché, que tout est saccagé,
et que l’air pourtant se respire et qu’on a tout perdu,
que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent,
mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ? »

Electre : « Demande au mendiant. Il le sait. »

Le mendiant : « Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore. »

(Jean Giraudoux)

Illustration

 

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