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Posts Tagged ‘joue’

INVENTAIRE (Lionello Fiumi)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021



 

Carl Vilhelm Holsoe Asleep

INVENTAIRE

Aux quatre coins de moi-même,
mélancoliquement je cherche
tout ce qui me manque à l’appel!

Où, mon fluide pas
qui feuilletait pour moi les horizons
ainsi que les pages d’un livre
d’images merveilleuses ?
Où, ma main qui serrait les jours
comme un jeu coloré de cartes
dont je pouvais tirer même la bonne ?
Quel miroir me rendra
la courbe exacte du sourire ?
Quelle plume saura traduire
les cadences de quels vers ?

Veuf de tout ce qui fut,
amputé de ce qui pouvait être
et désormais ne sera plus sur cette terre,
qu’attendre donc, qu’attendre
sinon, dans la roche creusée,
le bref horizon d’une bière ?

Pourtant — grâce très grande! — il reste
le coeur : il est plein de toi :
les yeux, les joues, les lèvres, les cheveux
et la voix grave et le sourire
et cette main qui me caresse
et te transfuse peu à peu
dans mes fibres les plus secrètes,
et ton pas qui est le mien.
Puisque tu es en moi,
puisque tu es moi.

(Lionello Fiumi)

Illustration: Carl Vilhelm Holsoe

 

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SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX (Niu Xiji)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021




    
SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX
(Sur l’air « L’aubépine de montagne »)

La brume timidement
se dissipe,
sur le ciel pâle
les dernières étoiles
peu à peu s’effacent.
La lueur faible
de la lune déclinante
effleure sa joue.
A l’aube nous partageons
les larmes du départ.

Beaucoup a été dit,
mais les mots d’amour
comment les épuiser?
Elle tourne la tête
et à nouveau répète :
« Souviens-toi de ma jupe
de soie verte
et regarde tendrement
les herbes fines partout
où te mèneront tes pas. »

(Niu Xiji)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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AU SOLEIL COUCHANT (Chansons populaires)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021




    
AU SOLEIL COUCHANT

Au soleil couchant
je sors devant ma porte
et la vois passer,
visage plein de douceur,
le long de la joue
une mèche charmante…
Un parfum léger
flotte dans la rue…

(Chansons populaires)

Six dynasties 221-558

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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Vent et pluie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



Vent et pluie

Le vent tord les nuages
Comme des serpillières
Qui pendent comme des loques
Sur le sommet de la colline
Et sur la pointe du clocher
Où le coq ébouriffe
Ses plumes de métal doré
La pluie enlace le village
Frissonne sur les toits
Coule sur les joues du chemin

Les maisons me regardent tristement
Avec dans le regard l’éternité des choses

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: René Magritte

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CHANSON (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2021



CHANSON

Vite. Temps poursuit,
Voici fin. Voici mort.
Pluie noire, poitrine infinie.

Vite, voici le cheval
Aux naseaux pourris,
L’idée maudite
Qui brandit
Et plante le couteau
Qui chante un cri.

Vite. Haleine s’épaissit,
Soufflet grince
Parmi le carbone assourdi.

Encore une ballade
Aux remparts du vent,
Des drapeaux, des couleurs, des gens,
Un geste de ma part,
Personne ne l’a vu,
Adieu, je meurs avant
L’heure pour qui j’ai vécu.

Entre mes deux corps,
Ou plutôt entre la muraille de lard et d’os
Et le squelette charnu et le cerveau,
Dans une eau, mince je suppose,
Ma plus intime amie s’est glissée,
Me colle et me caresse,
Ma plus intime amie maintenant, hier inconnue,
La folie me serre tendrement,
Tandis que mes joues de plus en plus roses
Tirent doucement mon visage
A l’apparence de la sérénité.

(Pierre Morhange)


Illustration: Odilon Redon

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Au réveil (Catherine Rigutto)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2021



Au réveil
Sur la joue de l’enfant
La marque du drap

(Catherine Rigutto)


Illustration: Carlo Saraceni

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TRANSITION (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2021



 

Alfred Stevens , Portrait of a young woman

TRANSITION

Le vent, tiède éclaireur de l’assaut du printemps,
Soulève un brouillard vert de bourgeons dans les branches.
La pluie et le soleil, le calme et les autans,
Les bois noirs sur le ciel, la neige en bandes blanches,
Alternent. La nature a comme dix-sept ans,
Jeune fille énervée, oscillant sur ses hanches,
Riant, pleurant, selon ses caprices flottants.

Pas encor le printemps, mais ce n’est plus l’hiver.
Votre âme, ô ma charmante, a ces heures mêlées.
Les branches noires sont pleines d’un brouillard vert.
Les mots méchants et les paroles désolées,
Sur vos lèvres, bouton d’églantine entrouvert,
Cessent à mes baisers. Ainsi les giboulées
Fondent, et le gazon s’émaille à découvert.

Votre moue est changée en rire à mes baisers,
Comme la neige fond, pâle retardataire,
Aux triomphants rayons du soleil. Apaisés,
Vos yeux, qui me jetaient des regards de panthère,
Sont bien doux maintenant. Chère, vous vous taisez
Comme le vent neigeux et froid vient de se taire.
Votre joue et le soir sont tièdes et rosés.

(Charles Cros)

Illustration: Alfred Stevens

 

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CHALEUR (Armenuhi Sisyan)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2021




    
Poem in French, Dutch, Spanish, English, Italian, German, Portuguese, Sicilian, Romanian, Polish, Greek, Chinese, Arab, Hindi, Japanese, Farsi, Bulgarian, Icelandic, Russian, Filipino, Hebrew, Tamil, Bangla, Irish, Serbian, Armenian

Poem of the Week Ithaca 676 « Warmth »,
Armenuhi Sisyan, Armenia

de “Longing For Thousand Years’’

– All translations are made in collaboration with Germain Droogenbroodt –

CHALEUR

Le souvenir frémit entre mes doigts,
mes yeux fixent le vide à regret,
tandis que les oiseaux désenchantés
partent vers des régions plus chaudes.
C’est la victoire du vent,
pas celle du cœur,
que mes joues ne puissent rougir
par la chaleur du souvenir.
Mes mots suivent les oiseaux:
la poésie leur procure le repos.

(Armenuhi Sisyan)

Traduction Elisabeth Gerlache

***

WARMTE

De herinnering rilt tussen mijn vingers,
mijn ogen staren onbeweeglijk,
terwijl de vogels vertwijfeld
naar warmere oorden trekken.
Het is de overwinning van de wind,
niet die van het hart,
dat mijn wangen niet blozen
door de warmte van de herinnering.
Mijn woorden volgen de vogels:
ze vinden rust in de poëzie.

Vertaling Germain Droogenbroodt

***

CALOR

La memoria se congela entre mis dedos,
mis ojos miran sin parpadear,
mientras los pájaros emigran desesperados
a lugares más cálidos.
La victoria de los vientos es,
no la del corazón,
sino el no sonrojarse de mis mejillas
por el calor del recuerdo.
Mis palabras siguen a los pájaros:
descansan donde está la poesía.

Traducción Armenuhi Sisyan – Germain Droogenbroodt – Rafael Carcelén

***

WARMTH

Memory freezes between my fingers,
my eyes unwinking stare,
while the birds migrate to warmer places
in despair.
The victory of winds it is,
not of the heart,
that my cheeks will not blush
from the warmth of memory.
My words follow the birds:
They rest where poetry is.

Translation Armenuhi Sisyan – Stanley Barkan

***

CALORE

La memoria si congela fra le mie dita,
i miei occhi osservano senza batter ciglio,
gli uccelli migrare verso luoghi più caldi
nella disperazione.
È la vittoria dei venti,
non del cuore.
Le mie gote non arrossiscono
per il calore della memoria.
Le mie parole seguono gli uccelli:
Essi riposano là dove è la poesia.

Traduzione di Armenuhi Sisyan – Stanley Barkan – Luca Benassi

***

WÄRME

Die Erinnerung friert zwischen meinen Fingern,
meine Augen starren unbewegt,
während die Vögel in Verzweiflung
nach wärmeren Orten ziehen.
Es ist der Sieg des Windes,
nicht des Herzens,
dass meine Wangen nicht erröten
von der Wärme der Erinnerung.
Meine Worte folgen den Vögeln:
sie rasten wo Poesie ist.

Übersetzung: Wolfgang Klinck

***

CALIDEZ

A memória enregela entre os meus dedos,
os meus olhos fixos não pestanejam,
enquanto os pássaros migram,
em desespero,
para lugares mais quentes.
É triunfo dos ventos,
não a do coração,
que a minha face não enrubesça
na calidez da recordação.
As minhas palavras seguem os pássaros:
descansam onde há poesia.

Tradução portuguesa – Maria do Sameiro Barroso

***

CAUDDU

La mimoria si gghiaccia ntrê me jidita
L’occhi vardanu fissi senza vulillu
Mentri l’aceddi migranu versu posti chiù cauddi
Dipiratamenti.
È la vittoria di lu ventu
Non di lu cori,
ca li me masciddi non russicanu
cu lu cauddu di la mimoria.
I me palori
Sicutanu l’aceddi:
si riposanu unni la puisia è.

Traduzioni in sicilianu di Gaetano Cipolla

***

CĂLDURĂ

Amintirea îmi îngheață între degete,
ochii mei o fixează încremeniţi,
în timp ce păsări deznădăjduite
se îndreaptă spre ținuturi mai calde.
A vântului izbândă e aceasta,
nicidecum un triumf al inimii.
Obrazul meu nu se îmbujorează
atins de arșița amintirii.
Cuvintele-mi iau calea zburătoarelor:
odihna și-o găsesc în cuibul poeziei.

Traducere: Gabriela Căluțiu Sonnenberg

***

CIEPŁO

Pamięć zamarza pośród moich palców
moje znieruchomiałe oczy wpatrują się
w ptaki wędrujące do cieplejszych krain
To zwycięstwo wiatrów,
nie serca,
że moje policzki nie rumienią się
od ciepła pamięci.
Moje słowa podążają za ptakami:
Znajdują schronienie tam, gdzie są wiersze.

Przekład na polski: Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka
Translation into Polish by Mirosław Grudzień – Małgorzata Żurecka

***

ΖΕΣΤΑΣΙΑ

Παγώνει η μνήμη ανάμεσα στα δάχτυλα
αθέλητα τα μάτια μου κοιτούν
απελπισμένα πουλιά που μεταναστεύουν
στα θερμά κλίματα.
Νίκη του ανέμου
κι όχι της καρδιάς
τα μάγουλα μου που δεν κοκκινίζουν
απ’ τη θαλπωρή της μνήμης.
Τα πουλιά ακολουθούν οι λέξεις μου
Όλα τα υπόλοιπα την ποίηση.

Μετάφραση Μανώλη Αλυγιζάκη
translated by Manolis Aligizakis

***

记忆在我手指间寒颤,
我的眼睛不情愿地盯看,
当鸟儿迁徙到更暖和的地方,
绝望地飞,
这是风的胜利,
不是心的,
我的脸颊不会始于记忆
的温暖而发红羞愧。
我的词语跟随这些鸟儿:
它们在有诗的地方栖息。

原作:亚美尼亚 亚美奴希·斯娅恩
英译:作者自译
汉译:中 国 周道模 2021-3-20
Translation into Chinese by William Zhou

***

الدفء

ذاكرتي تتجمد وسط أناملي،
وعيناي تحدقان دون رغبة،
في وقت تهاجر الطيور صوب أماكن أكثر دفئا.
لكن دون طائل
إنه زمن انتصار الريح،
وليس القلب.
خداي لا يحمران
بالدفء الذي تنشره الذاكرة.
وكلماتي تقتفي أثر الطيور:
فتحط الرحال لتستريح حيثما يكون الشعر.
أرمينوهي سيسيان ، أرمينيا
ترجمته عن الإنجليزية سارة سليم

Translation into Arab by Sarah Slim

***

गर्मजोशी

मेरी उंगलियों के बीच
यादें जमा देता है,
मेरी आँखें अनिच्छा से घूरने लगीं
जबकि पक्षी गर्म स्थानों पर चले जाते हैं
निराशा से।
यह है हवाओं की जीत,
दिल का नहीं।
मेरे गाल फूले नहीं समा रहे हैं
स्मृति की गर्मी से।
मेरे शब्द पक्षियों का अनुसरण करते हैं:
वे आराम करते हैं जहाँ कविता है।
अर्मेनुही सिसायन, आर्मेनिया
ज्योतिर्मय ठाकुर द्वारा हिंदी में अनुवादित l

Translation into Hindi by Jyotirmaya Thakur

***

ぬくもり

記憶は指の間で凍りつき
望みもしないのに目は見つめる
渡り鳥が絶望して暖かな場所へ飛びのを
風の勝利は心のものではない
わたしの頬が赤く染まるのは
記憶のぬくもりのためでない
わたしの言葉は鳥たちを追う
鳥たちは詩のあるところに羽を休める

アルメヌヒ・シスヤン(アルメニア)
Translation into Japanese by Manabu Kitawaki

***

حرارت

خاطره در بین انگشتانم منجمد می‌شود
و چشمانم ناخواسته خیره می‌ماند
هنگامیکه پرندگان در ناامیدی به مناطق گرمسیری کوچ می‌کنند.
پیروزی باد است،
نه قلب.
گونه هایم سرخ نمی‌شود
از گرمای خاطرات.
کلماتم پرندگان را دنبال می‌کنند:
و آنجا که شعر است استراحت می‌کنند.

ترجمه از سپیده زمانی
Translation into Farsi by Sepideh Zamani

***

ТОПЛИНА

Паметта замръзва между пръстите ми,
очите ми неохотно се взират
докато птиците отлитат

към по-топли места в отчаянието си.
Победа на ветровете е това,

не на сърцето.
Топлината на паметта
не зачервява бузите ми.
Моите думи следват птиците:
Те почиват, където е поезията.

превод от английски: Иван Христов
Translation into Bulgarian by Ivan Hristov

***

HLÝJA

Minningarnar frjósa milli fingra minna,
augu mín stara ófús
á fuglana fljúga til hlýrri staða
í örvæntingu.
Þetta er sigur vinda,
ekki hjartans.
Vangar mínir roðna ekki
af hlýju minninganna.
Orð mín fylgja fuglunum:
Þau halda sig með ljóðunum.

Translation into Icelandic by Þór Stefánsson

***

ТЕПЛО

Воспоминания дрожат между пальцев,
глаза уставились не мигая,
а в то же время перелетные птицы
летят в отчаянии на юг.
Вот так получилось у ветра сделать,
а у сердца не получилось,
так, чтобы не краснели щеки
от самых теплых воспоминаний.
Мои слова улетают за птицами:
им спокойнее там, где есть стихи.

Перевод на русский язык Дарьи Мишуевой
Translation into Russian by Daria Mishueva

***

INIT

Alaala ay nanigas sa pagitan ng aking mga daliri
aking mga matang hindi kumukurap
habang ang mga ibon ay lumilipat sa mas mainit na
mga lugar
sa kawalan ng pag-asa.
Ang tagumpay ng hangin na ito,
hindi ng puso,
na huwag nawa mamula ang aking pisngi
mula sa mainit na alaala.
Sinusundan ng ibon ang aking mga salita:
Sila’y nagpapahinga kung saan naroon ang tula.

Translation Armenuhi Sisyan – Stanley Barkan
Translation into Filipino by Eden Soriano Trinidad

***

חמימות / אַרְמֶנוּהִי סִיסְיַאן

הַזִּכָּרוֹן קוֹפֵא בֵּין אֶצְבְּעוֹתַי,
עֵינַי מַבִּיטוֹת בְּלִי לְמַצְמֵץ,
כְּשֶׁהַצִּפֳּרִים נוֹדְדוֹת לִמְקוֹמוֹת חַמִּים יוֹתֵר
בְּיֵאוּשׁ.
זֶה נִצְחוֹן הָרוּחוֹת,
לֹא שֶׁל הַלֵּב,
שֶׁלְּחָיַי לֹא יַסְמִיקוּ
מֵחֹם הַזִּכָּרוֹן.
מִלּוֹתַי מְלַוּוֹת אֶת הַצִּפֳּרִים:
נָחוֹת בַּמָּקוֹם בּוֹ נִמְצֵאת הַשִּׁירָה.

Translation into Hebrew by Dorit Weisman

***

வெது வெதுப்பு

நம்பிக்கை இழந்த பறவைகள்
வெது வெதுப்பான இடங்களுக்கு இடம்பெயர,
எனது விரல்களுக்கு இடையே நினைவு உறைந்து போகிறது
இமைகள் அசைக்காத எனது கண்களின் பார்வையில்!

அது காற்றின் வெற்றி
எனது இதயத்தின் வெற்றி அல்ல
எனது கன்னங்கள் அந்த நினைவின்
வெது வெதுப்பினின்று நாணமடையாது!
எனது சொற்கள் பறவைகளைப் பின்பற்றுகின்றன
ந்எங்கு கவித இருக்கிறதோ அங்கு
ஓய்வெடுக்கிறது!

Translation into Tamil by NV Subbaraman

***

উষ্ণতা

স্মৃতিগুলো হিমায়িত হয় আমার অঙ্গুলি গুলির মাঝারে,
নয়নযুগল তাকায় অনিচ্ছাসত্বে,
যখন পাখিরা উড়ে যায় একটু উষ্ণতার জন্য
বিষণ্ণতায় ।
এই জয় যে পবনের,
কিন্তু নয় হৃদয়ের ।
আমার গাল গুলি হয়না গোলাপ কপোল
স্মৃতির উষ্ণতায় ।
আমার শব্দমালা অনুসরণ করে পাখিদের:
তারা বিশ্রাম করে যেখানে বসবাস করে কবিতামালা ।

Bangla Translation-:Tabassum Tahmina Shagufta Hussein

***

FONN TAISTIL

Reonn an chuimhne idir mo mhéara,
in éadan mo thola féachaim romhaim
le teann éadóchais
ar na héin ag triail ó dheas—
leanann siad treo na gaoithe,
ní thugann siad aird ar a gcroíthe.
Á dtabhairt chun cuimhne,
ní lasann mo ghrua.
Leanann mo bhriathra imirce na n-éan:
Fáirfidh siad san áit a bhfuil an fhilíocht ann.

Aistrithe go Gaeilge ag Rua Breathnach
Translation into Irish by Rua Breathnach

***

TOPLOTA

Sećanje se smrzava između mojih prstiju,
oči uporno gledaju u istu tačku ,
dok se očajne ptice
sele u toplije krajeve.
To je pobeda vetrova
ne srca.
Ne rumene se moje jagodice
od topline sećanja.
Moje reči lete za pticama:
odmore se tamo gde je poezija.

Preveli: Armenuhi Sisyan – Stanley Barkan
S engleskog prevela S. Piksiades

***

Ջերմություն

Մատներիս միջև սառչում է հիշողությունը,
սառչում են աչքերս
ու թռչունները ճարահատ
չվում են տաք տարածքներ:
Քամիների հաղթանակն է
և ոչ սրտի,
որ այտերս չեն շառագունի
ջերմության հուշից:
Բառերս հետևում են թռչուններին.
նրանք հանգրվանում են այնտեղ,
ուր բանաստեղծությունն է…

(Armenuhi Sisyan)

 

Recueil: Ithaca 676
Editions: POINT
Site: http://www.point-editions.com/en/

FRIENDS ITHACA
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Poland: http://www.poetrybridges.com.pl
France: https://arbrealettres.wordpress.com
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Romania: http://www.logossiagape.ro; http://la-gamba.net/ro; http://climate.literare.ro; http://www.curteadelaarges.ro.; https://cetatealuibucur.wordpress.com
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Un matin d’hiver (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2021




    
Un matin d’hiver
je me trouvais dans un train
à l’arrêt en gare de Bellegarde
et une petite fille d’une dizaine d’années
était sur le quai
Deux femmes se tenaient près d’elle
et quand celle qui pouvait être sa mère
l’a quittée
pour monter dans une voiture
cette petite fille n’a eu aucune réaction
Épaules tombantes bras ballants
elle est restée là
immobile figée
ne disant rien
ne manifestant rien
sauf que de grosses larmes
glissaient sur ses joues
et qu’on la sentait perdue
dans un abîme de solitude
accablée par une détresse
qui la rendait inconsolable
Deux ou trois ans ont passé depuis ce jour

mais de temps à autre
il arrive encore
que réapparaisse en moi
ce petit visage en larmes
pétrifié par la souffrance

(Charles Juliet)

 

Recueil: Moisson
Traduction:
Editions: P.O.L.

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Un poète disait (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2021



Illustration: Louis Pierre Verwee
    
Un poète disait que, lorsqu’il était jeune,
il fleurissait des vers comme un rosier des roses.
Lorsque je pense à elle, il me semble que jase
une fontaine intarissable dans mon cœur.
Comme sur le lys Dieu pose un parfum d’église,
comme il met du corail aux joues de la cerise,
je veux poser sur elle, avec dévotion,
la couleur d’un parfum qui n’aura pas de nom.

(Francis Jammes)

 

Recueil: Clairières dans le Ciel
Traduction:
Editions: Gallimard

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