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Posts Tagged ‘jonquille’

Les jonquilles (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



 

Les jonquilles
commencent comme des joncs
et finissent comme des quilles.

(Laurent Albarracin)

 

 

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J’ai rêvé d’un oiseau (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016



J’ai rêvé d’un oiseau
ma voisine a rêvé d’une cage.
J’ai rêvé d’un bateau
tu as rêvé d’un naufrage.
Un poisson a rêvé d’une île
et ma mie a rêvé de la mer.
Décembre a rêvé d’avril
la neige a rêvé de jonquille.
Un enfant rêve d’une rivière
une marelle rêve de jeunes filles.

Un roi rêve de liberté
une bergère rêve d’un roi.
Un cul-de-jatte rêve de sandale.
Une laveuse rêve d’un divan
tout en duvet d’oiseau.
La cage rêve d’une mésange
et la mésange rêve de toi
mon petit oiseau.

(Armand Lanoux)


Illustration: René Magritte

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Que ne suis-je peintre (Béatrice Bastiani-Helbig)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2016



Que ne suis-je peintre
pour dire les couleurs,
la légèreté,
la lumière,
la transparence
des fleurs de mon jardin…

Coquelicot,
rouge éclatant
mais si fragile,
lumineux,
jupe gitane dansant
dans la brise.

Iris,
mauve pâle
long, élégant,
gracieux,
peint par Van Gogh
et par Maman
si joliment.

Chaque jardin a une histoire.
Il est un peu notre mémoire.
Nostalgie et tendresse
pour nos aînés,
pour nos aimés.

Jacinthes de Roubaix,
enfance de mon père.
Iris et lilas d’Alfortville,
enfance de ma mère.

Iris, jacinthes,
lilas et jonquilles,
et glycine au délicieux parfum,
mon enfance.

Mon enfance réveillée
chaque matin de printemps,
mon enfance toujours
émerveillée.

Et gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot nouveau.

(Béatrice Bastiani-Helbig)

 

Illustrations amicalement envoyées par l’auteure


 

 

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Les jonquilles (Yvon Le Men)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016



elles se sont ouvertes

elles vont mourir
les jonquilles

(Yvon Le Men)


Illustration

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Les yeux brillants du chat (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2016



Les yeux brillants du chat
Sont d’un bleu étonnant
Auprès des jonquilles.

***

The cat’s shining eyes
Are remarkably blue
Beside the jonquils.

(Richard Wright)

Illustration

 

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La fable de l’être (Ted Hughes)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016



La fable de l’être

Nous n’avions toujours pas appris que les jonquilles ne sont pas
L’immortalité, mais son reflet seulement. Ni reconnu
Le vol nuptial des éphémères les plus rares :
Nos propres jours !

***

We had not learned
What a fleeting glance of the everlasting
Daffodils are. Never identified
The nuptial flight of the rarest ephemera-
Our own days!

(Ted Hughes)

Découvert chez Lara ici

Illustration

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ÉPITHALAME (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2016



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ÉPITHALAME

Avril t’a baisée au front et s’émerveille
Pâle du reflet de ses jonquilles claires,
Que, de ton être, seul ton regard s’éveille
Avec l’étonnement rieur de ses mystères;
Il passe et d’un regret rayonné t’ensoleille
Vers la moisson de fleurs débordant sa corbeille.

Mai qui venait par la rive à l’orée
Foulant la neige des pêchers flétrie,
Chanta vers toi qui rêvais en la prée;
Si, que ton âme en est encor meurtrie,
Sachant la beauté de ton corps ignorée,
Et que ton coeur rêvait de l’Amant de féerie.

Juin s’est courbé sur toi qui pleurais, et t’a prise
Et te nomma, ce soir, reine de sa nuit pâle:
Ta lèvre rouge était, disait-il, la cerise,
Ta joue était la pêche du verger fatale;
Puis il s’en fut vers l’aube, te laissant surprise
— Et la douleur d’aimer à ton seuil s’est assise. —

Juillet te baise au front ainsi qu’Avril qui passe
Et qu’il chante pour toi, comme Mai, des paroles,
Qu’ainsi que Juin, du soir de ton regret il fasse
La nuit douce parmi l’accueil frais des corolles;
La faux des fenaisons n’eût pas accordé grâce
Au pâle lys tombé qu’un archange ramasse.

(Francis Vielé-Griffin)

 Illustration: Élisabeth Sonrel

 

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LES JONQUILLES (William Wordsworth)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2016




LES JONQUILLES

J’errais solitaire comme un nuage
Qui flotte au-dessus des vallées et des monts,
Quand tout-à-coup je vis une nuée,
Une foule de jonquilles dorées ;
À côté du lac, sous les branches,
Battant des ailes et dansant dans la brise.

Drues comme les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la Voie lactée,
Elles s’étendaient en une ligne sans fin
Le long du rivage d’une baie :
J’en vis dix mille d’un coup d’œil,
Agitant la tête en une danse enjouée.

Les vagues dansaient à leurs côtés ; mais
Elles surpassaient les vagues étincelantes en allégresse :
Un poète ne pouvait qu’être gai,
En une telle compagnie :
Je les contemplais, les contemplais mais pensais peu
Au présent qu’elles m’apportaient :

Car souvent, quand je m’allonge dans mon lit,
L’esprit rêveur ou pensif,
Elles viennent illuminer ma vie intérieure
Qui est la béatitude de la solitude ;
Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir
Et danse avec les jonquilles.

***

THE DAFFODILS

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o’er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils ;
Beside the lake, beneath the trees.
Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay :
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced ; but they
Out-did the sparkling waves in glee :
A poet could not but be gay,
In such a jocund company :
I gazed – and gazed – but little thought
What wealth the show to me had brought :

For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude ;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.

(William Wordsworth)

Illustration

 

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Chevauchée de la mort (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2015



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Chevauchée de la mort

La mort chevauche dans la nuit, à travers la plaine.
Le vent de la nuit à travers la plaine halène ;
Le vent halène dans les ajoncs et sur les prêles.
La mort monte un hongre pie et borgne aux jambes grêles.
Et les trépassés sont pendus par la chevelure,
Sont pendus par les pieds, à la queue, à l’encolure,

L’encolure du hongre borgne qui caracole.
La mort chevauche à travers la nuit, comme une folle.
Les vieillards disent : bonne mort, cesse un peu ta course
Nous boirons, dans le creux de nos mains, à cette source.
Et nous-disent les beaux garçons et les belles filles
Pour faire des bouquets nous cueillerons des jonquilles.

(Jean Moréas)

 

 

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Millepertuis (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2015



Millepertuis

Le temps a dissipé la blonde silhouette
De mes châteaux de sable aux créneaux sans danger.
De ces châteaux d’enfant j’étais la girouette
Quand je ne savais pas que le temps peut changer.

Mais s’il peut te changer, me changer et me prendre
Ma jeunesse d’hier et notre heure aujourd’hui,
Il n’empêchera pas les saisons de nous rendre
L’iris et l’anémone et le millepertuis.

La jonquille au printemps, l’automne en chrysanthème,
La rose de toujours, la tubéreuse blême,
La sauge en plein été, l’ellébore en hiver,
L’étoile clématite en la nuit qui se sauve,
La glycine de mai dont les larmes sont mauves
Et ce qui se défeuille et ce qui reste vert.

(Louise de Vilmorin)

Illustration

 

 

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