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Posts Tagged ‘jeune femme’

LES PERLES DE JADE (Tchan-Tiou-Lin)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019



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LES PERLES DE JADE

J’ai vu passer la première épouse du grand Mandarin Lo-Wang-Li ;
elle se promenait à cheval près du lac,
dans l’allée où la lune blanchit les feuilles de saule.

En se promenant elle a laissé tomber de son cou quelques perles de jade ;
un homme, qui se trouvait là, les a ramassées et s’est enfui très joyeux.

Mais moi, je n’ai pas ramassé de perles,
parce que je regardais seulement le beau visage de la jeune femme,
plus blanc que la lune dans les feuilles de saule,
et je m’en suis allé en pleurant.

(Tchan-Tiou-Lin)

 

 

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AU COEUR BRISE (Wang Jian)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019



AU COEUR BRISE

Oh ! Les saules pleureurs
Oh ! Les saules pleureurs
Seuls au crépuscule
Gémissent à l’embarcadère
Debout sur le bateau perdu
dans le cours d’eau qui s’étend à perte de vue
La jeune femme du commerçant pleure
Au coeur brisé
Aux entrailles percées
Deux francolins s’envolent séparés
dans l’obscurité

(Wang Jian)

 

 

 

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Cerisier des monts (Fuzen)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2019



Cerisier des monts
elle a sauté le ruisseau
la jeune femme

(Fuzen)


Illustration

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Longue promenade (Albert Camus)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018



Annette Poupard  (60)

Longue promenade.
Collines avec la mer au fond.
Et le soleil délicat.
Dans tous les buissons, des églantines blanches.
Grosses fleurs sirupeuses, aux pétales violets.
Retour aussi, douceur de l’amitié des femmes.
Visages graves et souriants de jeunes femmes.
Sourires, plaisanteries et projets.

On rentre dans le jeu.
Et, sans y croire, tout le monde sourit aux apparences
et feint de s’y soumettre.
Pas de fausses notes.

Je tiens au monde par tous mes gestes,
aux hommes par toute ma reconnaissance.

Du haut des collines
on voyait renaître sous la pression du soleil
des brumes laissées par les dernières pluies.
Même en descendant à travers bois,
en m’enfonçant dans cette ouate,
le soleil se devinant au-dessus et cette miraculeuse journée
dans laquelle les arbres se dessinaient.

Confiance et amitié,
soleil et maisons blanches,
nuances à peine entendues,
oh ! mes bonheurs intacts qui dérivent déjà
et qui ne me délivrent plus dans la mélancolie du soir
qu’un sourire de jeune femme
ou le regard intelligent d’une amitié qui se sait comprise.

(Albert Camus)

 Illustration: Annette Poupard 

 

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Pour ma part, j’ai traversé trois grandes étapes (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2018



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
Pour ma part, j’ai traversé trois grandes étapes.
Tout d’abord, jeune femme,
la vita activa,
j’étais toute puissante et je me passais de toute transcendance.

Puis, la vita contemplativa
m’offrit les clés de la révélation que tout était Dieu.

Et puis maintenant, troisième étape,
voilà que ces deux univers interfèrent
dans un étrange jeu ondulatoire.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: Le livre de poche

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La jeune veuve (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



Illustration: Alfred Stevens
    
La jeune veuve

Soudain vieillie en son combat
la jeune femme sur qui tombe la mort
comme guerre sur l’aurore.
Elle est la clé d’une mutinerie
contre la vie, celle aux seins de voiles,
capitaine au long cours d’amour
à la cuisse de chair,
peuplée
de cratères et d’orages fondateurs.
Elle porte son mal ravaudé
de fantasmes et son enfer
d’un ciel sans heures
celle du jamais, du jadis et du jasmin
la jeune femme sur qui tombe la mort
comme grêle au printemps
celle du toujours, du parfait, du regret
arraisonnée au port de l’absolu
nue soudain en sa défaite.

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

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CHANSON SUR LE FLEUVE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018




    
CHANSON SUR LE FLEUVE
Li-Taï-Pé

Mon bateau est d’ébène ;
ma flûte de jade est percée de trous d’or.

Comme la plante, qui enlève une tache sur une étoffe de soie,
le vin efface la tristesse dans le cœur.

Quand on possède de bon vin, un bateau gracieux et l’amour d’une jeune femme,
on est semblable aux génies immortels.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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LA FEUILLE DE SAULE (Tchan-Tiou-Lin)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2018



Chikanobu

 

LA FEUILLE DE SAULE

La jeune femme qui rêve accoudée à sa fenêtre,
je ne l’aime pas à cause de la maison somptueuse
qu’elle possède au bord du fleuve Jaune ;

Mais je l’aime
parce qu’elle a laissé tomber à l’eau une petite feuille de saule.

Je n’aime pas la brise de l’est
parce qu’elle m’apporte le parfum des pêchers en fleurs
qui blanchissent la Montagne Orientale ;

Mais je l’aime
parce qu’elle a poussé du côté de mon bateau
la petite feuille de saule.

Et la petite feuille de saule, je ne l’aime pas
parce qu’elle me rappelle le tendre printemps qui vient de refleurir ;

Mais je l’aime
parce que la jeune femme a écrit un nom, dessus,
avec la pointe de son aiguille à broder,
et que ce nom, c’est le mien

(Tchan-Tiou-Lin)

 Illustration: Chikanobu

 

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LA FLEUR DE PÊCHER (Le Livre de Jade)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2018



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LA FLEUR DE PÊCHER

J’ai cueilli une petite fleur de pêcher
et je l’ai apportée à la jeune femme
qui a les lèvres plus roses que les petites fleurs.

J’ai pris une hirondelle noire et je l’ai donnée à la jeune femme
dont les sourcils ressemblent aux deux ailes d’une hirondelle noire.

Le lendemain la fleur était fanée,
et l’oiseau s’était échappé par la fenêtre,
du côté de la Montagne Bleue
où habite le génie des fleurs de pêcher ;

Mais les lèvres de la jeune femme étaient toujours aussi roses,
et les ailes noires de ses yeux ne s’étaient pas envolées.

(Le Livre de Jade)

 

 

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Ce souvenir que l’on cache (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2018



Illustration: Pascal Renoux
    
Ce souvenir que l’on cache dans ses bras, à travers la fumée et les cris,
Comme une jeune femme échappée à l’incendie,
il faudra bien l’étendre dans le lit blanc de la mémoire, aux rideaux tirés,
Et le regarder avec attention.
Que personne n’entre dans la chambre!
Il y a là maintenant un grand corps absolument nu
Et une bouche qu’on croyait à jamais muette
Et qui soupire : e Amour », avec les livres mêmes de la vérité.

(Jules Supervielle)

 

Recueil: Le forçat innocent suivi de Les amis inconnus
Traduction:
Editions: Gallimard

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