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Poésie

Posts Tagged ‘(Jean Malrieu)’

Chacun s’en va (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018




    
Chacun s’en va selon son rythme
Avec un air de danse dans la tête,
La réalité dans les bras. Chacun est
Heureux, chacun est triste des mêmes choses.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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LA PAYSANNE (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2018



Illustration: Jules Bastien-Lepage
    
LA PAYSANNE

Âpre, cette femme dit n’aimer personne, mais ce n’est pas vrai.
Elle est dure,
Se défend pied à pied.
Elle mourra dans cette lumière, adossée au néant.
Humilié de sa défaite
Son corps voudrait gémir. Elle le châtie,
Et tient, au creux de la poitrine, une fleur crispée
Sans savoir qu’elle est son offrande.

(Jean Malrieu)

 

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Nul ne signe l’éclair (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



Illustration: Francisco de Goya 
    
Nul ne signe l’éclair.
Nul ne dit à l’ombre montante, arrête toi.
Quelque part s’organise un complot.
La destruction s’avance.
Les visages sont encore heureux.
N’explique pas, désarroi,
Ce qui pleure, ce qui a froid
Ce qui est noir est aussi l’azur.

(Jean Malrieu)

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On a frappé (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



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On a frappé,
Le vent en personne
Apporte le sel.
Vous trouverez bien une place
Dans l’armoire
Entre le sachet de lavande
Et l’espoir
Pour ne pas crier.

(Jean Malrieu)

 

 

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Le mot bleu (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017



    

Le mot bleu fait partie de l’impossible.
Une note colorée déplace le centre.
Cela pourrait être une veste oubliée sur un portail,
Comment entrer dans ce cadre à mille lieues ?
Il n’y a pas de porte.
C’est écrit avec des signes solaires
D’une écriture phénycienne avec des taches de lichen.
Le sphynx étire ses pattes.
Un homme vient de passer.
Il y a des remous. L’air est habité.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Ne parle pas (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017




    
Ne parle pas. Ne parle pas. Ne parle pas.
L’air va fleurir. C’est un bouquet triste
Vite fané. Sois prêt, le mur va s’ouvrir
Et tu verras le versant de l’autre monde.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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La route est pleine (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017



Illustration
    
La route est pleine
de chansons inouïes

Et le cœur
de fleurs saccagées.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Ce qui m’intéresse c’est la joie (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017



Illustration: Malel

    
Ce qui m’intéresse c’est la joie.
Elle ne vient pas par le chemin des palmes,
Elle chante derrière quelque chose,
Perpétuellement en route. Comme l’eau
Derrière le rocher, le vent derrière la porte :
Apprivoiser les mots, leur laisser passage
Entre les arbres. Par quelle route non pavée
Viennent l’adoration et la magie ?

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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C’est dans le sommet que j’habite (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
C’est dans le sommet que j’habite,
Où la lumière est crue.
Une herbe tendre comme une croupe.
Paysage masculin, féminin,
Hanté de plaques tournantes,
Autant d’arbres, autant de cadrans
Et personne pour lire l’heure.
C’est avant le déluge
Promis à la destruction,
Détruit avant d’être créé,
Quelque chose comme l’innocence non révélée,
Le bleu clair qui sonne
Dans un air sans tympan,
Un dieu sans visage enfoui dans le cœur de l’arbre,
Mais qui ordonne tout
A partir de l’ombre ou du jour, on ne sait pas.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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Les chemins mènent tous au secret (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Les chemins mènent tous au secret.
Ils s’infléchissent à quelque tournant,
on marche ainsi en pays réel
et puis soudain hors du temps mesurable.

On se retrouve enrichi de quelque épaisseur de vie étrange
comme si l’on avait déjà vécu plusieurs existences.

Pays à la brisure du crépuscule
comme s’il voulait signifier qu’il est tard
mais toujours temps.

On ramène alors de ces sortes de regards, de ces voyages,
la connaissance de l’être dilaté,
perméable au possible, un réel annexé, magnifié.

Dans ces randonnées en pays de vertige,
toujours hâtives, on grandit.

Il reste de ces fulgurations une ivresse toujours plus menaçante,
une drogue plus exigeante qui demande, au péril de la vie,
toujours plus d’audace.

C’est la vie multipliée dans les humbles choses
qui débouchent sur la largesse et l’illumination.

Alors le respect devient amour.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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