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Poésie

Posts Tagged ‘jonquille’

PRIVILÈGE (Claude Sernet)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2017



Illustration: Girodet de Roussy
    
PRIVILÈGE

Un oiseau de passage
Un oiseau sur la branche

Une étoile inconnue
Une étoile à connaître

Et le nom de cette heure
Et l’amour qui la nomme

Hirondelle ou mésange
Marguerite ou jonquille

Je les cherche et les trouve
Je les trouve et les chante

Bel oiseau, belle étoile
— Nous chantons pour leur plaire

(Claude Sernet)

 

Recueil: Les Pas recomptés
Editions: Seghers

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SIMPLICITÉ (Jeanne Catania)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2017



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
SIMPLICITÉ

Amour
Laisse venir
La belle qui aime et réjouit
Facile
Simple

Le corps ouvre son sein
Son coeur se livre bien
Effleurer
Effeuiller
Effacer
Luise le soleil
Fleurissent les jonquilles
Éclairent les étoiles
Terre ô ciel
La paix descend
Femina
Éclat d’être
Une planète
Ouïr et jouir
Jouer et rejouer
Perdre et se perdre
Encore
Dédore l’infini rose
Abolies et polies
Toutes les faces à temps
Chantées
Les fables des amants
Osent rougir les sables
Où coulent les ciels bleus
Brûlent les parfums doux
Fondent les sels marins
Une plume vole
Vers l’horizon à court
Oh ! Il nous fuit déjà…

(Jeanne Catania)

 

Recueil: Revue Vagabondages
Editions: Cherche Midi

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Je suis fille… (Yvonne Le Meur-Rollet)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2017



 

Alexandre Jacques Chantron  1_0

Je suis fille…

Je suis fille de l’eau des étangs et des sources.
Je sais depuis toujours
Où poussent les jonquilles,
Où pleurent les grands saules,
Où glissent les anguilles,
Où les joncs bleus murmurent
Les secrets des amants
Dont les ombres se mêlent
Sous les troncs des sureaux.

Je suis fille des bois de hêtres et de frênes.
J’ai gravé dans l’écorce
Des serments révolus.
J’ai lu sous les futaies
Les romans interdits où galops et baisers
Menaient à une chambre
Crépitante de bûches
Dont les flammes dansaient au rythme des désirs.

Je suis fille nourrie
Au pays des mirages,
Au pays des silences,
Des soupirs, de l’ennui.
Et les hommes qui passent
Me regardent sans voir le feu qui me consume.
De loin,
Je les regarde :
Ils me font un peu peur :
Leurs ventres sont trop gros, leurs rires sont trop forts
Et leurs mains sont trop moites.

Moi, je rêve toujours d’un poète au teint pâle,
D’un amoureux fragile
Qui marche près d’un lac
Où le temps se suspend aux lames des roseaux.

(Yvonne Le Meur-Rollet)

Illustration: Alexandre Jacques Chantron

 

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Tubéreuse et jonquille (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2017



Tubéreuse et jonquille

—L’autre jour, disait la Jonquille, mon maître,
en me montrant à un de ses amis, s’est écrié:
voyez cette jolie fleur, c’est le désir.

—Moi, répondit la Tubéreuse, je suis la volupté.
—J’aime bien mieux être le désir.
—Cela vous plaît à dire, mais tout le monde n’est pas de votre avis.
—Vous ne venez qu’après moi.
—Mais je vous fais oublier.
—Sans moi vous n’existeriez pas. Je vous fais naître.
—Moi, je vous ressuscite.

La conversation, comme on le voit, avait pris une tournure assez métaphysique.
Le champ était vaste, et les deux fleurs pouvaient disputer longtemps avec des avantages égaux.
Entre le désir et la volupté, entre la jonquille et la tubéreuse,
ce n’est pas nous qui oserons décider.
Heureusement, le Ramier n’éprouvait pas les mêmes scrupules:
Pour vous juger, je n’ai qu’à voir la manière dont les hommes vous traitent;
la nature a pris soin de multiplier la jonquille;
elle abonde dans les prés, elle s’épanouit à côté des fleurs les plus simples.
Son parfum est doux sans être enivrant.
Sa tête penchée qui semble cachée sous un voile blanc,
sa robe verte d’espérance charment le regard.
L’homme aime à s’entourer de jonquilles.
Sur la fenêtre du pauvre, sur la cheminée du riche, partout, elle est bien accueillie.
C’est que le désir plaît.

Quant à vous, madame la Tubéreuse, c’est autre chose.
Vous êtes originaire de l’Inde, vous êtes fille de la terre d’où nous viennent tous les poisons.
Vos grandes fleurs blanches lavées de rose séduisent, il est vrai, par leur beauté,
mais leur parfum ne peut se sentir longtemps.
En vous voyant pour la première fois un charme puissant s’empare des sens,
on voudrait se livrer tout entier au plaisir de vous respirer,
mais bientôt une fatigue étrange remplace cet enivrement passager.
On vous éloigne, on vous évite, on craint de vous approcher.
C’est que la volupté tue.

Les sages seuls sont de l’avis du Ramier.
Le reste des hommes hésite encore entre le désir et la volupté.

(J.J. Grandville)

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Les jonquilles (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



 

Les jonquilles
commencent comme des joncs
et finissent comme des quilles.

(Laurent Albarracin)

 

 

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J’ai rêvé d’un oiseau (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016



J’ai rêvé d’un oiseau
ma voisine a rêvé d’une cage.
J’ai rêvé d’un bateau
tu as rêvé d’un naufrage.
Un poisson a rêvé d’une île
et ma mie a rêvé de la mer.
Décembre a rêvé d’avril
la neige a rêvé de jonquille.
Un enfant rêve d’une rivière
une marelle rêve de jeunes filles.

Un roi rêve de liberté
une bergère rêve d’un roi.
Un cul-de-jatte rêve de sandale.
Une laveuse rêve d’un divan
tout en duvet d’oiseau.
La cage rêve d’une mésange
et la mésange rêve de toi
mon petit oiseau.

(Armand Lanoux)


Illustration: René Magritte

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Que ne suis-je peintre (Béatrice Bastiani-Helbig)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2016



Que ne suis-je peintre
pour dire les couleurs,
la légèreté,
la lumière,
la transparence
des fleurs de mon jardin…

Coquelicot,
rouge éclatant
mais si fragile,
lumineux,
jupe gitane dansant
dans la brise.

Iris,
mauve pâle
long, élégant,
gracieux,
peint par Van Gogh
et par Maman
si joliment.

Chaque jardin a une histoire.
Il est un peu notre mémoire.
Nostalgie et tendresse
pour nos aînés,
pour nos aimés.

Jacinthes de Roubaix,
enfance de mon père.
Iris et lilas d’Alfortville,
enfance de ma mère.

Iris, jacinthes,
lilas et jonquilles,
et glycine au délicieux parfum,
mon enfance.

Mon enfance réveillée
chaque matin de printemps,
mon enfance toujours
émerveillée.

Et gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot nouveau.

(Béatrice Bastiani-Helbig)

 

Illustrations amicalement envoyées par l’auteure


 

 

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Les jonquilles (Yvon Le Men)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016



elles se sont ouvertes

elles vont mourir
les jonquilles

(Yvon Le Men)


Illustration

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Les yeux brillants du chat (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2016



Les yeux brillants du chat
Sont d’un bleu étonnant
Auprès des jonquilles.

***

The cat’s shining eyes
Are remarkably blue
Beside the jonquils.

(Richard Wright)

Illustration

 

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La fable de l’être (Ted Hughes)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016



La fable de l’être

Nous n’avions toujours pas appris que les jonquilles ne sont pas
L’immortalité, mais son reflet seulement. Ni reconnu
Le vol nuptial des éphémères les plus rares :
Nos propres jours !

***

We had not learned
What a fleeting glance of the everlasting
Daffodils are. Never identified
The nuptial flight of the rarest ephemera-
Our own days!

(Ted Hughes)

Découvert chez Lara ici

Illustration

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