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Poésie

Posts Tagged ‘(Jules Mougin)’

RONDE (Jules Mougin)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020



RONDE

Que fait la pie ?
Elle vit sa vie.
Que fait Corbeau ?
Il interroge.
Bâtissent leurs nids tous les oiseaux.

Que faites-vous là, mésange ?
L’ange bleu, monsieur.
Que fait moineau sur ma maison ?
Le bel amour, c’est la saison.

Que fait l’hirondelle ?
La demoiselle
et le printemps.

(Jules Mougin)

Illustration

 

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J’aime les pierres (Jules Mougin)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2020




    
J’aime les pierres

J’aime les pierres
les lisses comme des cheveux
les bleues comme des yeux
et les rondes qui font penser
aux joues des oiseaux

C’est peut-être un morceau d’étoile,
une pierre,
un morceau de coeur, peut-être…

J’admire et j’écoute.

(Jules Mougin)

Recueil: Les poèmes ont des oreilles
Traduction:
Editions: Rue du Monde

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LES TEMPS DIFFICILES (Jules Mougin)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2019




    
LES TEMPS DIFFICILES

Un marchand de canons
avait des soucis
(qui n’en a pas ?)
Son chiffre d’affaires
baissait, baissait
– était dérisoire, en somme.

Je ferais mieux de vendre
des scies ou des rasoirs,
disait-il à son président
président directeur général.

Et le monstre, honnête commerçant,
pour soulager
soulager sa peine et sa misère
faisait une prière
prière quotidienne
pour que
pour que la guerre
la guerre
la guerre enfin, quoi
la guerre arrange, mais oui,
arrange ses affaires
ses petites affaires
qui baissaient, qui baissaient
dans un monde
un monde si difficile,
si difficile à vivre
aujourd’hui.

(Jules Mougin)

 

Recueil: Le rire en poésie
Traduction:
Editions: Gallimard

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VISION (Jules Mougin)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2015



VISION

Les longs serpents de feu
Les dragons ressuscités
Le diable
L’enfer
Les cris des damnés
C’est l’usine.

L’odeur des cendres chaudes
De la suie
Du suif
De l’acide
De l’huile chaude,
L’odeur du cuir
Et du métal
Et celle de l’homme :
C’est l’usine.

Le feu qu’on étire
La meule émeri qui rage
La chanson des limes douces
Les sifflements électriques
Voilà l’usine.

Des compagnons en haillons
Des hommes noirs
Des apprentis pâlots
Des manoeuvres
Et puis ma mère
Entre les courroies

(Jules Mougin)

 

 

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