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Posts Tagged ‘(José Marti)’

O femme, voici mon coeur (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2018



 

O femme, voici mon coeur.
Je sais : tu le blesseras ;
Il devrait être plus grand
Pour le blesser davantage !
Parce que, ô âme tordue,
Dans mon coeur miraculeux,
Plus profonde est la blessure,
Plus beau s’élève mon chant.

(José Marti)

 

 

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Je cultive une rose blanche (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2018



 

Je cultive une rose blanche
Durant juillet comme janvier
L’offrirai à l’ami sincère
Qui me tendra sa franche main.

Pour l’ami cruel qui m’arrache
Le coeur par quoi toujours je vis,
Ortie ni chardon ne cultive,
Je cultive la rose blanche.

(José Marti)

 

 

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Dans la noire impasse (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



 

hibou  url

Dans la noire impasse
Où j’erre dans les ténèbres,
Je lève les yeux et je vois
L’église, dressée, dans un angle.

Faut-il croire à un mystère ?
A une révélation, à une puissance ?
Faut-il, à genoux,
Se prosterner ? Que croire ?

La nuit tremble, sur la treille
La chenille mord le bourgeon ;
Elle grince, appelant l’automne,
La creuse et brune cigale.

Deux grincements : attentif au duo,
Je lève les yeux et je vois
Que l’église de la promenade
A la forme d’un hibou.

(José Marti)

Illustration

 

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ON VEUT, O MA DOULEUR… (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



 

Emma Blackwood 12

On veut, ô ma douleur, qu’à ta beauté
J’enlève sa parure naturelle,
Que j’émonde l’arbre, que j’effeuille la fleur,
Que je mette broche et ceinture au manteau viril.

On veut enchaîner mon vers impétueux
Dans un cachot cruel, étroit et sonore,
Comme l’épi vanné dans la haute grange
Ou le raisin mûr dans le pressoir rustique.

C’est impossible : la comédienne servile
Calcule sa démarche et son sanglot lorsque,
Couverte de fards, elle feint de supplier :

La grande douleur, l’âme désolée,
Ne peut ni cacher sa pâleur avec du carmin,
Ni tresser ses cheveux quand elle pleure.

(José Marti)

Illustration: Emma Blackwood

 

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POUR CECILIA GUTIERREZ NAJERA Y MAILLEFERT (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 20 juillet 2017



 

Berthe Morisot Le Berceau

POUR CECILIA GUTIERREZ NAJERA Y MAILLEFERT

Dans le berceau sans pareil naquit la divine
Enfant aux yeux profonds et à la démarche légère,
Son père le tissa pour elle de merveilleuse
Musique d’azur et d’oeillets de neige.

Du soleil vorace et de la cime andine,
Apportant de la myrrhe nouvelle, le cortège de bardes
Vint répandre sur le berceau fragile
Un parfum de myosotis et une clarté de nards.

Aux ailes pâles de l’arpège,
Enlacé au berceau tressé,
Le barde royal accrocha une liane fine
De doux opale et clair de lune.

Dans les mains tremblantes et anxieuses
De l’heureuse mère, comme premier collier,
Le barde créateur versa la chaste perle
Et l’iris de son écrin idéal.

De son petit palais étincelant
Sortit la mystique enfant, comme s’élève
Blanche et bleue, dans l’espace solennel,
Le sein rempli de larmes, la nuée.

Ils sont verts les yeux de l’ensorceleuse
Enfant et le regard y tremble
Comme l’onde vierge de la mer voyageuse
Surprise en sa course dans un coquillage nacré.

Fine et sévère comme l’art austère,
Elle pose sur l’existence un pied ailé,
Elle a le chant et l’inquiétude d’un oiseau
Et sa main est le creux d’un bijou.

Enfant, si le monde infidèle au barde divin
Dérobe les magies dont il ourla ton berceau,
Toi tu lui orneras à nouveau le merveilleux
Vers de doux opale et clair de lune.

(José Marti)

Illustration: Berthe Morisot

 

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Qu’importe (José Marti)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2017



José Marti    1

 

Qu’importe si ton poignard
On me le cloue dans les reins ?
J’ai mes poèmes qui sont
Plus aigus que ton poignard !

Qu’importe si la douleur
Sèche les mers et les cieux ?
Car le vers, doux réconfort,
Naît ailé de la douleur.

(José Marti)

Illustration

 

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