Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘(Karen Blixen)’

Dieu ne crée pas (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017



Illustration
    
Dieu ne crée pas la nostalgie ou l’espoir,
sans qu’une réalité ne réponde
à cette nostalgie ou à cet espoir.

(Karen Blixen)

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Les gens qui voulaient danser (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017




    
Les gens qui voulaient danser trouvaient, elle le savait,
à proximité un endroit où danser.

Ceux qui voulaient acheter un nouveau chapeau trouveraient-demain matin
quand les boutiques ouvriraient-un endroit où l’acheter.

Mais dans tout Copenhague,
il n’y avait pas un seul endroit
où un être humain pût pleurer.

(Karen Blixen)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il y avait dans leur intimité secrète (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2017


 



    
Il y avait dans leur intimité secrète
une infinie douceur.

L’aimer, songea-t-il, c’était pour lui
comme se laver le visage et les mains
ou comme plonger dans une rivière claire et au débit régulier
dont l’eau se renouvelait sans cesse,
et il était juste que son chemin vers la rivière
et l’endroit même de son bain fussent dérobés au monde entier.

A l’intérieur de la maison, dans la longue bibliothèque,
la lumière du crépuscule filtrait à travers les fenêtres
comme la lumière de l’après-midi avait filtré à travers la cime des arbres
pour atteindre l’endroit où ils s’étaient assis ensemble.

Les vieux parquets de chêne brillaient dans cette lumière
comme de sombres troncs dans la forêt,
les cadres dorés des portraits, les couleurs de la soie et du velours
devenaient vivants et lumineux
comme des branches d’arbres, des feuillages et des mousses.

Ce profond éclat du jour finissant,
c’était son sourire tremblant au moment de leur séparation,
sa compassion et la promesse d’une nouvelle rencontre.

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le rêve (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
Le rêve aussi doux que le miel
qui fond dans la bouche,
est l’enchanteur
qui nous délivre du destin.

(Karen Blixen)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

La rencontre (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
La rencontre que j’ai faite en Afrique
d’une race essentiellement différente de la mienne
a contribué puissamment à l’heureuse expansion de mon univers.
La tendresse est née entre nous au premier regard.
J’entendais résonner de tous côtés des accords nouveaux et prolongés.
On eut dit que ma propre voix s’amplifiait
grâce à leur accompagnement ou en leur faisant écho.

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En vérité (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017



 

Illustration: Noèla Morisot
    
En vérité, la vue de ton portrait
me réjouit le coeur.
En vérité, je suis remplie de joie
quand j’entends prononcer ton nom
ou que je le prononce moi-même.

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La forêt vierge (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
La forêt vierge est une région mystérieuse.
Vous avez l’impression de pénétrer
dans un fond de vieilles tapisseries
dont les tons fanés ou assombris par l’âge
offrent une infinie variété de nuances.

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quand je serai morte (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
Quand je serai morte,
vous pourrez inscrire sur ma pierre tombale :

« Elle a connu des jours difficiles.
Mais ses nuits ont été magnifiques. »

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Savez-vous (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
Savez-vous, dit-il, pourquoi j’admire Dieu
et me cramponne à Lui ?
Pourquoi je ne puis me passer de Lui ?

Parce que c’est la seule créature
dont je n’aie ni le besoin ni le droit d’avoir pitié.

En considérant tous les autres êtres de ce monde,
la compassion me torture et me dévore
et je plie sous le poids de leurs soucis.

(Karen Blixen)

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Quand tout ce que contenait ma demeure fut vendu (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017



Illustration: Edward Hopper
    
Quand tout ce que contenait ma demeure fut vendu,
les pièces bouleversées devinrent des cages à résonances.
Si je m’asseyais sur une des caisses pleines d’objets à expédier
et qui constituaient à présent mon unique mobilier,
des voix et des sons d’autrefois s’élevaient, de plus en plus nets,
de plus en plus clairs dans les salles d’une majestueuse nudité.

(Karen Blixen)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :