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Poésie

Posts Tagged ‘joie’

Peux-tu parler du chant (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2017



Peux-tu parler du chant,
Toi qui mets le silence
Au-dessus de tout?

Oui, seul
Peut apprécier le chant

Celui qui confie
Sa joie au silence.

Seul celui-là
Sait peser le chant.

(Guillevic)

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Il y a possibilité de joie (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2017



Dans la clairière,
Roche blanche, tout,

Aussi bien le ciel
Que les feuillages,
Tout dit comme toi:

Puisqu’il y a lumière
Il y a possibilité de joie.

(Guillevic)


Illustration

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Si tu restes avec moi (Gottfried Heinrich Stölzel)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



Si tu restes avec moi, alors j’irai en joie
Vers ma mort et mon doux repos.

Ah ! comme elle serait heureuse, ma fin,
Tes jolies mains fermant mes yeux fidèles !

***

Bist du bei mir, geh’ ich mit Freuden
zum Sterben und zu meiner Ruh’, zum Sterben und zu meiner Ruh.
Bist du bei mir, geh’ ich mit Freuden
zum Sterben und zu meiner Ruh’, zum sterben und zu meiner Ruh.
Bist du bei mir, geh’ ich mit Freuden
zum Sterben und zu meiner Ruh’, zum sterben und zu meiner Ruh.
Ach, wie vergnügt wär’ so mein Ende,
es drückten deine schönen Hände mir die getreuen Augen zu !
Ach, wie vergnügt wär’ so mein Ende,
es drückten deine schönen Hände mir die getreuen Augen zu !
Bist du bei mir, geh’ ich mit Freuden
zum Sterben und zu meiner Ruh’, zum Sterben und zu meiner Ruh.

(Gottfried Heinrich Stölzel)

Illustration: Alain DENEFLE

 

 

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Sous les oliviers (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



Sous les oliviers mille roses bleues dansant sur du soleil
une image de l’eau dans une image du vent
La joie vient la joie s’en va sans parler d’elle une
pensée de tous les jours m’apprend qu’elle était là
Beau soir d’automne La transparence et la fraîcheur
sont les aveugles d’une mer claire
Qui se dirige avec les mains

(Joë Bousquet)

Illustration

 

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TEMPS (Michel Houellebecq)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



TEMPS

Au fond j’ai toujours su
Que j’atteindrais l’amour
et que cela serait
un peu avant ma mort.

J’ai toujours eu confiance,
Je n’ai pas renoncé
Bien avant ta présence,
Tu m’étais annoncée.

Voilà, ce sera toi,
Ma présence effective,
Je serai dans la joie
De ta peau non fictive.

(Michel Houellebecq)

Illustration: Jean-Claude Forez

 

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Ces oiseaux que tu vois voler sur le mur (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



 

Ces oiseaux que tu vois voler sur le mur
ne sont que l’ombre de mes paroles
des îles
des tempêtes
des paysages éphémères
même les souvenirs d’un long voyage
apparaissent sur la pierre lisse du mur
parmi d’autres choses attirées
par le regard de la pensée

ce couple de poissons volants
qui vient de frôler ta chevelure
n’a jamais existé hors d’ici

nous n’avons pas besoin du ciel
nous n’avons pas besoin de la
neige ou de la mer
nous avons déjà allumé un feu de joie
sur la côte sauvage de notre chambre
à peine avons-nous besoin d’avoir un nom

(Luis Mizón)

Illustration

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MONDES FRAGILES, CHOSES FRÊLES (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



MONDES FRAGILES, CHOSES FRÊLES

Il y eut des jours d’errance, de doute
sur les mers du temps, la peur abyssale
que rien ne surgisse, plus une étoile
en cette nuit intérieure.

O joie promise, royaume annoncé
qui serait au loin, fécondé par la lumière
— ébauche de vie sous la vie même.

Ainsi vas-tu, des années durant
sans relâche chercher cette grotte
au coeur de l’être, l’union de ton souffle
à celui du monde.

*

Il y eut des jours où seule la fatigue
en l’avancée, telle une ombre
où baigne l’errant, érige un mur
jusqu’à soi, puis un autre
et un autre encore.

Plus que fatigue, ta route
— pèsement, ta vie.

Alors, tu vas, par où règne l’Un
tu recueilles le chant
comme fragments de clarté
pris à ses filets.

*

L’obscur sonde, pénètre ton âme
le temps soulève la pesée des jours
Ô mêmes ailes, d’arbres et d’oiseaux
qui s’ouvrent, fléchissent sous le vent —
tu retournes le sablier des ombres
et se renverse la splendeur.

Telle une épave, ton pas
ne flotte ni ne s’appuie
en cette danse conduite par l’aveugle
où mène l’ultime pas, quel chemin
formé de tous les chemins
pour l’âme indécise?

Tout se passe dans le cercle silencieux
du temps ; tout vient à nous
s’unit en nous à la lumière.

Le jour tombait. Ton coeur
s’alourdissait de ces mots
car tu luttais encore
contre la lumière.

Que disait-elle, cette voix?
Quelle puissance t’étreignit alors
pour te rendre à une terre de joie?

Jusqu’à l’ombre, tu avances, ombre
amarrée à cette lointaine frontière
qui te sépare de toi-même.

(Hélène Dorion)

Illustration: Léon Bonnat

 

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On reste là des heures dans le pays calme (Antoine Emaz)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



on reste là
des heures
dans le pays calme

avant après
d’un même blanc

sans peur ni joie
vide dans le vide

on tient sans mal

(Antoine Emaz)

Illustration: Irina Kotova

 

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Clapotis de rivière (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



 

Clapotis de rivière, frais. Des restes
d’affliction, se mêlant
à l’encore innommable.
Sillage d’un chaland, limon, et automne. Des sources
bouillonnent, un brin
de varech
tournoie sur l’exubérant
petit-lait de l’écume — tandis qu’un tesson
percé d’un clou, par deux fois, te dépasse, trouvant
refuge
dans les yeux débarrassés
de la joie.

(Paul Auster)

Illustration

 

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N’étant que des hommes, nous marchions dans les arbres (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2017



 

N’étant que des hommes, nous marchions dans les arbres
Effrayés, abandonnant nos syllabes à leur douceur
De peur d’éveiller les freux,
De peur d’arriver
sans bruit dans un monde d’ailes et de cris.

Enfants nous nous serions penchés
Pour attraper les freux endormis, sans briser de brindilles,
Et après une douce ascension,
Élevant nos têtes au-dessus des branches
Nous nous serions émerveillés des étoiles inaltérables.

Loin de la confusion, telle est la voie
Tel est le prodige que l’homme sait
Loin du chaos parviendrait la joie.

Cela est la beauté, disions-nous,
Enfants émerveillés par les étoiles,
Cela est le but, cela est le terme.

N’étant que des hommes, nous marchions dans les arbres

(Dylan Thomas)

Découvert chez Lara ici

Illustration

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