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Posts Tagged ‘(Jean Laude)’

Le vent. Le vent profond et noir (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



 

le Vent

Le vent. Le vent profond et noir. Or le vent immobile.

Très proche infiniment du centre, interrogeant l’obscur, avec une respiration inquiète, et des images sans images.

Qui suis-je, en cette chambre ? Il est un échange équivoque où tremble, dans l’espace des murs simultanés,

le présent simple

(Jean Laude)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

 

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Murailles des tempêtes (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2018



 

Hervé Rochoux  tempête9

Murailles des tempêtes, j’y cloue un fanal.
Banquises suspendues, surface d’un seul gris.

Il demande. J’ai demandé. Rien ne répond qu’un cri, un cri
que l’on isole
des basses tailles de la mer

La chambre alternative, et les remparts du temps.
Seulement ce fanal, et seulement ce clou, rouillé, qui se délite.

Le vent fut la banquise, infranchissable mur affronté la nuit,
et l’obscur m’interroge.
L’ombre envahit la houle. Il y a ce silence, en bordure de ciel,
la trace blanche d’un éclair.

Un cri, ce n’est qu’un cri, que l’on isole.
Et le cri meurt, insecte bref, fourbu, entre les lattes.

(Jean Laude)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Hervé Rochoux 

 

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Je regarde où j’écris (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018



 

Je regarde où j’écris, seulement où j’écris.
Je suis ici,
et seulement ici,
seulement où j’écris
dans l’espace
blanc
d’une feuille creusant le lit de tout ce que
j’ignore
et me portant à la rencontre de l’inconnu masqué.

(Jean Laude)

 
Découvert chez Lara ici

 

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De l’ongle, je contourne une ombre, pour mémoire (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2018



 

Ernest Pignon-Ernest extases 2131

De l’ongle, je contourne une ombre, pour mémoire.
Une lueur arrache le papier du mur. Il y a le silence,
la cicatrice d’un éclair, le silence.

Je marche dans la chambre, en ce réduit, il marche.
Il n’est ici qu’une parole. Une parole qui se forme.

L’abcès profond. Je vis en ce sommeil de l’arbre usurpé
par l’hiver. L’abcès profond de cette chambre.
Une douceur froide attriste les murs.
L’abcès profond de cette chambre est le profond fruit noir.

(Jean Laude)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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Plus douce sera l’amertume à nos lèvres (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018



Passé l’endroit où le buisson prit feu,
L’aurore a traversé la grande pluie nocturne.
Le brisement des corps après l’ombre captieuse
Mesure un mouvement que le corps accomplit.
À peine un souvenir, la rumeur d’une brise
Et, sur la crête des falaises,
Un pin tremble et simule un chiffre sur le ciel.

Le corps offert, les mains ouvertes, l’âme nue,
Sois celle qui n’est plus un songe,
Et plus douce sera l’amertume à nos lèvres.

(Jean Laude)


Illustration: Pascal Renoux

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A la rencontre de l’inconnu masqué (Jean Laude)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017



 

Agnès Bockel 66874

A la rencontre de l’inconnu masqué
Qui suis-je à ces confins dépossédés par le sable et le vent,
surpris d’une douceur de cendres ?

Devant la nappe intacte de la mer.

Qui suis-je en cette chambre où je ferme les yeux ?

Une barque s’enfonce en la vase attentive. Happé par l’épaisseur,
je m’ensable et dérive

(Dépossédé par le fer gris de l’eau,
la neige a goût d’étoile entre les dents, nuit du métal amer
étendu dans le vent,
surpris d’une douceur, l’attente me divise, et me retire.)

(Jean Laude)

Illustration: Agnès Bockel

 

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