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Poésie

Posts Tagged ‘(Jeanne Bessière)’

La demeure (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2019



Le feu comme une parole
La mer comme un souvenir
vague sur vague à rebours
à l’écume enchevêtrée
quelques mots incandescents

Un labour d’algue et de sel
où germent les coquillages
une muraille de vent
sable espace chair et sang
bâtis de ciel et de briques

Un corps comme un paysage
je n’ai pas d’autre demeure

(Jeanne Bessière)


Illustration: Jean-Pierre Augier

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La demeure (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Le feu comme une parole
La mer comme un souvenir
vague sur vague à rebours
à l’écume enchevêtrée
quelques mots incandescents

Un labour d’algue et de sel
où germent les coquillages
une muraille de vent
sable espace chair et sang
bâtis de ciel et de briques

Un corps comme un paysage
je n’ai pas d’autre demeure

(Jeanne Bessière)

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En germe (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2016



En germe : bruit
Pétale chute sur le bois
Pollen de l’œil anémone
En germe : faim
Salle close sur un doute
Marches taillées au pic
Biseaux facettes becs d’oiseaux
Coupe blanche sur le lin
Les marches sont très hautes
Des fruits violets
Bons à flairer
A dévorer vivants
Des langues dures qui flamboient
Agaves meurtrissures
J’ai replié les feuilles sur leur sang
Ouvert aux lampes sans visages
Balisé l’ombre
Taches d’encre
Mon destin se lit à l’envers
Dans les veines rousses du bois.

(Jeanne Bessière)

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Le ventre de la nuit (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016



Va je m’enliserai je ferai ce naufrage
à contresens et le visage clos
remontant le courant des gestes
des images
Les souvenirs dans un sanglot
balayés _ que m’importe si la route obscure
tournoie si déchiré
le corps se reconstruit selon sa déchirure
écartelé démantelé
Le ventre de la nuit s’est ouvert à cet orbe
nouveau tu gravites déjà
un long désir couloir d’ombre t’absorbe
et tu meurs pas à pas
tant que saigne ta vie
abandonnée infiniment
ô sève dur plaisir de la mort consentie
vienne le plus terrible instant

(Jeanne Bessière)

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Soleil en croix (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2015



Soleil en croix blancheur défaite
La cendre se glissa jusque sous les paupières
L’ombre fut rose grise presque rouge
La nuit qui connaissait la gravité des noirs
Et le sens inversé des couleurs
La nuit se fit nudité puis silence
Qui ne s’est regardé
Au linge noir des véroniques d’ombre
Qui ne s’est tu
Pour entendre brûler son âme

(Jeanne Bessière)

 

 

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Va je m’enliserai (Jeanne Bessière)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2015



Va je m’enliserai je ferai ce naufrage
à contresens et le visage clos
remontant le courant des gestes des images
Les souvenirs dans un sanglot
balayés — que m’importe si la route obscure
tournoie si déchiré
le corps se reconstruit selon sa déchirure
écartelé démantelé
Le ventre de la nuit s’est ouvert à cet orbe
nouveau tu gravites déjà
un long désir couloir d’ombre t’absorbe
et tu meurs pas à pas
tant que saigne ta vie
abandonnée infiniment
ô sève dur plaisir de la mort consentie
vienne le plus terrible instant

(Jeanne Bessière)

 

 

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