Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘(Jean Tortel)’

Pour s’intégrer (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Illustration: John Poppleton

    
Pour s’intégrer il suffit.
De toucher le corps encore.
Nu encore.
Intérieur à lui-même.
Tel qu’il est.

(Jean Tortel)

 

Recueil: Arbitraires espaces
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Il ne se résorbe (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Illustration: Josephine Wall  
    
Il ne se résorbe.
Jamais ne se lasse pas.
D’être on dirait au contraire.
Qu’il s’accumule dans les choses.
Heureuses déclarantes.
Que c’est ainsi dans celles.
Qui fréquentent l’orage et peut-être dans moi.

(Jean Tortel)

 

Recueil: Arbitraires espaces
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Très beau (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2019



Illustration: Benjavisa Ruangvaree

    

Très beau.

Calme en apparence.

Même les murs.

Sont clarté le bonheur d’être là.

Incarne l’évidence.

(Jean Tortel)

 

Recueil: Arbitraires espaces
Traduction:
Editions: Flammarion

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA BOITE NOIRE (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018




LA BOITE NOIRE

Voûtée lisse et
Travaille la boîte
Interdite aux yeux.

A partir du creux
Et dans l’humide
Les lucioles extrêmes
Echardent les os les plus durs.

J’y suis.

Dedans.

C’est moi qui.

C’est quand
Mes cellules remuent
(Sans moi) que

J’y suis.

Etanche, impénétrable sauf
Qu’elle s’ouvre sur un caillou
(Coule et s’abîme dans les yeux)

Remue un peu mou
(Sans doute)
Un peu gluant de tant d’images
De partout venues.

Se concentrent
Là-dedans à l’étroit
Rosâtres dans les canaux.

Dedans
Cela circule
Par battements même la nuit

Et quand on ne sait pas

Si ça circule.

La ligne est d’ombre entre celui
Qui regarde et cela
Qui se fait regarder

S’ouvre et se ferme appel
Et distance l’écartement

De l’ombre différente qui
Bougea pour signifier
L’infranchissable.

Le noir et le blanc ce n’est
Pas le jour et la nuit
Ni qu’on regarde.

Plutôt le ciel inconcevable
Ou bien le rectangle vide avec
Le tracé.

(Jean Tortel)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dissocié de moi-même (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2018



Dissocié de moi-même,
dépossédé de toute forme dès que l’inexprimable m’envahit,
je n’ai plus de nom et rien ne me concerne plus,
pas même une Mort qui ne peut être appréhendée
que dans une absence totale de contact

(Jean Tortel)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

… Si je suis un (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018


mur8253wx6


… Si je suis un je ne suis pas
Quand je suis deux ma femme m’aime
Si je suis trois je connais tout
A partir de quatre le mur

(Jean Tortel)

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Promeneuse du rêve (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017



Promeneuse du rêve

Elle, dormeuse chaste en l’ombre qui s’incline
Promeneuse du rêve à demi convoité
Sur le treillis d’azur pâle des yeux lactés,
S’abandonne distraite à la candeur câline…

(Jean Tortel)

Illustration: Lempicka

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

D’autres tentatives inconnues pour aboutir au bonheur (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2016




Le couteau sur la table à côté du verre de vin,
Deux yeux qui regardent la place vide,
Une lampe qui roule au gré de la pente du monde
Et d’autres tentatives inconnues pour aboutir au bonheur.

(Jean Tortel)

Illustration: Henri Jannot

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

LA ROSE EN SA TENEBRE (10) (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2016




LA ROSE EN SA TENEBRE (10)

Elle a l’air ouverte
Quelques pétales s’écartent comme exprès
Pour nous faire croire

Toucher un sein ne suffit pas
Un sein toujours fermé

Celle des sables au moins est dure
On sait qu’elle éclatera
Blessure toute prête attendant de couper

Céder au doigt comme un oiseau
Etre la plaie la peur l’aurore
On l’imagine deviné
Par la tendresse
Ce n’est pas vrai

(Jean Tortel)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LA ROSE EN SA TENEBRE (9) (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2016



 

LA ROSE EN SA TENEBRE (9)

Frappe à la porte de la rose
Elle ne s’ouvrira pas

(Jean Tortel)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :